D'ARBANT ET SES ENFANTS ÂLAIN ET JEAN
1 L D'Arbant vient s'asseoir près de la table. Ses deux fils se tiennent
oi qui suis coupable! # $4 droite.
mème jeté dans cet # D’Ars.—Ils sont partis, enfin! Oh mon Dieu! que j'ai souffert ide !... (ll sort.) “pendant cette heure !
ent de D'Arbant, un ALain.—Mon père, va-t-on souper bientôt ? J’ai bien faim ! livres, montre, violon @ D'Ans.—Attends le retour de tes frères, Alain. [ls vont peutètre rapporter de l'argent. Il n’y a plus de pain à la maison.
JEAN.—Mon père, j'ai froid ! Le feu s'éteint dans la cheminée.
1 D'Ans.—Mets ce châle sur tes épaules. Jean. Il n’y a plus de t dans un coin de li “bois à la MAISON, © JEan—Mais, vous, mon père, n’aurez-vous pas froid ? D’Ans.—-Non, mon fils, ne pense pas à moi.
4) ALan—Mon père, qu'avez-vous donc? avez-vous de la peine ; , +, parce que je vous ai dit que j'avais faim ? C’est passé maintenant. it? Vendue à M je vais bien dormir et je ne penserai plus à souper. . JEan—Comme vous avez l'air triste, mon père, êtes-vous stoire du Canada malade ?
iastre... (Silence). M D'Anp. (Avec agitation) —Oui, je suis malade! J'ai le cœur brisé Mipar la douleur et le désespoir.
(4 (Se levant). Mes enfants, n'oubliez jamais de votre vie, le jour to des étrangers ont emporté les souvenirs de notre famille, parce n canadien ! Il vau Sque votre père n'avait pas d'argent pour payer ses dettes! Le jour à quinze piastres le Moù vous avez eu froid, ét votre père n'avait pas de. bois pour vons D'Arbant) Allons, M réchauffer, le jour où vous avez eu faim et où il n’y avait plus de pain à la maison ! Que ce souvenir fatal s'enfonce dans votre cœur, M
es la montre cant À
comme la pointe d’un poignard, et plus tard, si Dieu bénit travaux, dr e ce jour terrible... ayez pitié des n heureux ! ({{ retombe sur son siège et se cache la téte dans les mai
(Les enfants se tenant par la main.)
(4ir de la romance de Richard Cœur de Lion.) {Très-lent el palhélique.)