‹ Examens analytique et tableau comparatif des synchronismes de l'histoire des temps héroïques de la GrèceChapitre 61 sur 80 · DES RÉCITS HISTORIQUES ET DES GÉNÉALOGIES · texte numérisé non relu

DES RÉCITS HISTORIQUES ET DES GÉNÉALOGIES

Pour fixer le déluge de Deucalion à la quarante-cinquième année de son règne, l’an 1 529, la chronique des Marbres de Paros aura été réglée d’après des supputations dont les bases nous sont inconnues; mais, si la même date est reproduite par une coïncidence de généalogies in- J ‘“V 1 - Httk. contestables, il en résultera une nouvelle preuve de l'exacfnf. ” ' titude des Marbres. Cette preuve dérive des expressions suivantes d’Hellanicus dans sa Phoronide: «De Pelasgus, » roi des Pélasges, et de Ménippe, fille dePénée, naquit * Phrastor, père d’Amyntor, père de Teutamides, père ■» de Nanas, sous le règne de qui les Pélasges furent » chassés par les Hellènes. >> Or, à partir de Pelasgus, fils de Larissa, ix — 5 2, qui conduisit les Pélasges partis d’Argos pour aller s’établir en Thessalie , la sixième génération de trente ans est complétée par la cinquante-etunième année, ix — 39, qui tombe juste à l’an 1 529.

L’époque du règne de Deucalion , xli — 3 8 , déjà fixée par les Marbres , est donc confirmée par la coïncidence de sa date avec celle qui se déduit des calculs d’Hellanicus.

Helianicus comptoit six générations, à partir de Pelasgus, fils de Larissa, x — 52, jusqu’à Deucalion, xlii — 41 .contemporain de Nanas. On en compte treize en remontant depuis Diomedes, xliii — 5, jusqu’à Deucalion; et chacun de ces degrés est justifié par un granJ nombre de synchronismes collatéraux qui s’étendent sur toute la dynastie des Deucalionides. Indépendamment des Marbres , l’époque de Deucalion est donc démontrée par les coïncidences généalogiques des degrés de son ascendance directe, et par l’harmonie qui règne entre les synchronismes qui fixent tous les degrés des lignes collatérales de sa généalogie.

Pausanias rapporte que, cinquante ans après le déluge de Deucalion (l’an 1529), Clymenus, fils «le Cardis fils de l’Hercule Idéen ou Crétois , institua les jeux olympiques à Élis , et qu’il en dédia l’autel à son grand-père. D’après une distance aussi précisément spécifiée, le règne de Clïmenus en Éiide se fixe au degré xlviii — 29. Pausanias ajoute que ce Clymenus fut chassé de l’Élide par Endy mion , fils d’Æthlius ( petit-fils de Deucalion ) , et que les fils du conquérant continuèrent la solennité des jeux olympiques. On voit par- là que I’Endymion dont il s’agit, doit répondre au degré xlii — 31, et qu’il pouvoit avoir vingt ans, quand il chassa Clymenus, âgé probablement de vingt ans.

De cet accord entre l’époque du règne de Clymenus en Élide, fixé d'après deux dates aussi bien reconnues que

Halk.

Antitf. n»w. t, pég.2J,

Ut. v , vm , P*f- Î9S-

• 5 8 EXPLICATION MÉTHODIQUE celle du déluge de Deucalion et celle du règne d’Endymion, il résulte trois preuves qui se combinent en faveur de chacun des faits comparés.

Pausanias paroîtroit cependant contredire les résultats précédens , lorsqu’il ajoute qu’une génération après Endymion , Pelops célébra les jeux olympiques avec beaucoup plus de solennité qu’on n’avoit fait anciennement. S’il eût voulu restreindre cette antiquité dans l’espace d’une seule génération, l’historien auroit commis un anachronisme évident de cent vingt ans , d’après la disposition démontrée nécessaire, soit de la date de la naissance de Clymenus, xlviii — 31, âgé de vingt ans au degré 29 , soit de celle de Pelops , pareillement âgé de vingt ans au degré xxxjv — 1 6 . Or, les colonnes xxxiv et xlii comparées produisant plusieurs synchronismes certains et indépendans les uns des autres, il faut donc supposer qu’il s’est glissé une erreur numérique dans le texte de Pausanias, et la cause en est facile à concevoir.

Pausanias aura écrit quatre générations par le signe numérique A: mais les copistes auront substitué à ce sigiîe un A, qui aura fait passer dans nos textes le sens d’une génération , au lieu des quatre qui résultent de la disposition des généalogies dans le Tableau.

