‹ Exercices et évolutions d'infanterie [microforme]Chapitre 359 sur 378 · Qua · texte numérisé non relu

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6. Il a été prouvé que le défiler d’un bataillon en marche, même s’il s'exécute avec autant de promptitude que la chose est praticable en ces occasions, cause un délai de dix minutes; le filer d’une brigade composée de trois bataillons causerait donc un délai d'au moins une demi-heure, Pendant l'hiver, où l’on rencontre fréquemment des obstacles comme des mares d’eau, et où les jours sont courts, une colonne qui défile constamment sans nécessité arrivera à ses quartiers à la nuit; tandis que si elle eût accompli

sa marche avec régularité, elle y serait arrivée en bon temps.

7. Ainsi cet ordre concernant le défiler est tout autant caiculé pour assurer lPaise et le confort des hommes, qu’il importe à la bonne exécution des mouvements d’une armée.

S. 8. Rèviements concernant les Trainards.

1. Aucun homme ne doit rester en arrière où sortir des rangs, pour aucune fin, ni pour aucune raison quelconque, sans la permission du capitaine ou de l'officier commundant de la compagnie.

2. Les officiers ne doivent jacmis donner la permission à aucun homme de quitter les rangs si ce n’est pour cause de maladie, ou pour se soulager, où autre cuuse d’absolue nécessité.

3. Les officiers doivent porter une attention particulière à empécher les hommes de sortir des rangs pour aller boire. Lorsque cela deviendra nécessaire on arrêtera le régiment ou la colonne.

4 Les hommes qui obtiennent la permission de sortir des rangs pour une fin temporaire, ou pour toute autre cause que Ja maladie, doivent toujours laisser leurs paquets et leurs armes, qui seront portés par la section à laquelle ils appartiennent, jusqu’à leur retour.

S. 9. Empécher la Précipitation et P Allongement du Pas.

. Il est de la plus haute importance de ne presser, pour aucune de les hommes pendant la marche ; il faudra leur apprendre à ne jamais marcher au-delà du pas régulier, encore moins de prendre le pas redonblé, à moins d’un commandement à cet effet.

. Quand on ne peut conserver les distances propres de compagnies ou de sections, sans un changement dans le pas, il faudra touiours Peffectuer en faisant faire le petit pas à la tête de chaque bataillon où compagnie, plutôt que de permettre aux autres d’allonger le pas. Il faudra invariablement tenir les compagnies intactes, et la compagnie de direction de chaqne bataillon raccourcira, au besoin, le pas, jusqu’à ce que la derniére compagnie du bataillon se soit serrée, quand même cela occasionnerait un intervalle considérable entre elle et le bataillon précédent.

3. Quand la tête d’une compagnie, supposons le No. 4, ne peut

suivre sans allonger le pas, ou laisser ses propre” sections à une trop grande distance e, son officie commandant d' «à crier No. 4 cannot keep up” (le No. 4 ne peut suivre), avis qui devra être répéié par les officiers où sergents sur les flancs des sections de direction des compagnies en avant du No. 4, jusqu’à ce qu'il arrive à l'officier commandant, qui fera raccourcir le pas à la tête de la colonne, à moins qu’il n’aperçoive en avant quelque obstacle, montée, où terrain diflicile qui donnera le temps au No. 4 de se serrer; dans l'intervalle le No. 4, s’il n’a reçu aucune réponse à Pavis qu’il a perdu sa distance, continuera au pas régulier.

4. De même, si la tête d’un bataillon ne peut tenir avec le bataillon précédent, l’oflicier commandant en donnera avis à la tête de la colonne, détachant en même temps des files pour maintenir la communication.

5. Lorsque les obstacles qui retardent la marche sont fréquents, il pourra être désirable, pour éviter la perte de temps, que ch: aque compagnie, après avoir passé un obstacle, marche au pas ordinaire, sans le raccourcir, attendu que la compagnie suivante peut la rejoindre au prochain obs:acle où montée ; mais on ne devra Jamais permettre à la section dirigeante d'une compagnie de reprendre la marche avant que Ja dernière section ait passé et se soit surrée. Il peut y avoir quelquefois de l'avantage à augmenter les intervalles entre les compagnies, mais chaque compagnie en elle-même doit être maintenue intacte.

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