‹ Examen du Salon de 1849Chapitre 50 sur 61 · MM. VIDAL, YVON · texte numérisé non relu

MM. VIDAL, YVON

M. Vidal a quitté les sujets faciles, où il a obtenu de légitimes succès, pour traiter ce que l’art présente de plus élevé. En abordant la représentation des anges , cet artiste a montré du courage, mais il a fait voir aussi l’insuffisance de ses études. Il est vrai que M. Vidal ne s’occupe que des anges déchus , mais néanmoins

DESSTNS ET PASTELS.

ces figures idéales sont encore trop difficiles à créer quand on n’a fait qu'effleurer l’art du divin Raphaël. Aussi l’embarras de l’artiste se manifeste- t-il à tous les instants; ses créations sont incertaines , sans caractère de grandeur et de beauté. Les ailes de ces messagers célestes n’ont point de simplicité, non plus que les draperies inconvenantes de transparence et d’afféterie qui recouvrent des corps laids et chétifs. M. Vidal eût mieux fait de rester fidèle aux sujets de boudoir, qu’il réussissait à merveille ; cet artiste a eu le tort de vouloir escalader le ciel sans prévoir le ridicule de la chute.

Les Muses de M. Yvon nous inspirent à peu près les mêmes regrets, mais cet artiste retournera, nous en sommes sûrs, aux sujets qui ont commencé sa réputation.

MM. MILLET, GA1LDRAU, MARQUET, BIONDI.

Nous remarquons de belles copies dessinées : la Joconde par M. Millet, le portrait de Rembrandt par M. Gaildrau, trois figures de Saints

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