MARCHE DE ROUTE
S. 3. L'ordre de la Marche.
1. Le succès d’opérations militaires dépend, en grande partie, de l'ordre compact et bien réglé de la marche que doit observer une armée dans ses différentes parties ou colonnes.
9, Des troupes peuvent marcher ou en colonnes ouvertes de compagnies, de subdivisions ou de sections, en colonnes à distance de section formées en masse ou en lignes, ou les files doublées, suivant les circonstances ou la nature du pays.
8. Les compagnies de l’arrière, les subdivisions ou sections d’un bataillon ou d’une colonne plus considérable, devront suivre les mêmes détours faits par la tête de la colonne, chacune changeant successivement sa direction au même point que la compagnie dirigeante, sans mot de commandement.
Des troupes, marchant sur un chemin, se tiendront au côté le plus près du flanc opposé, afin que les pivots soient laissés libres et que les officiers de l’état-major soient capables de passer en arrière et en avant pour faire circuler les ordres.
5, Dans la marche de route, le baggage devrait être à l’arrière. On ne devra souffrir aucun empêchement dans la ligne de ja marche, excepté l’artillerie, qui sera généralement formée entre les divisions ou les brigades d’une armée. Lorsqu'il devient nécessaire qu’une partie du baggage d’une ürmée soient inévitablement dans la ligne de la marche, elle devrait être placée entre les brigades et jamais entre les bataillons d’une brigade.
S. 4. Des places des officiers.
1. Tout officier devra rester constamment à sa place pendant la marche, à moins qu’il ne soit requis d’aller ailleurs, tel qu'expliqué au paragraphe 5.
2. Les majors, lorsque marchant librement, devront marcher en arrière de leurs ailes respectives, viz : le premier major en arrière
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de l’aile droite et le second major en arrière de la gauche ; s’il n’y a qu’un seul major, son poste sera à l’arrière du bataillon.
3. Les capitaines ou officiers commandant les compagnies, lorsque marchant librement, devront marcher en arrière de leur compagnie, un officier subalterne ou un sergent se rendant en tête pour diriger.
&, Les officiers commandant des corps, assistés de leurs adjudants, se rendront d’une place à une autre, suivant que l’occasion nécessitera leur présence, afin de préserver l’ordre, et particulièrement pour empêcher un désordre inutile dans les files.
5. De la même manière, les majors et les officiers commandants des compagnies laisseront leurs postes ordinaires, lorsque leur présence est requise à une autre partie de leurs ailes ou compagnies, mais devront y retourner aussitôt que le but pour lequel ils les ont laissés sera atteint.
S. 5. De la marche libre, et de la transmisssion des mots de commandements.
1. Dans toutes les occasions, lorsque sortant d’un camp ou d’un quartier, ou lorsque s’avançant après la halte, chaque corps devra marcher sur mots de commandement, ainsi que la musique, à moins qu’un ordre contraire ait été donné.
2. Les soldats devront garder parfaitement le silence, bien s’aligner et garder le pas, comme s’ils étaient à la parade, jusqu’à ce que les mots March at ease soient donnés par l'officier commandant du régiment et répétés par les capitaines.
3. Tout mot de commandement donné aux soldats, marchant librement, devra être précédé du mot Attention, sur lequel le soldat mettra ‘ l’arme sur l’épaule ” s’il est armé de la longue carabine, et & arme à la maia ” s’il est armé de la courte, et reprendra le pas ; l’ordre et le silence parfaits devront être préservés jusqu’à ce que le mot soit donné de nouveau de marcher librement.
4, Les mots Attention et March at ease, donnés par l'officier commandant du bataillon, à moins que ce commandement ne s’adresse au bataillon entier, devront être répétés par tous les capitaines, qui devront parler assez fort pour être entendus distinctement, au moins par les capitaines les plus près d'eux, en colonnes, afin qu’ils puissent recevoir le commaudement l’un de l’autre successivement.
5. Lorsque marchant librement, les rangs peuvent être relâchés et les files desserrées ; mais chaque rang, section ou compagnie doit être tenu parfaitement distinct, et chaque homme devra demeurer à sa place.
6. Quand l’un des majors ou des officiers commandant des compagnies désire transmettre un avis à l'officier commandant du bataillon, ou à arcune autre compagnie ou section, le mot sera passé par les officiers, ou par les officiers et les sergents seulement.
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204 Sujets divers.
S. 6. Faire halte sur la marche.
1. Chaque fois que les clairons sonnent Ja halte, la tête. de chaque bataillon fera halte et s’arrêtera court, quoiqu’elle ne soit pas rapprochée du précédent ; mais les compagnies suivantes de chaque bataillon devront se serrer à demi distance ou distance de section, à moins que la colonne n’entre en alignement ou fasse tout autre mouvement préparatoire à la formation d’un flanc.
2. Lorsque c’est l'intention de faire serrer la colonne entière, la tête fera halte sans sonnerie, et le mot de commandement Quarter, Half ou Wheeling distance, sera transmis du front à l'arrière; et lorsque l'arrière sera serrée, le clairon du bataillon de l'arrière sonnera la halte comme un avis.
3. Si, à la fin d’une marche, il arrive qu’une ligne soit prise par une formation successive, chaque compagnie pourra mettre “l’arme sur l'épaule ” aussitôt arrêtée, sur mot de commandement de son officier ; mais les compagnies ne devront pas mettre “ l’arme au reposez,” ou se mettre “uu repos,” jusqu’à ce qu’ils soient ordonnés de ce faire par l'officier commandant du bataillon ; ce qui ne sera fait que lorsque le corps entier sera formé.
