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l'ile de France ; mais des offres engageantes que lui fit le gouverneur (M. Merkus), Pré à partir sp Batavia , l'engagèrent à D A Le 18 juillet, il quitta la rade d'Amboine ; le 27, la corvette mouilla sur la rade de Marado devant le fort d'Amsterdam ; M. Merkus s’y arrêta avec M. d’Urville ; ce temps fut consacre à des incursions dans l'intérieur des terres , et l'expédition s'enrichit de divers objets d’histoire-naturélle ; enfin, le 29 août au soir, l’Astrolabe arriva devant Batavia , où M. d'Urville pit l'accueil le plus flatteur. “4 L’ Astrolabe est arrivée, le 29 sp à l’île Maurice , d'où elle estrevenue à Toulon, après avoir laissé prendre à son équipage le repos dont il avait besoin après une campagne aussi fatiguanite. De grands éloges sont dus à l’infatigable commandant dé l’4#strolabe : les'périls sans nombre qu'il affronta pour pénétrer au milieu des mêmes écueils où la Pérouse et ses équipages se perdirent à jamais ; ses courageux eflorts pour arracher aux flots ces derniers vestiges d’une illustre infortune, ces précieux débris
vainement cherchés depuis quarante années (1); tant de dangers, de dévoûment, lui ont acquis les plus justes droits à la reconnaissance nationale : les noms de roro de Dillon passeront, avec celui de la Pérouse, à la paris:
QUELQUES RÉFLEXIONS. é
‘ En comparant les seules déclarations obtenues successivement par les capitaines Dillon et d’Urville, ont est aisément convaincu que les Re or ia la vérité et n’osent révéler un affreux secret.
La construction du petit navire, avec les débris de l’un des vaisseaux de la Pérouse est vraisemblable ; mais le caractère SOUPOORMAUX, lies des sauvages, ne doit pas laisser douter
(1) C'est du 7 fevrier 1788 que sont datées les dernières dépèches de la Pérouse : c’est le 26 fevrier 1828 qu'on découvrit le lieu de son naufrage. Étrange rapprochement !
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qu'ils n'aient détruit cet esquif et massacré les naufragés avant que ces derniers s’embarquassent.
La crainte que Vanikoro, désormais connu , ne fût de nouveau visité et envahi par des hommes qu’ils considèrent comme des êtres surnaturels, des génies malfaisans , a pu leur inspirer cette horrible résolution.
D’après leur témoignage, une trentaine d'individus appartenant au bâtiment qui fut submergé , et l’équipage tout entier de celui qui ne coula ps, abordèrent à Paiou, Ce nombre assez considérable de blancs dut causer de vives alarmes aux naturels. « Des rixes fréquentes, disent-ils, eurent lieu. » Cet aveu prouve que nos malheureux compatriotes furent souvent attaqués; que les insuleires voulurent les harceler sans cesse, dans le but de-!es affaiblir, puis de tenter un coup de muin, de les surprendre et de les égorger, projet odieux qu’ils exécutèrent très-probablement.
À l'égard des deux Français qui, selon eux aussi, sont restés dans l’île après le départ du navire à deux mûts, cette assertion vient corroborer nôs tristes conjectures : il n’est pas croyable que deux hommes de l’équipage aient été abandonnés par leurs frères: il est moins admissible encore que ces mêmes hommes aient refusé de quitter cette terre inhospitalière ; il faut plutôt supposer que ces deux infortunés seront parvenus à échapper au massacre général; qu’ils auront ensuite trouvé grâce à l’aide, peut-être, de quelques promesses d’instruire les insulaires dans l’art de naviguer et de construire à l’européenne. -
Toutefois, nous attribuerions leur mort à l’excursion que firent le Lascar et Martin Busshart à Paiou; à l’entretien qu’ils eurent avec eux, et aux enquêtes, aux investigations qui en devinrent la suite : ces cruels insulaires auront cru qu’ils deyaient sacrifier à leur sûreté les seulst émoins étrangers d’un acte de férocité dont on pourrait un jour tirer une vengeance exemplaire.
Ces réflexions ne doivent pen pas ralentir les recherches ultérieures.
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RÉCOMPENSES ACCORDÉES PAR LE ROI Au capitaine Dillon.
Un décret de l’Assemblée constituante, en date du 28 février 1791, avait promis une prime au marin français, ou étranger qui, le premier, découvrirait des traces du naufrage de la Pérouse : en conséquence de ce décret, le capitaine anglais Pierre Dillon a reçu de Sa Majesté une indemnité de dix mille francs, pour dépense personnelle pendant l'expédition, et a obtenu. une pension viagère de 4,000 francs.
Le capitaine Dillon a été en même temps nommé chevalier de la Légion-d’Honneur,
En vertu des ordres du Roi, S. Exc. le ministre de la Marine, M. le baron Hyde-de-Neuville, a présenté au Monarque l’intré- L'de capitaine, qui fait hommage à S. M. des premiers fruits de ses explorations aux îles de Vanikoro, aujourd'hui Izes De ra Pé- ROUSE,
MONUMENT A la mémoire de la Pérouse.
Le Roi, LL. AA.RR. Mgr. le Davbin ét Madame la Datenine ; S. A. R. Mapane, duchesse de Berri; LL. AA. RR. les ducs d'Orléans et de Bourbon ont souscrit pour son érection.
Des souscriptions sont ouvertés dans les principales villes mariimes du royaume. Le corps des officiers de la Marine royale a voulu contribüèr aux frais du céniotaphe. On souscrit aussi dans la capitaie.