‹ Exercices et évolutions d'infanterie [microforme]Chapitre 319 sur 378 · Partie ligne ] flanc p 4. L la lignc lintent mouve) contre nécess · texte numérisé non relu

Partie ligne ] flanc p 4. L la lignc lintent mouve) contre nécess

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PRINCIPES GÉNÉRAUX. 357

2, Un gros corps de troupes se forme en échelons directs par le mouvement successif en avant de brigades ou bataillons de l’un ou l’autre flanc, ou du centre d’une ligne, ou par des colonnes placées en éc helons parallèles à la position de l’ennemi ; et, dans les deux cas, on conservera la distance d’an moins la moitié de leur front entre les différentes parties de la chaîne des échelons, afin de laisser assez d’espace pour la protection mutuelle des carrés de flanqueurs, lorsque cette formation devient nécessaire.

3. Une ligne est jetée en échelons obliques dans la vue de gagner du terrain vers un flanc. Dans les gros corps de troupes les échelons obliques devront se composer de compagnies (voir S. 53, Partie IV.), comme étant la moindre déviation de la ligne de formation, qui peut être reprise à chaque instant en faisant faire aux compaguies halte et conversion en arrière sur leurs pivots, (voir S. 54, Partie IV.) A une distance ces échelons ont l’apparence d’une ligne parfaite ; par ce moyen on peut rendre un mouvement de flanc presque imperceptible à ennemi.

4. Lorsqu'on à pour objet de gagner le flanc de l’ennemi, toute la ligne scra jetée en échelons vers le flane de Pennemi qu’on a l'intention d° attaquer où de tourner ; ayant soin dans de pareils mouvements que les flancs extérieurs des échelons soient protégés contre un feu d’eufilade de la part de lPennemi. Lorsqu'il est nécessaire de refuser un flanc attaqué par l’ennemi, la ligne sera partiellement jetée en échelons de ce flanc directement en arrière ; mais si on repousse l'attaque de lerinemi, on peut lui opposer avec avantage une contre-attaque, en avançant en échelons de l’autre flanc.

5. Lorsque le flanc d’une ligne est ainsi refusé par une retraite partielle en échelons de bataillons, le flanc qui reste de pied ferme devra (s’il est possible) être posté dans une forte position, d’où Partillerie pourra diriger un feu d’enfilide sur lennemi qui avance.

6. In rase compagne, lorsque l’ennemi occupe une position d’où il peut observer leur objet, les mouvements en échelons pour attaquer ou gagner un flanc sont acconipagnés de difficulté et de risque ; il fuudra par conséquent prendre avantage de tous les objets ou de tout terrain, qui pourront offrir le moyen de masquer en partie les mouvements.

7. Les ailes de bataillons, compagnies, ou parties de compagnies, en échelons, se mouvront par leurs flancs de direction, comme on Pexplique dans la partie IV. ; les colonnes en échelons se mouvront par ieurs flancs d’après les mêmes principes ; mais les bataillons en ligne se mouvant en échelons de bataillons marcheront par leurs centres, le bataillon dirigeant des échelons étant invariablement le bataillon de direction.

8. Les échelons obliques et directs peuvent être formés de colonnes à quart de distance. Les échelons directs, de lignes ou de colonnes, pourront être composés de petits où gros corps se

mouvant de concert, suivant les circonstances et l’objet qu’on aura en vue ; la principale précaution à prendre, c’est que les différents échelons ne soient jamais assez éloignés les uns des autres pour les empêcher de s'appuyer mutuellement.

9. On peut regarder comme un principe, que les grands mouvements en échelons, préparatoires à l’action, et avant de venir sous le feu de Partillerie, s’exécuteront en colonnes à quart de distance ; et que les mouvements en échelons de la ligne, étant sous le feu, s’exécuteront soit en échelons obliques de compagnies, soit en échtlons directs de bataillons ou corps plus considérables.

10. Les attaques des armées sont généralement conduites d’après les principes de la formation en échelons. Il y a peu de situations où l’armée entière pourrait agir à la fois, ou dans lesquelles il serait à désirer ou prudent qu’elle le fit.

Marche en Avant ou en Retraite de Corps alternativement.—1, La marche en avant ou en retraite de corps alternativement s’exécute dans une ligne composée d’un gros corps de troupes, soit par brigades, bataillons, ou demi-bataillons, suivant les principes posés pour le bataillon dans la Partie IV.,S. 8,

Lorsque la retraite se fait par bataillons ou brigades, la distance à laquelle ils se retirent alternativement au-delà l’un de l’autre, doit dépendre des circonstances, mais afin qu’ils puissent se protéger et s'appuyer mutuellement et opposer à l'ennemi une résistance continue et ferme, elle devra rarement excéder deux cents verges. n retraitant, un corps protègera la retraite d’un autre ; et quand ennemi presse rudement, la ligne en retraite ou de derrière tournera en front et se formera dans les intervalles de la première ; le tout appuyé par la réserve.

2. Les intervalles laissés dans la ligne de front par les corps qui auront battu en retraite seront occupés par de l’infanterie légère. Chaque partie de la ligne se mouvra par un bataillon ou demi-bataillon de direction, et toute faute dans aucune partie de la ligne après la halte devra être corrigée avant que l’autre partie ne la rejuigne. La partie de la ligne en retraite marchera droit sur les intervalles entre les bataillons où demi-bataillons en arrière d’elle, et quand elle les aura passés elle se mouvra par son corps de di-

rection.

Tnversion de POrdre d’une Brigade ou Division.—On peut ïréquemment donner une grande célérité aux mouvements de corps étendus en faisant changer de front aux bataillons séparément sur Jeur propre terrain, de manière à intervertir l’ordre d’une brigade ou division. Cette inversion ne pourra jamuis être accompagnée d’aucun embarras ni confusion, attendu que l’ordre dans lequel sont arrangés les bataillons d’une brigade est une matière d’aucune importance, Un changement de front en arrière peut s’opé-

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