‹ Examen psychologique des animaux. Nouvelle méthode expérimentale de classification des espèces au point de vue psychologiqueChapitre 5 sur 34 · VI AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

VI AVANT-PROPOS

sur Thérédité morale, etc.; en un mot, il ouvre une voie toute nouvelle aux chercheurs dans le domaine de la psycholog*ie générale.

Quant à la psychologie particulière de chaque espèce animale et à la classification psychologique des espèces, j'estime qu'elles ne peuvent être sérieusement établies que grâce à la connaissance et à la pratique de ce même dressage. En effet, se contenter, comme on Ta fait jusqu'à présent, presque exclusivement des seules notions fournies par l'observation de la très petite quantité d'allures naturelles que le savant est à même d'étudier, est une méthode beaucoup trop contemplative. Pour se rendre compte de la composition et des propriétés des corps, le chimiste et le physicien ne se contentent pas d'observer les phénomènes qui se produisent en dehors de toute intervention humaine; ils provoquent sous leurs yeux des phénomènes artificiels; ainsi doit faire le psychologue; il doit chercher dans des expériences psychologiques de dressage rationnel, révé-

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latrices des facultés naturelles, un moyen d'investîg^ation correspondant, par exemple, à ce qu'est l'analyse pour la chimie. Or, on ne trouve, dans les auteurs qui se sont occupés de l'intellig^ence des animaux, que de très rares allusions au dressag*e ou à des expériences analog'ues, et, quand on en rencontre, elles sont presque toujours infirmées par une étude sérieuse de la question.

Je n'oublie pas, certes, les travaux très remarquables sur les abeilles et les fourmis de sir John Lubbock et de plusieurs autres observateurs, comme M. Forel; mais les expériences sur lesquelles ils s'appuient ne sont possibles à réaliser que sur des insectes et de petits animaux inférieurs ; elles consistent à placer une colonie entière de ces êtres vivants dans des conditions telles, qu'il devienne possiblç à l'observateur d'étudier leurs mœurs g^énérales. Ces expériences sonl réalisables avec les insectes, parce qu'un coin de jardin peut leur servir à évoluer en nasse et librement, mais on ne peut y avoir recours pour la g'énéralité des espèces, sur-

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