‹ Expédition et naufrage de La Pérouse [microforme]Chapitre 32 sur 41 · DES OBJETS TROUVÉS PAR LE CAPITAINE DILLON · texte numérisé non relu

DES OBJETS TROUVÉS PAR LE CAPITAINE DILLON

(Pièces officielles (a).

Objets apportés d bord de la Recherche, à Tucopia » le 6 Septembre.

Quatorze pièces de fer converties par les naturels en instrumens

à leur usage. — Une vieille lame d’épée très-oxidée. — Un fr:

ment de vieille râpe: — Une savonnette. — Un boulon de fer

avec un écrou de même métal, — Un clou pointu, Un rasoir. —

(1) Ges précieux débris sont déposés à Paris au Ministère de la marine;le

Musée Dauphin en est enrichi : nous les avons vus et exarninés avec la ‘plus grande attention. Tous proviennent de la frégate l’Astrolabe , sous les ordres dé M; de Langle. La Boussole, montée par la Pérouse, abéos sombré dans un lieu extrêmement profond, il à été impossible jusqu'ici, ni d'en apercevoir, ni de s'en procurer aucun vestigé,

Cette longue nomenclature aura peut-être un faible attrait ‘pour le lecteur ; mais élle nous a paru indispensable dans un Recugil historique de celte nature.

Ge sont les piéces justificatives du naufrage,

Une pièce de cuivre percée de trois trous. — La moitié d’un globe de cuivre, pareil à ceux qu’on place sur un piédestal d'ornement. — Quatre sonnettes de cuivre ou d’airain avec un grelot en dedans, semblables à celles dont se servent les muletiers espagnols. — Deux petites cloches de métal composé , faites sur le modèle de celles des églises d'Europe, avec le n° à gravé sur chacune d'elles. — Une poignée d'épée en argent, avec un grand chiffre sur l’un des côtés ; sur ce côté se trouve également un chiffre plus petit, et sur l’autre est un troisième chiffre qu’on croit être un P avec une couronne dessus. — ‘Une assiette de porcelaine.

N° IL. - À oord de /a Recherthe , Jeudi 15 Septembre 1827.

Nous soussignés certifions que les objets ci-après ont été achetés cejoutd’huï,, en notre présence , aux naturels de Mannicola : La portion recourbée d’une grande courbe de nayire en fer, avec deux trous à cheville, conservée en entie: — Une pièce de fer plate, avec un trou'crrré pour ÿ introduire un clou. — Une pièce de fer plate et unie. — Deux chevilles de fer, longues®@le vingt-quatre pouces sept dixièmes. — Deux haches dé de la fabrique des insulaires.

i ‘ Peter Dizcon, John Russezr, E. ni ‘Georges Ross.

Ne IL.

A bord de {a Recherche, le 14 Septembre 1827.

Nous soussignés, certifions que les objets ci-après ont été achetés aujourd’hui, en notre présence, aux naturels de Mannicola, savoir : AU deu

Une cuiller en argent ,.de fabrique française , à laquelle il, manque trois où quatre pouces du manche; la tête est très-aplatie ; et quatre poinçons sont appliqués'sür la tige entre la tête et la partie brisée, Le poinçon le plus rapproché de la tête nous a paru

être un P avec quelque chose que nous n'avons pu facilement dis- &:

selon chevi sur le de fe pieds difér

linguer ; la seconde empreinte fous semble une fleur surmontée ‘d’une couronne ; la troisième, une couronne ; quant à la quatrième ; nous n’avons pu la déchiffrer. — Un cercle de cuivre ayant appariens àun compas azimutal divisé.en degrés et quarts de degré. Ce cercle n’est pas entier ; il en manque à peu-près un tiers.

— Une sonnette de muletier. — Un grand maillet de charpentier.

— Deux fräginens de grandes courbes de navires; les branches en sont brisées, et la partie recourbée manque, — Deux boulets à deux têtes, très-endommagés par le temps. — Un grand grappin d'iinartage. — Deux pièces plates de branches de courbes en fer. — Une cheville de fér, longue de trois pieds trois poucés deux dixièmes, —— Une chéville de fer de déux pieds. — Une cheville dé fer percée d'un trôu rond, semblable à celles qui servent à assujettir les supports d'embarcation, les fanaux de poupe ou les boute-hors..— Un clou de’ fer de neuf poucés sept dixièmmes de longueur. — Une cheville de fer récemment brisée’ en trois parties par les naturels ; sans doute pour obtenir de nous trois objets de fer en échange. — Trois autres petits morceaux de même mé: tàl, trop insignifians pour être décrits.

Peter Discon, E. Cuaieneau, John Russezc.

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