PT UT) PORN PANNE PERS
Malgré l’aridité de notre rocher, nos aimables touristes trouverunt l'accueil le plas cordial et le plus empressé de la part d'une population essentiellement française, ayant les mêmes origines et les mêmes aflinités de race que leurs ancêtres.
Par un sentiment de haute convenance, l’Zndépendant, dans sa :nedique
situation, se trouve trop heureux de pouvoir être l’interprête des sympathies :
séculaires que le Canada a laissées dans les cœurs vraiment français
Nous savans, (nous sommes fiers de le constater à charue instant, ) que la réciprocité de sentiments existe à notre endroit sur les bords du Saint-Laurent, d’où jamais désorwiais, quelles que soient les destinées des deux pays, ne disparaîtra le culte voué au nom de la France, la première mère-patrie du Canada.
Notre colonie a vu avec plaisir se resserrer es lieus de cette attraction réciproque par la création d’une ligne de vapeurs directe entre la France et le Canada. La réalisation de ce desidératum de tant d'années vient enfin de s’accomplir et fonctionne déjà dans les meilleures conditions, grâce aux efforts persistants de la Compagnie Bossière, frères, du Hâvre, qui hâtons mous de le dire, a trouvé bon accueil des deux côtés de l’Atlantique.
Heureux des beaux résultats obtenus, nous avous espoir de récolter notre petite part de ces bienfaits et de devenir le trait d'union naturel des relations amicales de ces deux beaux pays ; ce sera le plus sûr moyen de ne plus être les tributaires de nos chers voisins les Anglais et les Américains, qui, les uns et les autres, n’ont de culte que pour nos dollars sans la moindre reconnaissancé pour les mains qui les leur prodiguent.
En préseutant à nes aimables hôtes nos compliments de bienvenue, souhaïitons qu’ils emportent, malgré leur trep court séjour, un agréable souvenir tant de notre pays que de la bienveillante et courtoise hospitalité de ‘aotre bonne population.
La REDACTION,
Voilà, messieurs, l'accueil fraternel que nous avons reçus de la presse imiquelonnaise. Puisse le syndicat de la Presse de la Province de Québec, être bientôt mis en mesure de rendre à sa sœur des îles cette cordiale et affectueuse réception.
Par
Une autre surprise nous attendait à bord du Saint-Pierre.
Une des grandes maisons de l’île est dirigée par Madame veuve Cordon et fils Madame Cordon est la belle-mère de cet excellent et regretté commissaire de la marine, trésorier-payeur de Saint-Pierre, M. Littuye, mort à Brest, il y a quelques années M. Littaye s'occupait beaucoup du Canada et surtout des Acadiens. La mort l’a surpris au moment où il préparait une histoire de Louisbourg. Ce livre aurait fait du bruit parmi les érudits.
Madame Cordon savait toute l’amitié que je portais à son gendre, à son fils, que les hasards de la mer m'avaient donné comme compagnon de voyage à bord du St-Pierre. Une de mes premières visites avait été pour
cette vénérable dame. Une des dernières attentions portées ‘à la presse Ur
AR TEEN
canadienne, dans l’île de St-Pierre, devait venir de sa maison. A peine la passerelle du steamer était- ‘le enlevée qu’on vint me remettre la lettre suivante :
St-Pierre, 13 août I887.
Veuve F, Corpon & Fizs, e Négociants-armateurs.
St-Pierre et Miquelon.
Au Président, à Messieurs les représentants de la Presse canadienne. Messieurs,
N'ayant pu me rendre au banquet que vous oftrait une partie de la population commerçante du pays, je viens vous prier de vouloir bien accepter de ma part et de la part dé la maison, Vve Cordon & Fils, une caisse de Champagne que je vous prie de boire à la prospérité du Canada et au développement de ses relations de toutes sortes avec notre colonie.
Recevez, monsieur, avec mes souhaits d’un heureux retour au Canada mes plus cordiales salutations.
CoRrpon.
Ce fut ainsi que nous levâmes l’ancre en sablant un verre de champague à la gloire de la France, à tous ceux qu’elle aime, à tous ceux qui l’aiment, et en chantant le vieux refrain de la Claire Fontaine qui resumait la pensée d’un chacun :
11 y a longtemps que je t'aime, Jamais je ne t’oublierai.
4 | #'% Voilà en peu de mots, messieurs et chers confrères, comment nous avons été reçus par ceux qui forment la petite France du golfe Saint-Laurent. N'’avais-je pas raison de vous dire en commençant ce rapport? je serai bref, car, Dieu aidant, je veux écrire un livre sur tous ces braves gens. Là-bas sur ces îlots, ils mettent en pratique, tout comme leurs frères les Canadiens-français et les Acadiens— le refrain de la vieille chanson normande qui fait tant réfléchir ceux qui nous entourent :
Nos enfants sont par douzaine, Par cent nos petits enfants.
C’est qu’elle est bonne la graine Qui fait pousser les Normands.
' FAUCHER dE SAINT MAURICE.
Président,
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