‹ Expédition et naufrage de La Pérouse [microforme]Chapitre 41 sur 41 · QUATRIÈME VOYAGE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME VOYAGE

Le grand canot.

Plusieurs morceaux de plomb. — Un frägment de chaîne,

en cuivre. — Un saumon de plomb, pesant 100 livres. — Deux

morceaux de cuivre des garnitures de Yergues. — Un fragment en cuivre d’instrument astronomique. — Une houilloire en cuivre.

Des coraux, qu'on à dû rompre, et qui avaient crû depuis le naufrage, enveloppaient, couvraient, au fond de la mer, unc majeure partie de ces débris qui (marée basse) se trouvaient à huit pieds de profondeur , et dix-huit (haute mer). On n’enleve l'ancre (du poids de 1,800 livres) qu'avec des eflorts, des peines inouis : la chaloupe courut les plus grands dangers.

Tous les objets que nous venons de désigner sont à Paris, au Musée Dauphin, excepté quelques-uns restés à Toulon (1).

(1) La ville d’Alby ne serait-elle pas fondée à les demander? Ne serait-ce pas le plus bel urnement du oénotaphe qu’elle élève aujourd'hui?

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NOMS DE MM. LES OFFICIERS COMPOSANT L’EXPÉDITION SOUS LES ORDRES DU CAPITAINE DUMONT D’URVILLE.

Leurs travaux scientifiques. — Leurs récompenses.

M. Dumoxr D'URviLLE, capitaine de frégate.

M. JaquiNor, commandant en second.

M. Lorrix, lieutenant de vaisseau.

M. Gnessien, (Idem) (x).

M. Gurrserr, enseigne de vaisseau.

M. ne Saison, dessinateur,

M. Quoy, second médecin en chef. de la marine (naturaliste). M. Gaïmaun, chirurgien-major, (Idem).

M. Lesson, chirurgien en second, ( Idem ).

Ces officiers concourrent, en ce moment, à la rédaction générale du voyage de découverte de la corvette l” Astrolabe, dont l’excursion à Vanikoro n’est qu’un incident. .

Un rapport fait et lu à l’Académie royale des Sciences, le 17 de

ce mois (août 1829), par M. le contre-amiral de Rossel, sur les travaux scientifiques et nautiques de l'expédition du capitaine d'Urfille, est terminé par ces mots :

« Déjà Sa Majesté a devancé les vœux de l’Académie, en ordonnant la publication de tous les fruits recueillis pendant la campagne de lAstrolabe ; elle a pris, avec une bienveillance toute particulière, en considération, les services de M. d’Urville qui a dirigé cette expédition, en lui accordant le grade de capitaine de vaisseau. Il ne reste plus qu’un dernier vœu à former, celui de voir accorder aux officiers et naturalistes qui l’ont secondé avec tant de succès, la récompense due à leurs talens, leur zèle et leur persévérance. »

Former un vœu qui met à même le Roi d’honorer, d’encourager la marine française, c’est être sûr que ce vœu national sera bientôt exaucé par un monarque si jaloux de toutes nos gloires.

(1) Il a servi de pilote à la corvette pour la faire sortir des périlleux et ionombrables récifs de Vanikoro : l'expédition lui doit son salut.

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