SCÈNE Ile
qui nous achète des SEINNER, D’ARBANT.
hui et a pris les deux Skin.—Bonjour, M. D’Arbant, votre très-humble serviteur. Je is très-heureux de vous voir.
D'Ans.—Monsieur Skinner, je viens vous demander un service. ® Skin. — Certainement, M. D'Arbant, certainement avec le plus Brand plaisir. Je suis votre ami, vous le savez. Avez-vous besoin argent ? Je vous en prêterai bien volontiers. D’Ars.—-Merci, Monsieur. C'est justement pour cela que je viens bus trouver. Ah! Monsieur, il m'est arrivé un grand malheur. A SkIN.— Hein ! Comment ? Quoi donc ?
oir où demeure le # D’Ars.—dJe suis complètement ruiné. ableaux.….. SKIN —Pas possible !
ere ? ® D'Ars—Une faillite m’a tout enlevé. De plus, mes créanciers :s tableaux viennent Be menacent d’une poursuite, si je ne trouve pas $30 à emprunter. 4 vous en prie, monsieur, sauvez-moi, avancez-moi cette soinme connaissait ce jeune 1 vingt-cinq pour cent, si vous le voulez. es, MSkiN—Ah! certainement, sans doute. Je ne demande pas " 16 Ÿ ù , an : autre visite assez ieux. Mais, vous savez, M. D'Arbant, les temps sont durs, l'argent Mlrare. Avez-vous des sûrelés à me donner ?
iues emprunter 82, : : À À k * ; nes neuves. Pour MD Ans.—Vous me connaissez, Monsieur, je suis homme d’honait pas de pain à la % fur, je vous rembourserai cet argent dans trois mois, À L L RS Q A Q , avaient pas d'ou. MRSkIN.—Hum ! Oui, vous êtes homme d'honneur. Mais la maladie ut venir, le travail peut manquer... [L me faudrait d’autres nd < U ‘hs:
ur as-tu donné sur retés, M. D'Arbant. ss Æ D'Ars.—Eh bien, voici le dernier tableau de mon fils Comen m'en donnez-vous ?
t è Q ÿE . | ] rest 2 Ù sage n , ai ois, mais tu aurais Skin. (Evaminans le tableau). —Ces paysages se vendent mal, J’ai te sous, au plus. 1 bien de la peine à placer les derniers. Pourtant, voyons, afin SRE - ‘ . f L H 1m , è i nr Ê c'est le moyen de M Aou obliger, je vous en donnerai encore 85.00 comme pour les | D'Ars.—Mais, ce tableau en vaut au moins 20 ! Mon fils, Henri, passé bien des nuits à ce travail.
SKIN, —Nous avons fait très-jeu de bénéfice sur les autres, trèsbu. C'est seulement pour vous obliger que je le prendrai à $5.
D’Ans.—Eh bien, pour mes enfants, je ferai les derniers sacri-
s pour cinq dollars.
assez bonnes affaires
dr at: à
e une autre acqui- Canadien voulait isait-il, Le vieux oins dix piastres l'a accepté.
fices (tirant son alliance). Tenez, avec le tableau, prenez aussi cetti aliance, C'est la bague de noces de ma pauvre femme ; donnez moi les $30 dont j'ai besoin.
SkiN—Impossible, M. D’'Arbant. Pour ces deux articles, je pui à peine vous offrir la moitié de cette somme. * D'Ars.—Mais, cette bague est montée en or. Elle coùûta cin quante piastres. Je vous en supplie, Monsieur, ayez pitié de moi Sauvez-moi en m'avançant cette somme ; pour moi c'est la vie Vous êtes père de famille. Au nom de l'affection que vous ave pour vos enfants, je vous en prie, sauvez-moi.
SkiN—Je vous l'ai dit, M. D'Arbant, je vous offre quinze piastres pour ces deux articles. C'est mon dernier mot.
D’Ar8.—Ainsi, vous refusez.
SkiN.—Je ne puis vous donner davantage.
D'Ans. (S'avançant vers lui) —Misérable !
(Abraham recule et paraît effrayé:) |
D'Ars.—Vous voulez donc me pousser au désespoir ou à là folie ! Je suis sur le bord d’un abime; vous pouvez me sauver en me tendant la main, et vous refusez !.. Ne craignez rien, monsieur, je ne vous ferai pas de mal! Mais puissiez-vous ne jamais sentir les terribles souffrances que j'endure maintenant dans le cœur | E
Allons! J'ai tort de me plaindre ! C’est moi qui suis coupable! Fou, insensé que j'étais! Je me suis moi-mème jeté dans cet abime de misère! Que Dieu me vienne en aide !... ({l sort.)
(La Scène change. Elle représente le logement de D'Arbant, un pauvre chambre... divers objets sur la table... livres, montre, violon.