PARTIE V. — LIVRE II
Grèce et aux nationalités orientales. En luttant contre cette antipathie, qui n'est point chez les Hellènes l'effet d'une répugnance irréfléchie, le roi s'exposait naturellement aux commentaires le plus propres à le dépopulariser. On trouvera dans l'écrit de M. Goudas un spécimen de ces commentaires. — Si le prince a repoussé les offres de « MM. Tositza et Stournaris , aussi puissants par le cœur que par la fortune > , qui voulaient créer une grande compagnie de bateaux à vapeur, on suppose «qu'il craignait, en acceptant ces offres , de compromettre les intérêts du Lloyd autrichien. > Si la Grèce n'a tiré aucun parti de ses nombreuses sources minérales , on admet qu'il refusait « de nuire à l'Autriche qui chaque année fournit à la Grèce , en échange de grandes sommes d'argent , une grande quantité d'eaux minérales. > L'état stationnaire de l'agriculture est expliqué par le désir d'obliger les Hellènes «à faire venir leurs pommes de terre deTrieste, leurs vaches et leurs chevaux d'Allemagne, leurs vins des bords du Rhin*», quand la Grèce pourrait suffire par ses vins «aux
* Le Bas-Palatinat forme le cercle du Bhin du royaume de Bavière.