‹ Expédition de Laghouat, dirigée aux mois de mai et juin 1844Chapitre 8 sur 10 · DEUXIEME PASSAGE · texte numérisé non relu

DEUXIEME PASSAGE

Tout ce qui arrivera est écrit.

Quand tu verras approcher le jour du jugement, sois sans crainte.

Ne demande pas ce que fera Dieu. Tu ne dois pas le savoir.

L'ange Tedzel viendra , n'en doute pas.

Il viendra après avoir franchi l'immensité de l'espace.

Toutes les oreilles entendront ses paroles.

Le Soleil se lèvera du côté du Couchant.

La porte du Bien sera fermée, le Mal seul se répandra.

Le règne des Turcs est passé.

A Alger il ne reste plus de Croyans.

Malheur à son beau port !

Malheur à ses murailles!

Malheur à la glorieuse Cité ! Malheur à ses mailres l

C'est aujourd'hui comme s'ils ne l'avaient jamais possédée.

Tu es devenue la demeure des Chrétiens.

Us ont chassé la Religion et ses défenseurs.

Us ontdélruit (es maisons, tes bains, tes jardins.

C'est en vain qu'autrefois tes vaisseaux couvraient les mers.

Malheur à tes braves corsaires qui faisaient fuir devant eux les enfans de l'Espagne.

Chacun d'eux ramenait au port un vaisseau chargé d'esclaves.

Et un autre vaisseau chargé de grands, faits prisonniers.

Telle est la volonté de Dieu , louange à Dieu ! Ce qu'il fait est en dehors de nous.

TROISIÈME passage

Une armée innombrable arrive.

Le Français et l'Espagnol traversent la mer. Malheur aux Turcs! Leur gloire est obscurcie. Ils étaient souverains du monde, Mais, n'en doutez pas, les Chrétiens arrivent. A l'aspect de leurs mille étendards, Alger deviendra déserte.

L'armée des Chrétiens grossira , et rien ne lui résistera. Les Mosquées seront abandonnées.

La paix règne dans le pays des Chrétiens. Ils ne sont plus inquiétés. Us n'ont plus à craindre les corsaires, Qui répandaient la terreur chez eux ,

Qui fondaient sur leurs pays et revenaient en ramenant leurs filles en esclavage.

Car les capitaines de ces corsaires étaient braves, •

Tout ce qui arrive à Alger, arrive parla volonté de Dieu.

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