S. 7. Défier et augmenter ou diminuer le front.
1. Aucun bataillon, compagnie ou section ne devra, en aucun temps, défiler ou diminuer son front, ou essayer d'éviter, en aucune manière, un mauvais pas sur le chemin, à moins que le bataillon ou la compagnie qui précède ne l'ait ainsi fait.
9, Chaque fois qu’il est nécessaire de défiler, ce mouvement sera exécuté avec ordre et précision, comme en manœuvrant un jour de parade par le mot propre de commandement précédé du mot Attention.
3. Lorsqu'un bataillon ou une compagnie arrive à un défilé, cours d’eau où mauvais pas sur le chemin où il serait plus facile au soldat de défiler individuellement, les officiers devront être sur l'alerte pour les empêcher d’agir ainsi.
4, Chaque fois qu’un cours d’eau, fossé, butte ou autre obstacle doit être traversé, il sera généralement plus expédient, au lieu de défiler ou de diminuer le front, de faire le contraire, non seulement en ouvrant graduellement les files de chaque section avant qu’elles n'arrivent au fossé ou autre obstacie, mais même en augmentant le front des subdivisions où compagnies.
5. Lorsqu'on doit passer un mauvais pas, les majors et les capitaines se readront à la tête de leurs ailes et compagnies respectives pour s’assu.er que les ordres qui peuvent avoir été donnés soient observés avec régularité et prompti ude. Ils resteront à cet endroit jusqu’à ce que toutes leurs ailes ou compagnies soient passées et reprendront alors leurs places à l’arrière et donneront les mots ÎMarch at Ease. i
6. Il a été prouvé qu’un bataillon défilant sur la marche, même jorsque ce mouvement est exécuté avec autant de promptitude
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qu’il est possible dans telles occasions, causerait un retard de dix minutes. Ainsi une brigade, composée de trois bataillons défilant ainsi, occasionnerait conséquemment un délai d’au moins une demi heure. En automne, lorsque des obstacles tels que des mares d’eau se rencontrent fréquemment, et lorsque les jours sont courts, une culonne défilant constamment et sans retard arrivera à ses quartiers après la tombée du jour; partant si elle avait exécuté la marche régulièrement, elle se serait rendue en temps opportun.
7. Cet ordre, concernant la marche par files, est en conséquence calculé autant pour donner tout l’aise et le comfort per.onnels aux troupes que pour faciliter la prompte exécution des mouvements d’une armée.
S. 8. Règles concernant les Trainards.
1. Aucun soldat ne doit rester en arrière des rangs ou les quitter pour aucune raison sans la permission de son capitaine ou de l'officier commandant de la compagnie.
2. Les officiers ne doivent jamais permettre à aucun soldat de quitter les rangs excepté pour indisposition ou dans le but de se soulager ou pour tout autre but absolument nécessaire.
3. Les officiers doivent être particulièrement attentifs à empêcher les hommes de sortir des rangs pour boire. Lorsque cela est nécessaire le régiment ou la colonne sera arrêtée.
4. Les soldats qui ont obtenu la permission de sortir des rangs pour un besoin temporaire ou pour toute cause autre qu’indisposition, devront invariablement laisser leur fardeau et leurs armes pour être portés jusqu’à leur retour par les hommes de la section à laquelle ils appartiennent.
S. 9. La précipitation et la perte du pas devront être prévenues.
1. Il est de la plus grande importance que les soldats ne soient pour aucun motif pressés sur la marche ; on devra leur apprendre à ne pas faire d’enjambées au-delà du pas régulier à moins qu’ils ne soient au pas redoublé, sinon par mot de commandement.
2, Lorsque les véritables distances des compagnies ou sections ne peuvent être préservées sans un changement dans le pas, elles doivent être exécutés en faisant faire à la tête du bataillon ou compagnie des pas courts au lieu de permettre aux autres de perdre le pas. Les compagnies devront invariablement êire tenues intactes et la compagnie dirigeante de chaque bataillon devra, lorsque nécessaire, faire les pas courts jusqu’à ce que la dernière compagnie du bataillon se soit serrée, même s’il y avait un espace considérable entr’elle et le bataillon précédent.
3. Lorsque la tête d’une compagnie, supposez No. 4, ne peut tenir sans allonger le pas ou laisser ses sections à une trop grande distance, l'officier commandant devra crier, No 4 cannot keep up, ce qui sera répété par les officiers ou sergents sur les flancs des
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sections dirigeantes des compagnies en front du No. 4, jusqu’à ce que ces mo's arrivent à l’officier commandant qui devra faire diminuer le pas à la tête de la colonne, à moins qu’il ne s’aperçoive que quelqu’obstacle, montée ou terrain difficile en front donnera le temps au No. 4 de se serrer ; pendant ce temps-là la compagnie No. 4, sielle ne reçoit aucuve réponse à l'avis donné de sa perte de distance, continvera sa marche au pas régulier.
4, De la même manière, si Ja tête du bataillon ne peut teni'avec le bataillon précédent, l'officier commandant devra dépêcher un avis à la tête de la colonne, en détachant en même temps des files pour préserver la communication.
5. Lorsque des obstacles qui retardent la marche sont fréquents, il serait désirable, pour éviter la perte de temps, que chaque compagnie, après l’obstacle passé, marcherait au pas ordinaire sans le dimiauer, attendu que la compagaie suivante peut reprendre cette distance aa prochain obstacle ou montée ; mais la section dirigeante d’une compagnie devrait suspeadre sa marche jusqu'à ce que la section de l'arrière soit complètement passée et serrée. Les intervalles entre des compagaies peuvent souvent être augmentés avec avantage, mais chaque compagnie en elle-même doit être conservée intacte.