‹ Exil et patrieChapitre 6 sur 78 · I.A PO^.SIE · texte numérisé non relu

I.A PO^.SIE

Alors , mon aine harmonieuse , Comme une urne mélodieuse , Reçoit les pleurs tombant du ciel > Et bientôt féconde elle-même ,

Elle verse aux rives qu’elle aime Des flots de nectar et de miel.

Tout est là , Seigneur ! et mon ame , Qui s’enivre de ses concerts ,

Sans toi serait l’aride flamme Qui rougit le sable aux déserts. Comme Agar , errante , incertaine , Mais sans trouver une fontaine Pour tremper sa lèvre un instant , Elle irait, souillée et livide , S’excitant d’un rire stupide , Insulter ton ange en mourant.

Non ! point de bornes dans la vie Au cœur dévoré de ce feu !

C’est une torche d’incendie ;

Ou bien, c’est le flambeau de Dieu.

Page 1