Cette supposition , qu’on admettroit si aisément dans toute discussion philologique, paraît ici d’autant plus certaine, que , si l’on ne vouloir estimer l’intervalle de temps exprimé qu’en partant de I’Endymion placé au degré xlii — 25 , il n’en résulteroit pas moins un anachronisme

DU TABLEAU GÉNÉRAL. i î9

de soixante-et-dix ans pour arriver au degré 1 6 , auquel Peiops auroit pu avoir atteint l’âge au moins de vingt ans , supposé convenable à un conquérant.

Cet article doit démontrer la nécessité d’admettre deux Endymion et deux Ætoius dans la construction de cette partie du Tableau , comme il sera prouvé plus amplement à la fin de la section des anachronismes.

Entre les anciennes traditions qui nous ont été conser- dwnu.f .jj. vées par Eusèbe , on remarque celle qui nous apprend que Telegonus, fils d’Orus Pasteur, descendoit d’Inachus au septième degré. En partant diNACHUs, vin —73, ces sept degrés sont marqués par les noms sui vans : Phoroneus, tu — <- 68 ; Niobé, iv — 62 ; Argus, iv 58 ; Criasus,

11 — 52; Phorbas , il — 4 & ; T^iopas, n — 44 » et Agenor , ji — 4 1 ■ qui est I e septième descendant d’Inachus en ligne directe. Or c’est au quarantième degré que naît Telegonus , xxxi — 4 °> fils d’Orus , compté par Eusèbe comme le septième descendant d’Inachus; et cette disposition étoit déjà démontrée par le synchronisme du mariage de ce prince avec lo, filled’lasust Ht— 38. Une aussi courte dynastie se trouve donc bien éclaircie maintenant, et l’histoire est justifiée par l’exactitude des synchronismes de deux degrés sur troisi

ccliv. ;

Lfxex, roi de Mégares, xxii — 28, arriva d’Égypte /.

en Grèce à la douzième génération après Car, fils de Pho- ** *' x ‘ r roneus. 11 étoit le fondateur originaire de l’acropole de

Lib. t, XLIV «

püg. têt.

Applied. H , t.

t 6o EXPLICATION MÉTHODIQUE cetie ville, et c’est pour cela que les Mégariens comptoient les successions de leurs rois à dater de son règne. Or, à partir de Car, III — 6 i, après avoir compté douze générations de trente-trois ans chacune, on descend à Lelex et à Cleson son fils, xxn — 28 , premiers rois de la deuxième dynastie de Mégares. On peut juger maintenant de la certitude des synchronismes disposés sur toute la descendance de ce Lelex, jusqu’à la prise de Troie.

Pausanias cite ailleurs un autre Lelex également venu d’Égypte , et qu’il dit avoir été fils de Neptune et de Libya, fille d’Epaphus. L’antiquité entière ne fournit sur ce point aucun autre détail; mais ici, comme on l’a vu ailleurs sur plusieurs autres points , la disposition des dynasties dans le Tableau va suppléer au silence de l’histoire, par le moyen de la synthèse la plus simple.

Dans les listes de la dynastie des Inachides, nous lisons le nom de Libya , v — 43 , mère de Belus et d’Agenor, et grand’mère de Danaïis et de Cadmus, dont les rapports avec l'Égypte ou la Phénicie sont avérés. Cette princesse étoit fille d’Epaphus, et, comme telle, son époque est parfaitement d’accord et avec la tradition rapportée par Pausanias, et avec le degré convenable dans le Tableau , pour avoir pu être à vingt ans mère de Lelex , xxv — 41, premier roi de Lacédémone.

Ceux qui sont assez familiarisés avec le langage de la mythologie pour en connoître le secret accord avec l’histoire , et qui savent que les héros arrivés en Grèce par mer étoient considérés comme fils de Neptune, quoiqu’on

DU TABLEAU GÉNÉRAL. iéi

leur connût un père très- réel, admettront comme 'une conjecture très-plausible, que l’époux historique de Libya dut être Spartus, xxv — 44 > pàre deLelex; ce qu’Étienne de Byzance aura trouvé dans quelque ancien auteur.

Des concordances historiques viennent à l’appui de ce que cet article peut présenter d’hypothétique. On a dû remarquer que le premier trait recueilli dans l’histoire des origines de Lacédémone est le mariage de Messene, i — 39, fille de Triopas, roi d’Argos, avec Poltcaon, xxiv — 39. Ce trait isolé ne fournissoit aucune raison antécédente de l’alliance d’un héros, aventurier en apparence, avec la maison d’Argos , déjà puissante par le nombre de ses établissemens dans le Péloponnèse, ainsi que par l'extension de ses colonies dirigées par mer vers l’Égypte et le long de la côte méridionale de l’Asie mineure; mais les faits qui viennent d’être rapprochés dans cet article , nous découvrent combien cette alliance étoit naturelle, puisque, par le moyen de Libya sa mère, et d’Épaphus son grandpère , Lelex, venu d’Égypte, suivant Pausapias, remontoit à lo Callithyia, fille de Piranthus fils d’Argus. Ainsi Polycaon, fils de Lelex, aura donc épousé sa cousine au quatrième degré d’origine commune. On ne s’attendoit pas sans doute à des résultats aussi clairs, relativement à une période aussi reculée et aussi négligée jusqu’à présent dans les recherches de la critique historique.

