‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 70 sur 148 · PROPOSITIONS DE MEDECINE. CJ · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS DE MEDECINE. CJ

aux irritations syphilitiques externes, les exaspèrent toujours lorsqu'elles sont intenses ; ils ne peuvent les guérir que lorsqu'elles sont faibles , en opposant irritation à irritation. Mais ce fait est commun à toutes les phlegmasies de l'extérieur du corps, ainsi qu'aux hémorrhagies.

CDXII.

La prédisposition à la syphilis est la même que la prédisposition aux scrofules ; aussi les sujets qui en sont doués sont-ils beaucoup plus difficiles à guérir que les autres.

CDXIII.

Les sujets prédisposés à la gastrite , doivent être traités de leur syphilis par les antipblogistiques, tant à l'extérieur qu'à l'intérieur ; si on les stimule par la voie de l'estomac, il se surirrite , et quelquefois même la syphilis ne guérit pas.

CDXIV.

Les irritations cutanées que l'on appelle dartres doivent être traitées par les saignées locales , les émolliensà l'extérieur, iesrafraîchissaus à l'intérieur, tant qu'il existe de l'inflammation à la peau ; lorsqu'il n'y reste plus qu'une irritation subinflammatoire, les stimulans peuvent être appliqués à la peau , surtout les sulfureux ; la subinflammation doit être soustraite à l'influence de l'air , par un ernplastique émoïlient et sédatif, ou même narcotique, et la révulsion peut être tentée par la voie des sudorifiques, des diurétiques et des purgatifs; mais il ne faut pas

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pousser la stimulation intérieure jusqu'à produire la gastro-entérite , car elle fait reparaître les dartres, ou désorganise sans cela les viscères de la digestion, etc. C'est ce que l'on appelle dartres portées à l'intérieur. Tout ceci peut être appliqué à la lèpre dite des Grecs ou tuberculeuse.

CDXV.

Dans les guérisons que l'on obtient des phlegmasies , des subinflammations , des ulcérations , en un mot de toutes les irritations situées à l'extérieur du corps , par le moyen des astringens , des narcotiques , des rubéfians , des caustiques , dans les éry thèmes, les ophthalmies, les blennorrhagies, les gales, les dartres, Iss scrofules, les affections syphilitiques , etc. , on ne peut voir que des irritations morbides qui cèdent à des irritations médicamenteuses. Mais ces cures n'ont lieu que lorsque les premières irritations sont peu intenses. Si elles le sont beaucoup, elles augmentent, et la désorganisation est imminente. C'est ainsi que sont souvent produits les ulcères rongeurs ou les cancers. Le traitement des irritations par les irritans doit donc être toujours précédé de l'emploi des antiphlogistiques; autrement on jouerait à quitte ou double.

CDXVI.

Lorsque l'irritation extérieure que Ton attaque par les irritans est intense , habituelle , et accompagnée d'une déperdition abondante de fluides , ou elle augmente sans changer de siège , ou elle est remplacée par un surcroît d'action des sécrétoires

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dépurateurs , ou enfin elle se change en une irritation morbide des viscères : ces deux derniers cas sont des révulsions; mais l'une est avantageuse, et l'autre nuisible.

CDXVII.

La guérison des phlegmasies intenses , telles que la péritonite puerpérale ou non , le rhumatisme aigu , la pneumonie , etc. , par le tartre stibié , par le calomel , par les frictions mercurielles , par l'opium , par l'huile de térébenthine , par les drastiques, n'est pas l'effet d'une sédation directe; elle résulte du réveil d'un grand nombre de sympathies organiques qui ouvrent une ou plusieurs portes à la révulsion ; aussi ne s'obtient - elle que par des évacuations critiques, et si le stimulant est trop faible pour les produire , ou si l'irritation morbide est trop intense pour se laisser déplacer , la maladie augmente , et la désorganisation aiguë ou chronique en est la suite. Cette méthode de traitement doit donc être précédée de l'antiphlogistique , et même avec cette précaution on joue à quitte où double.

CDXV1IÏ.

Il est rare que la guérison des irritations morbides aiguës, obtenue par de violentes stimulations révulsives, ne soit pas suivie d'une irritation morbide chronique, et surtout de la gastro- entérite. C'est ainsi que sont produites plusieurs hypochondries ; car la vive stimulation de l'estomac accumule la sensibilité dans ce viscère et donne plus d'activité aux sympathies qui l'associent avec le reste des

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