ROMANCE DES ENFANTS
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8 , + 4 D'ARSANT.
Voilà donc où m'ont conduit mes rêves d'ambition et de fortune ! äla misère la plus profonde, à la ruine la plus irréparable !.…
iensé que j'étais! J'avais au Canada tout ce qu'il fallait pour tre heureux : une bonne terre, des parents, des amis nombreux. Ës enfants ignoraient la misère, et moi aussi, je l'ignorais hme eux! Je la connais maintenant! Voilà 3 ans que j'ai iné ma famille ici, et dans ces trois ans, que de misères, que ? maiheurs, que de larmes! J’ai vu mourir sur la lerré étrane, la mère de mes enfants, et une voix me disait au fond du r: ‘* C'est toi qui lui as donné le coup de mort!” J'ai vu mon 1 aîné renier sa religion, abandonner son Dieu, et m'abandonner moi-même !
“Et maintenant, mes enfants et moi, nous voilà sans asile, sans bis, sans ressource et sans pain! Oh mon Dieu ! pardonnes-moi ja folie ! Ne la faites pas retomber sur la tête de mes pauvres Bhfants ! Secourez-nous, Seigneur. Seigneur, je n'ai plus d'espoir
d'en vous! (1! retombe sur son siége.)
di PRE:
4 SCÈNE Vlle.
d D'ARBANT, GUSTAVE.
Gusr.—Mon Père, puis-je entrer ?
| D'Ans.—Oui, Gustave, viens maintenant! Viens voir la misère de ton père, et la ruine de ta famille. Regarde cette chambre, mon fils. Tous nos meubles ont été saisis et vendus, tous, jusqu'au (ht où mourut ta pauvre mère. Regarde, nous voilà maintenant ns argent, sans pain, sans bois pour nous chauffer. Regarde, et Mil te reste encore un peu de cœur dans la poitrine, pleure avec mous, et repent-toi, car cette ruine est en grande partie ton ouvrage. 1 Gusr.—Comment, mor père, que dites-vous là ?
4 D'Ans.—Oui, mon fils, la malédiction est tombée sur rious du ur où tu offensas ton Dieu en reniant ta religion. À partir de ce ur fatal, rien ne nous à réussi : uous avons ‘6 volés, déponillés Me tout, et nous voilà maintenant réduits à la plus ‘rofonde misère. on apostasie m'a brisé le cœur!
Etta mère! Gustave, sais-tu le coup que tu lui as porté ? Ecoute ; on fils, depuis que tu às renié ta religion je n'ai plus je vu Mourire ta mère un seul moment! Souvent, au contraire, je l'ai
“urprise toute en larmes, les mains jointes, la tête baisse. Elle Mpriait pour toi, Gustave ?
M Puis quand vint la mort, sa dernière parole fut envore pour Moi. ‘Que Dieu pardonne à mon fils, dit-elle ; son a,catasie m'a Muée, Que Dieu lui lasse miséricorde.”
Gusr. (Se jetant à genoux)—Pardon, mon père, pardon! D'Ane.—Demande d'abord pardon à Dieu mon fils, après cel ton père te pardonnera aussi. Redeviens catholique et tout ser oublié !
Gusr.(Se relevant) Pas maintenant, mon père, c'est impossible. plus tard, plus tard.
D'Arg.—Es:tu sûr de l'avenir? Maintenant, mon fils, mainte vant! Laisse:toi toucher par Dieu. Redeviens catholique ? GusT.—Je vous le répète, mon père, je ne puis pas maintenan c'est impossible ! ! :
.D'Ars.—Pourquoi donc ?
Gust.--Je vous en supplie, n’insistez-pas, ne m'interrogez pas :…. c'est; un secret que je ne puis: pas vous dire... Bientôt, man pèr je redeviendra catholique.
D'Ars—Que Dieu aie pitié de toi, mon fils!