I.A PO^.SIE
Alors , mon aine harmonieuse , Comme une urne mélodieuse , Reçoit les pleurs tombant du ciel > Et bientôt féconde elle-même ,
Elle verse aux rives qu’elle aime Des flots de nectar et de miel.
Tout est là , Seigneur ! et mon ame , Qui s’enivre de ses concerts ,
Sans toi serait l’aride flamme Qui rougit le sable aux déserts. Comme Agar , errante , incertaine , Mais sans trouver une fontaine Pour tremper sa lèvre un instant , Elle irait, souillée et livide , S’excitant d’un rire stupide , Insulter ton ange en mourant.
Non ! point de bornes dans la vie Au cœur dévoré de ce feu !
C’est une torche d’incendie ;
Ou bien, c’est le flambeau de Dieu.