C’est par suite de ce même système d’alliance entre les différentes branches de la maison des Inachides, au nombre desquelles on pourra compter à présent la dynastie de Lacédémone, que nous avons vu Areas, roi d’Arcadie, épouser Léanire, fille d’Amyclas ( art. xxm ); Acrisius,

Vert. Aaxi- SbÙfXW.

Lib.l.cap. xtv, pag. 106.

i6z EXPLICATION MÉTHODIQUE roi d’Argos, épouser Eurydice , fille de Sparta ( art. îx ); Gorgophone, fille de Perseus roi d’Argos, épouser Perieres, fils de Cynortas (art. xji); enfin Clytæmnestra , fille du Lacédémonien Tyndareus, épouser Agamemnon (art. xlv), devenu roi d’Argos par l'effet d’un droit héréditaire qui remontoit à l'époque à laquelle Atreus , xxxv — 13, fut appelé au gouvernement de Midée par son beau-frère Sthenei.us, i — i 6 , roi d’Argos.

Aimq.nm.i, Denvs d’Halicarnasse assigne la naissance d’Œnotrus,

pag, p. J O

fondateur de la plus ancienne colonie pélasgique en Italie, à la dix-septième génération antérieure à la guerre de Troie. Si l’on évalue chaque génération à trente ans, à partir de Laodice, fille d’Agapenor, xu — i , en remontant à Nvctimus, xiii — 52, frère d’CBENOTRUS , xxm — 52 , il se trouve juste dix-sept générations de trente ans ; ce qui prouve sans réplique la véracité de Denys d’Halicarnasse , et la nécessité d’insérer dans la généalogie le fragment que le scholiaste d'Euripide nous a conservé.

U.iUJ.p.14. Le même historien, après avoir fixé à l’époque du règne de Deucaeion , xli — 38, la migration des Péiasges dans l’îie de Lesbos, ajoute que cette colonie s’y mêla à celle des Grecs qui s’y étoient établis, sous la conduite de Macarus, fils de Criasius. Les généalogies montrent qu’eflèctivement Macarus, 111 — 48 , âgé de vingt ans, l’an 1650, a pu conduire la colonie que les

DU TABLEAU GÉNÉRAL. iflj

Pélasges de Nanas auront trouvée établie dans cette île depuis quatre-vingt-dix ans, l’an 1560.

CCLVIJI.

Suivant la tradition des Phliasiens, Aras, fondateur d’une ville de son nom, vivoit vers le temps de Prometheus , et trois générations avant Peiasgus fils d’Arcas. A l’époque à laquelle Aras, xxii — 36, se présente comme régnant, Prometheus, xlii — 43 . aura été âgé de soixante-et-dix ans; ce qui satisfait à la première condition imposée par l’histoire. Or, au degré qu’il occupe. Aras se trouve parfaitement contemporain de Ceteus, XII — 36; mais, comme, à partir de ce point, on compte, en descendant, Callisto pour premier degré, Areas pour second, et enfin Pelasgus , x — 2 4 > pour troisième degré de génération exigé par la tradition des PhliaslÊns , il suit de là que cette tradition est justifiée avec la plus grande précision dans la méthode, qui pouvoit seule dévoiler l’anachronisme commis par Pausanias, quand il supposoit que Lycaon II éloit contemporain de Cecrops; ce que tous les chronologistes modernes, sans aucune exception, avoient converti en principe général.

D’après ses rapports connus avec Prœtus, v — 26 , au sujet de la guérison des Prœlides, l’époque du devin Melampus étant fixée au degré xxvm — 2 6 , Polyidus, son descendant à la quatrième génération, suivant Pausanias , se fixe donc au degré 1 3.

Pauuxn. U , xxiv, p . i4j.

Apollod. il , ", f *

PtUUOM. I t XUII.p. 104.

Herodot. VU , COp, CLXXI.

Lil. de Alitai, cap. CIV.

DioJcrr. Sicstl.

iil. IV, }o.

P.1 usait, /il, x , cap. XVII.

Voyez aussi ma Notice sur /es Nurnghes de la Sardaigne, &c.

Paris , 1S26 ; arec j planches.

On voit ainsi comment Polyjdus , xxvm — 1 3 , parfaitement contemporain cI’Alcathous , xxxiv — 1 4 , a pu venir à Mégares pour expier ce roi du meurtre non prémédité de son fils Calupous, xxxiv — 10, qui avoit troublé avec violence un sacrifice que son père offroitdans le temple d’Apollon : ces expiations étoient fréquentes dans la haute antiquité.

