CCLXXVIII
On sait , par les témoignages d’Heilanicus et de Denys r ,„.
d’Halicarnasse, que le passage des Sicules en Sicile datoit ,,rH ‘ ' S ~ de la vingt -sixième année du sacerdoce d ’AUyonice à Argos, n — 1 3 ; et par le témoignage de Philiste de Syracuses, que cette date tomboit à la quatre-vingtième année avant la guerre de Troie, 1 179. La première année de ce sacerdoce aura donc été l’an 1 305 ; et en plaçant son nom au degré n — 13, j'ai supposé que cette prêtresse aura commencé l’exercice de ses fonctions à quinze ans. Elle pourroit ainsi être considérée comme fille de Sthenelus ,
1 — 16, âgé de trente ans, et comme soeur aînée d'Euiustheus, 1 — 10. L’histoire nous apprend bien que dans la maison d’ Argos les princesses royales exerçoient le sacerdoce de.Junon : mais l’histoire ne dit pas expressément qu’Alcyonice ait été fille de Sthenelus ; les seuls rapprochemens des généalogies rendent ce fait très-probable.
Eusèbe et le SynceiJe ont trouvé dans les plus anciennes <■«■'*- Sj*«u. sources historiques, qu’Admeta. fille d’Eurystheus, exerça <W ’ r '’ J ' pendant trente-huit ans le sacerdoce de Junon. Le célèbre monument du bas-relief Farnèse représentant l'apothéose ou le repos d’Hercuies porte une date relative à cette
1 7 « EXPLICATION MÉTHODIQUE AfoKtfaM&H , prétresse, et dont le chronogramme, presque effacé , se teriJi' m ' ne par un H, c’est-à-dire, vm. Suivant les généalogies , cxu. Admeta , i — 8 , naquit d’EuRYSTHEUS , i — 10, âgé de
vingt ans , et d’ Admeta, fille d' Amphidamas , xiv — i o ; si l’on suppose encore quelle ait commencé son sacerdoce à l’âge de quinze ans en 1 25 5, ses trente-huit ans d’exercice se seront terminés l'an 1217 , au degré 2. Ainsi la dixhuitième année du sacerdoce d'Admeta, coïncidant avec l’an 1 237, cadrera juste avec la date à laquelle Hercules, iii — 10, mourut, âgé de cinquante-deux ans. On saisit par-là l’accord qui règne entre les généalogies comparées , les xvin années probablement exprimées dans le monument Farnèse, les xxxvm années de sacerdoce marquées dans les textes d’Eusèbe et du Syncelle ; et cet accord se complète entièrement dans l’action représentée sur ce bas-relief grec , qui est peut-être du temps d’Alexandre.
Utm. , hj.. Un monument gravé sur le revers d’un fragment de la
mrfy '.'pi!#. table Iliaque, et où l’on trouve la généalogie de Cadmus, fait mention d'une prêtresse de la Junon d’Argos, qui doit avoir appartenu au temps de ce roi. Son nom mutilé commence par ces lettres, ETPT. . . mais le reste de l’inscription manque.
On peut conjecturer d’abord que cette généalogie fourniroit un exemple de ces chroniques gravées avant le vi. e siècle, et dont Denys d’Halicarnasse a fait mention. Quoi qu’il en soit , parmi les noms des princesses qui furent contemporaines de Cadmus , on n’en connoît qu’une dont le nom présente le complément de celui de la prêtresse
de Junon qui est citée dans ie fragment : c’est Eurydice, fille de Danaiïs et de Polyxo. Apollodore la cite dans le même chapitre où il cite aussi deux fois Phérécyde pour autorité, en développant la généalogie de Cadmus.
J’ai cru devoir.joindre cette prêtresse aux plus anciennes successions sacerdotales, dont il nous reste si peu de ves^ tiges, et surtout si peu de monumens gravés.
Admeta ayant terminé la trente-huitième année de son sacerdoce l’an 1217, c’est alors que dut lui succéder Calïtsto , 1 — 2, qui étoit en exercice à la date de la prise de Troie , suivant Tzetzès. On peut donc inférer de là que le sac de cette ville dut arriver h la dix-huitième année du sacerdoce de Callisto ; et j'ai dit ailleurs qu’on a récemment trouvé un nom semblable gravé sur l’un des deux sièges sacerdotaux d’un temple à Rhamnus en Attique.
cclxxxii.
Hérodote parle des inscriptions qu’il avoit lues sur trois trépieds votifs dédiés à Thcbes au temple d’Apollon Isménien par Amphitryon, au retour de son expédition contre les Téléboens. Le témoignage d’Hérodote est donc analogiquement confirmé par le trépied du monument grec de Farnèse , dont l’inscription attestoit qu’Amphitryon en avoit dédié un semblable en l'honneur d’HercuIes. Denys d'Halicarnasse en ciloit un autre bien plus ancien à Dodone, sur lequel étoient également inscrites des lettres antiques, et qui datoit du temps de ta colonie pélasgique de Nanas , vers l’an 1530.
Lit. U , cap. I,
lit , cap. IV , SS >, 2 .
AîeiAonuru .
Fragment, apud Dtdwtü de £>dis, 804.
The une dite d An liquides cf
Attka, vl. /.
Lih. V , cap. LX.
Mont faucon , ut suf’rà.
Antiq. rom. I , p. 16.
Lib. V, cap.
ux.
Ai ad. des ùtiiript. t. XXIII, p.406. Aiém.
Pau MR. vu/, UU,pag.pop.
Deux l titres à lord comu <T Abtrdeen , par AJ.
Raoul ■ Rochette ; Paris. tStp; p.
j et suif.
178 EXPLICATION MÉTHODIQUE ÇCLXXXIII.
Hérodote parle aussi d’un trépied que son inscription prouvoit avoir été dédié par Scæus, fils d’Hippocoon, en reconnoissance de ce qu’il avoit été vainqueur au pugilat. Supposé que Scæus , xxvi — 7, ait eu vingt ans à cette époque, et que, comme Lacédémonien, il ait fait cette offrande au temple d’Apollon Amycléen, elle aura daté de l’an 1247. c’est-à-dire, de la trente -troisième année du sacerdoce de la prêtresse , xxix — p , le seul commencement de son nom, X 0 ON s’étant con-
servé sur les Marbres d’Amycfes. Ce sacerdoce dura quarante-sept ans.