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CHAPITRE VI

GÉxNÉRATEURS ET TRANSFORMATEURS D'ÉLECTRICITÉ.

Le mouvement relatif d'un conducteur fermé dans un champ magnétique donne lieu à la production d'une force électromotrice d'induction, qui est le prix d'une dépense équivalente d'énergie mécanique. La multiplicité des dispositifs que Ton peut employer pour réaliser cet effet donne lieu à une grande variété de types de machines : elles sont magnéto ou dynamo-électriques, suivant la nature de l'inducteur; à courants continus, alternatifs, ondulatoires ou redressés, suivant la forme de l'induit et de ses accessoires, à excitation séparée ou auto-excitatrices , série, shunt ou compound, suivant le mode employé pour créer et conserver le champ, etc.

Les machines d'induction électrostatique, électrophore de Volta, machines de Berlsch, Carré, Holtz, Tœpler, Voss, Wimshurst, etc., sont analogues en tout point aux machines magnétos; la machine de Carré est à excitation séparée, celle de Holtz est auto-excitatrice, puisque les inducteurs se surexcitent eux-mêmes en partant d'une charge initiale résiduelle ; elles sont réversibles comme elles. Bref, elles rentrent dans la même classification.

Quel que soit le mode d'induction, la force électromotrice induite est toujours donnée par la formule E = H/p, H étant l'intensité du champ dans lequel se meut le conducteur de longueur / avec une vitesse v. Si les trois directions considérées ne sont pas rectangulaires, on prendra pour H la composante normale au conducteur et Ton projettera la vitesse v sur le plan de Hp; enfin on fera l'intégration des forces élec-

tromotrices élémentaires, pour les divers éléments du conducteur, si les quantités H, / et t^ sont variables (*).

La réaction mécanique /entre le conducteur mobile et le cbamp est égale à

I étant rintensité du courant qui traverse le conducteur; on a donc

fv est le travail mécanique, El est le travail électrique dans Tunité de temps.

La force électromotrice (^'induction peut être considérée à un autre point de vue, car on a

Q étant le flux de force; nous retrouvons la formule 6 = I(Q,— Q,) démontrée précédemment. On exprime le môme principe en disant que la force électromotrice est égale à la variation du flux de force ou bien qu'elle est proportionnelle au nombre de lignes de forces coupées dans l'unité de temps (*).

E = /tHS,

n étant le nombre de tours du cadre par seconde, S sa surface et H la composante du champ parallèle à Taxe.

On peut encore exprimer E en fonction de la vitesse et de rintensité du courant:

(*) Quand / et v sont exprimés en centimètres et H en unités C.G.S., E est donné en unités électromagnétiques C.G.S. que l'on réduit en volts en les multipliant par io~*; si l'intensité du champ était exprimée en gauss, E serait obtenu en volts. Le gauss est égal à lo* unités C.G.S. , c'est l'unité pratique d'intensité du champ.

(") C'est pour augmenter la variation du flux que les constructeurs cherchent à faire déplacer les induits normalement au plan passant par leur direction et par celle des lignes de force, le fil étant normal à ces lignes.

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