La mort de Minos II, roi de Crète, liv — 13 , est indiquée durant le cours de la troisième génération antérieure à la guerre de Troie. Comme elle finit au degré 8, on peut en conclure que Minos aura cessé de vivre vers l’âge de cinquante ans. En effet , on ne lui connoît pas d’autre enfant après Phadra, lui — 8, qu’il aurait eue à cet âge.

Suivant Aristote, d’accord avec Diodore, Dédale arriva de Sicile en Sardaigne pour y bâtir un grand nombre de monumens, parmi lesquels on reconnoît aujourd’hui des édifices élevés en coupoles, et qui sont appelés Nurnghes dans le pays. Il y fut appelé pour cela par it^as , fils d'Iphicles, conducteur de la colonie.

Dædalus, xx — ta, étoit déjà fixé à ce degré sous d’autres rapports, quand l’examen du synchronisme s’est présenté. Or il est évident qu’Iolas ayant pu conduire sa colonie lorsqu’il étoit âgé de vingt ans, l'an 1250, Dédale, né en 1310, n’étoit alors âgé que de soixante ans; ce qui concourt à établir la probabilité du fait , conjointement

avec l’ancien caractère grec de la construction des monumens.

11 existoit deux traditions sur l’origine de Perjeres. r akU n. iv. Les uns le croyoient fils de Cynortas, xxviii — 14 ; les f**- 2 * 2 autres le croyoient fils d’ÆoLus, l — 23, On a adopté ■Ap'U*!. dans le Tableau la première tradition. Pausanias, en suivant la seconde, fixe l’époque de Perieres à la cinquième génération après PolYcaon, fils de Lelex, xxiv — jp.

Or, en partant d’Æot.us I.' r , h — 36, si l’on compte dans sa ligne les générations effectives, on trouvera les degrés de' descendance suivans; Mimas, Hi p potes , Æolus II,

Cretheus : Neleus, l — 1 3, marquera la cinquième génération, que devroit occuper le nom de Perieres, comme petit-fils d’Æolus II. Suivant la tradition employée dans le Tableau , Perieres , sixième après Polycaon, à raison des générations plus courtes dans cette dynastie que dans l’autre, se fixant au degré xxvin — 1 4, il n’y a que dix ans de différence ; ce qui prouve que , si l’on hésitoit sur la filiation réelle, on n’hésitoit pas sur l’époque : ainsi l’on ne confondra plus le héros qui conduisoit le char de Menœceus avec celui qui épousa Gorgophone , fille de Perseus.

Homère, en parlant de Polyxenus, fils d’Agasthenes, Waj. u. jjj. xu — 5 , qui commandoit les Aziliens au sicge de Troie, fait remonter sa généalogie à Augias, xli — 14 , déjà fixé à ce degré par ses rapports avec Hercules. Pausanias fait descendre Augias d’ENDYMioN , xut — 25, par Eleus et Eurypyle. Endymion, ayant épousé Hyperippe , fille

166 EXPLICATION MÉTHODIQUE d’ Areas, Xiv— 24* et Agapenor, cinquième descendant dArcas, xn — 6 , ayant commandé les Arcadiens au siège de Troie, comme Polyxenus avoit commandé les Aziliens à la meme époque, il en résulte quatre termes de comparaison , et, de plus , un grand nombre de synchronismes qui démontrent que la ligne directe de Deucalion doit nécessairement comprendre deux Endymion et deux Ætolus : autrement, comment un seul et môme Endymion Paul. vm. v , auroit-il pu s’êtne marié avec Chromia, XL — 30, fille d’Itonus, et avec Hyperippe, fille d’ Areas, Xiv — 24 . lorsqu’il y a soixante ans de différence pour la naissance de ces deux princesses! Ces contradictions seront développées à l'article cccix et suivans.

Ut . v , ni . Suivant une tradition conservée par Pausanias, Amphi- >’#• jf-- machus , fils de Polyxenus , xli — 1 , naquit après le retour de Troie, et ce nom lui fut donné par son père, en mémoire de l’amitié qu’il portoit au héros du môme nom , fils d’Actor, lviii — -6, et qui avoit été tué au siège de cette ville. La disposition des naissances dans le Tableau s’accorde avec la narration de l’histoire; car Poltxenus , naissant en 1 240, xli — 5, 11e devoit être âgé que de quaranteet-un ans, l’an 1 199, date de la prise de Troie, suivant les Marbres de Paros.

FragK.hmni Homère a cité comme contemporains Triptolemus , PtfZiïîlxZ . XXXIX 2 7> et Eumolpus, xv — 24. Suivant les généarv- ’ 4 > logies, Triptolemus, âgé de soixante ans au degré 21 ,

aura donc pu avoir des rapports politiques et religieux avec Eumolpe, âgé de trente ans, au même degré.

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