SUR LA SYNTAXE DU SUBSTANTIF
{V. Gramm., nos 336 à 563 inclusivement.)
Les élèves, en transcrivant les phrases suivantes, rempli-
| ront, s'ils le trouvent conforme aux règles, les lacunes dési-
I gnées par les points, et feront un choix entre les mots renfer-
! mes dans les parenthèses et ceux qui précèdent ces pareil-
thèses.
Quoique les premi.r.. orgues aient une origine fort ancienne, tous les historiens conviennent cependant que ceux (celles) qu'on entendit en France, pour la première fois, ne remontent pas au delà de l'an 757; ils (elles) avaient été donnés à Pépin par Constantin Copronyme. — L'aigle est trèsattaché., aux œufs qu'il (qu'elle) a pondus. — Quel., délices peut-on comparer à ceux (celles) que cause une bonne action?
— L'amour maternel., est capable des plus grands sacrifices : un fils ne sait jamais ce qu'il a coûté de soins à sa mère. — Du côté de l'Asie était Vénus, c'est-à-dire la mollesse et des amours insensé..; du côté de la Grèce était Junon, c'est-à-dire la sagesse et tou.. les délices qu'elle procure. — A Fribourg, est un., des meilleur., orgues que l'on connaisse. — J'ai sous ma fenêtre une très-belle fontaine, dont le bruit fait un., de mes délices. — L'espèce de l'aigle commun., paraît moins noble que celle du (de la) grand., aigle.
— Quand on sait bien les quatre règles, on est un., aigle en finances. — Le (la) grand., aigle est un papier destiné principalement à l'impression des cartes géographiques. —
— On dit l'aigle romain.., les aigles romain., pour les enseignes des légions romaines, parce que, au haut de ces enseignes, était la figure d'un., aigle. — Vertumne présidait à la récolte des fruits; c'est pourquoi les poètes le prennent quelquefois pour l'Automne elle-même (lui-même). — Pygmalion ne connaissait pas les gens de bien, car de tel., gens ne vont
pas chercher un roi corrompu. — Un., couple de moutons, que faisaient rôtir eux-mêmes les héros d'Homère, composait leurs festins. — Quel., couple rare que Philémon et Baucis ! — J'ai sur ma cheminée un., couple de vases antiques, qui en ornent les coins. — Un., couple d'amis vivait au Monomotapa,dit la Fontaine. — Les enfants peureu.. sont exposés, par cela même, à devenir malades. — Cher (chère) enfant, disait une mère à sa fille, il n'est point de bonheur sans toi. — Les beaux (belles) exemples de Rossignol, habile ' calligraphe , sont des chefs-d'œuvre. — Les foudres employé., à mettre le vin en Allemagne sont ordinairement [ d'une grande capacité. — Le (la) foudre placé., dans les serres de l'aigle de Jupiter lançait des feux. — Bossuet était un., foudre d'éloquence. — Comment l'homme profiterait- il de l'exemple des morts , s'il est aveugle sur celle (celui) des vivants?
— Le (la) foudre sillonne les airs et frappe les arbres les plus élevés. — Turenne, brillant., foudre de guerre, ne connaissait plus d'ennemis dès qu'ils étaient vaincus. — Certain., gens étudient toute leur vie ; à la mort, elles (ils) ont tout appris, excepté à penser. — Toutes (tous) les honnêtes gens s'intéressent à un jeune homme instruit et modeste. — Les ancien., hymnes de l'Église ont le mérite de la simplicité ; ils (elles) ont été inspiré., par l'admiration et la reconnaissance.
— Les plus belles (beaux) hymnes composé., en l'honneur I des héros et des divinités fabuleuses sont celles (ceux) de Callimaque, de Pindare et d'Horace. — Il y a dans Scipion l'Africain quelque chose qui est encore plus estimé., que ses victoires, c'est sa vertu. — Quelque chose que nous disions dans un moment d'emportement, il est bien rare qu'il (elle) ne nous cause pas de regrets. — Les deux Racine., ont vu le jour en France. — L'Espagne s'honore d'avoir vu » naître les deux Sénèque... — S'il est vrai que les arts soient nuisibles à la société, nous pouvons dire que Louis XIV imprima une tache à sa mémoire, en faisant naître des Praxitèle.., des Apelle.., des Orphée... — Quelquefois on fait J chanter deux TeDeum.. après une bataille: un dans chaque camp. — Les are.., dans un chapelet, sont marqués par des grains différents de ceux qui servent pour les pater... — Les factum.. de Beaumarchais lui ont valu les bravo., d'un public malin, qui ne loua pas autant Tarare, un de ses opéra...
