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L'histoire constate que Zacynthus partit de la ville dePsophis pour aller fonder Zacynthe, dans l'île de ce nom. Supposé que le roi Psophis ait été âgé de trente ans à l’époque de cette fondation au degré 27, Zacïnthus, naissant au même degré, xxxv — 27, a pu partir, âgé de trente ans au degré 24 , pour aller fonder la ville de Zacynthe, et le roi Psophis, alors âgé de soixante ans, sera parti avec lui pour donner son nom à l’acropole de cette ville nouvelle.
Tels furent les premiers effets de la conquête d’Arcadie par le héros qui lui imposa son nom. On va voir la suite de ces effets nous expliquer les origines de la civilisation pélasgique de l’Espagne , que j’ai ailleurs traitée au long.
Tite*Live et Silius Italicus rapportent que les Zacynthiens fondèrent Sagonte, et Bocchus, cité par Pline, fait remonter cette fondation à deux cents ans avant la guerre de Troie, l’an 1410 avant J. C. ; Zacïnthus, xxxv — 27, avoit alors cinquante ans. II y a donc lieu de penser qu'à la suite de sa colonie insulaire, il aura fondé par luimême la ville de Saguntus , dont le nom reproduit celui de Zacynthe modifié. Le fait de la fondation des deux villes dans un espace de trente ans cadre bien avec l’idée de l’émigration considérable qu’Arcas dut causer par sa conquête de l’Arcadie entière , et la liaison de tous ces faits nous dévoile ainsi les raisons de l’établissement de la première colonie grecque en Espagne, et de l'appui naturel que nous allons la voir rechercher sur la côte de l’Italie.
P.n iui. y ni.
xxiv. p $4 1.
Mtm. de Vint.
Acad, des tntcript. tom. VI, pag. 124.
Liv. XX/. Vit.
SU. hal. tib. t, v. *Sfi.
Plin. Hitt. nut.
XV Ut. XL.
Pli h. heo tiiu-
Dwiijs. Hutic.
Auttq. rem. /, PB- **•
i $4 EXPLICATION MÉTHODIQUE
Les mêmes auteurs cités ci-dessus rapportent que les Ardéates vinrent appuyer la colonie naissante de Sagonte. Ardea, fondée par Danai, ou, sous son nom, par Acrisius, son père, ni — 26, a pu l’être l’an i^oo, lorsque cette princesse étoit âgée de vingt ans ; cette date démontre les intérêts communs des deux villes naissantes.
Les murs originaires d' Ardea ont été récemment dessinés par deux élèves pensionnaires de notre Académie des beaux arts à Rome. Ils ne sont pas de construction cyclopéenne comme la ville pélasgique de Cora ; les blocs en sont taillés en parallélogramme, comme les monumens de Perseus à Mycènes , suivant le style des arts que durent introduire ses ancêtres Danaüs, iv — 3 6 , et Cadmus , vi — 35, venus d’Égypte et de Phénicie.
Suivant les traditions conservées par Virgile , Dardanus avoit fondé Cora, dont les mêmes murs primitifs subsistent encore à vingt milles d'Ardea, sur une hauteur qui domine la plaine maritime. Supposé que ce fondateur, naissant, xxxv — 33 , ait été âgé de cinquante ans à la date probable de sa colonie, l’an 1470. sa fondation aura précédé desoïxante-et-dix ans celle d’Ardea; et, comme il en sera justifié dans la suite, elle appartient au temps où Saturnia fut fondée par les Pélasges de la seconde expédition.
D’après les observations précédentes, il est aisé de concevoir comment les Ardéates, admis à fonder une ville sur le territoire maritime des Arcadiens de Cora,
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DU TABLEAU GÉNÉRAL. ijj
auront été disposés à soutenir la colonie areadienne de Sagonte, au succès de laquelle ils dévoient prendre un aussi vif intérêt que les Pélasges, originairement Thessaliens , de Saturnia et de Cosa.
Ce sont ces Pélasges qui se réfugièrent en Espagne, deux cent dix ans après la fondation de ces deux villes, et qui y transportèrent un si grand nombre de noms de villes, les mêmes que ceux des villes de la côte d’Italie qu’ils furent contraints d’abandonner.