‹ Examen des doctrines médicales et des systèmes de nosologie, précédé de propositions renfermant la substance de la médecine physiologiqueChapitre 72 sur 148 · PROPOSITIONS DE MÉDECINE. CV · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS DE MÉDECINE. CV

et les purgatifs, aussi bien que les gastro-entérites communes de la même nuance; mais ce traitement laisse souvent après lui une phlegmasie chronique de la muqueuse digestive. Dans le degré fébrile, les coliques de plomb ne doivent être traitées que comme les gastro-entérites ordinaires de la même nuance. Il résulte de là que le seul traitement qui puisse inspirer de la sécurité, est l'antiphlogistique, secondé par la révulsion que l'on peut exercer sur la surface cutanée par les bains tièdes et par différentes substances emplastiques , aromatiques, fétides, rubéfiantes, mais ni vésicantes, ni escharotiques, selon la formule du docteur Ranque.

CDXXII.

Les empoisonnemens par l'ingestion des chairs putréfiées, des poissons gâtés, des champignons, sont des gastro- entérites accompagnées de congestion cérébrale, de stupeur, et promptement suivies de la résolution des forces : elles doivent être traitées par le vomissement provoqué au moyen des boissons adoucissantes, et par des purgatifs mucoso - sucrés et les sel» neutres, quand le poison est encore dans les voies gastriques; ensuite, par les boissons, les lavemens et les lotions acidulés, et par les sangsues appliquées à 1 epigastre ou au cou, en procédant avec circonspection et d'après les effets. Le régime antiphlogistique devra terminer la cure.

CDXX1II.

La débilité est le plus souvent le produit de l'irritation, et quelquefois constitue seule la maladie.

CVJ PROPOSITIONS DE MÉDTC1NE.

CDXXIV.

Le défaut de respiration est la cause la plus puissante de la débilité : il produit nécessairement l'abirritation ; mais elle est quelquefois précédée par l'irritation. Le défaut de calorique extérieur et le défaut d'alimens ne marchent qu'après.

CDXXV.

Dans les hémorrhagies spontanées , excessives , même sans phlegmasie, la débilité succède toujours à l'irritation : elle devient ensuite la maladie principale. Maïs dans les hémorrhagies traumatiques, elle ne dépend pas de l'irritation , et c'est elle qui fournit l'indication principale.

CDXXVI.

La paralysie qui succède aux affections cérébrorachidiennes est toujours un produit de l'irritation: elle ne fournit donc que des indications partielles ou locales.

CDXXVII.

La paralysie qui succède aux grandes déperditions de fluides non sanguins dépend toujours de l'irritation ; mais bientôt elle fournit des indications particulières.

CDXXVIII.

Quelle que soit la débilité qui accompagne les irritations, celles-ci fournissent seules les indications tant qu'elles sont assez violentes pour s'exaspérer par l'ingestion des matériaux alibiles et des médicamens •itimulans. Aussitôt que le contraire a lieu, la débi-

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