— La satire a quelque chose d'extrêmement utile ; mille ■
gens, par son secours, se corrigent quelquefois d'un défaut que les traits éloquents des Bourdaloue.., des Massillon.. et des Bossuct.. n'auraient peut-être qu'à demi réformé.
— On ne doit pas douter qu'il n'y ait eu dans l'antiquité la plus reculée des Alexandre., et des César., dont le temps a fait oublier les exploits. — Ce n'est que dans l'océan Atlantique qu'on voit le spectacle singulier des poisson., volant... — Quel., gens que les avares, qui passent leur vie à compter les écus entassés dans leurs coffre.. -fort.. ! — Les loup..-garou n'épouvantent que les vieilles femmes et les enfants. — Il y a en France quatre-vingt-six chef.. -lieu., de préfecture. — L'inconduite plus que l'infortune peuple les hôtel.. -Dieu... — Le Cid, Athalie, Alzire, sont des chef.. -d'oeuvre., dramatiques. — Que de gens spirituel., dans la société se font connaître pour des sots après deux ou trois tète-à-tète... — Dans les pays chauds, sous les ciels (cieux) heureux, on élève les ver., à soie., sur les mûriers.
— Les perce.. -neige., portent des fleurs au milieu de l'hiver. — La paresse et l'oisiveté sont les avant.. -coureur., de la misère. — Le duel est un moyen perfide à l'aide duquel un coupe.. -jarret., peut assassiner en sûreté un honnête homme. — Nos actions sont comme des bout..rimé.. que chacun fait rapporter à ce qui lui plaît. — Deux escadrons de chev.. -léger., sont partis ce matin. — Mes deux grand., mères.., mes trois grand., tante., ont entendu deux grand., messe... — Les appui.. -main., sont nécessaires aux peintres. — Les arrière.. -saison., en Belgique sont ordinairement agréables. — Les jeunes gens doivent pouvoir se passer de serre.. -tête., pour la nuit. — Les porte.. -clef., sont munis de passe.. -partout... — Les petit.. -maître., ont les manières libres, tranchantes, avantageuses. — Nos arrière.. -neveu., nous imiteront, si nous faisons de bonnes actions. — Qu'est-ce que la plupart des louanges dans le style du monde? Des contre-vérité., couvertes du voile de la politesse. — Les concerto., des Mozart., et des Viotti.. sont, au dire de quelques personnes, ce que la musique moderne a produit de plus beau.
— En temps de guerre, les sauvages de l'Amérique sont armés de casse.. -tête... — Les coquettes sont des paons en société, et des pie...-grièche.. dans leur intérieur. —Qu'un Molière s'élève, il naîtra des Baron... — La ressemblance
des sentiments rapproche souvent des hommes d'une condition hien différente. Voilà pourquoi les Auguste... les Mécène.., les Scipion.., les Richelieu., et les Condé.. vivaient familièrement avec des hommes de génie. — Le temps ne ménage pas plus les monuments des arts que les chef..-d'œuvre.. de la nature. — Il n'y a que les fripons qui fassent des ligues, les honnêtes gens se tiennent isolé...
— Quelle que soit la beauté des vers de Virgile, la poésie chrétienne nous offre encore quelque chose de très-supérieur...— Ceux qui ont écrit l'histoire dans les temps modernes n'étaient point des Tacite... — Dans les Champs- Elysées, les rois foulent à leurs pieds tous (toutes) les délices de leur condition mortelle. — Cet., orgue est un., des meilleur., que j'aie jamais entendu.. : il (elle) surpasse beaucoup celui (celle) de Harlem, qui est connu., pour être un (une) des plus beaux (belles) et des plus grand., qui existe. — Dieu a créé l'homme avec deux amours : l'un., pour Dieu, l'autre pour lui-même. — Le même roi qui sut employer les Condé.., les Turenne.. et les Catinat.. dans ses armées ; les Colbert.. et les Louvois dans son cabinet; choisit les Racine., et les Boileau.. pour écrire son histoire ; les Bossuet.. et les Fénélon.. pour instruire ses enfants; les Fléchier.. et les Massillon.. pour l'instruire luimême. — On ne trouve guère les chat.. -huant., que dans les bois. — Il y a certaine société dont la fréquentation est plus dangereuse que des coupe.. -gorge... — Ce sont les Molière.., les Boileau.., les Racine.., etc., qui portèrent chez toutes les nations la gloire de la langue française.
— Quelques auteurs ont écrit l'histoire comme on fait des opéra.. : tout y est imaginé pour produire de l'effet. — Les réponses des personnes distraites ne sont souvent que des coq..-à-1'àne... — Dans une petite ville oisive et ignorante, les on dit.., les pourquoi.., les parce que.., les non.., les oui.., les car.., les mais, se croisent, se font écho, depuis le premier janvier jusqu'au trente et un décembre.