‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 41 sur 148 · CCXLV · texte numérisé non relu

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Les végétaux acres, dits antiscorbutiques, excitent à grande dose la gastro-entérite.

Les substances minérales corrosives ou escharotiques produisent à petite dose la gastro-entérite sans eschare , et consécutivement l'ulcération : à haute dose, elles développent cette phlegmasie autour de l'eschare qu'elles ont produite. Dans tous ces cas, il en résulte des phénomènes de délire et de convulsion qui offrent beaucoup de variétés.

CCXLYIIL

Si l'arsenic ne devient pas promptement mortel , il provoque l'inflammation des voies gastriques dans des nuances qui varient selon la dose et selon l'idiosyncrasie : de là l'engorgement , la phlegmasie du cerveau et des poumons, et quelquefois des phénomènes analogues à ceux des prétendues fièvres putrides et des typhus.

Les substances saturnines produisent, à petites doses, restriction de la membrane muqueuse gastro-intestinale, des convulsions douloureuses dans les plans musculeux du canal digestif, d'où résultent la colique, les vomissemens, et, syrnpathiquement, les convulsions des membres ; mais, à haute dose, ou en raison de la disposition individuelle, elles provoquent une gastro-entérite plus ou moins associée à l'état convulsif. De là de grandes variétés dans les

Ivj PROPOSITIONS DE MÉDECINE.

effets des vomitifs, des drastiques y de l'opium et des sudorifiques que l'on oppose aux coliques de plomb.

Les astringens minéraux, le sulfate d'alumine, celui de zinc, celui de fer, agissent à peu près comme les préparations de plomb.

Le sublimé corrosif enflamme les voies gastriques à dose un peu trop forte ; à dose excessive , il ulcère en produisant la phlogose, et détermine des douleurs et des convulsions variées dans les voies gastriques et dans les muscles de relation.

Toutes les préparations mercurielles et cuivreuses sont excitantes, et leur excès produit toujours la gastro-entérite.

Les cantharides occasionent la gastro-entérite, tout en produisant la phlegmasie des voies urinaires.

GGLIV.

Les chairs putréfiées que l'estomac ne peut assimiler produisent la gastro-entérite, avec irritation et engorgement du cerveau , et font paraître les symptômes du typhus par l'intensité des phénomènes nerveux; mais l'ulcération ne survient que consécutivement et après une certaine durée de l'inflammation.

PROPOSITIONS DE MÉDECINE. Ivij

Les poissons gâtés, les champignons vénéneux développent des gastro-entérites avec beaucoup d'angoisse, météorisme, coliques, etc., imitant les phénomènes du typhus, et souvent des inflammations cutanées : les délires et les convulsions ( dans lesquelles il faut toujours ranger le tremblement ou soubresaut des tendons ) sont ici , pour le moins , aussi considérables que dans l'empoisonnement par les chairs putréfiées.

Tous les poisons phlogosans et escharotiques , végétaux, animaux ou minéraux, étant appliqués à la peau à forte dose, développent, dans la muqueuse digestive, dans le cerveau, et quelques uns dans les poumons, une inflammation analogue à celle qu'ils ont excitée à l'extérieur, par la transmission de l'irritation à l'intérieur.

Les poisons de toute espèce étant injectés dans les vaisseaux sanguins, vont développer la gastroentérite, etc., s'ils ne sont pas assez puissans pour occasioner une mort subite.

CCLVITI.

Les chairs putréfiées insérées dans les chairs vives, ou leur sanie injectée dans les vaisseaux sanguins, agissent sur les voies gastriques comme si elles étaient avalées, lorsqu'une mort prompte ne prévient pas la gastro-entérite.

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