INVERSION SEXUELLE
La féminisation complète des coqs donne un plumage identique à celui des sœurs, c’est-à-dire que la dominance Leghorn est conservée. Mais si, par des injections ménagées de folliculine, nous faisons se manifester la pigmentation transitoire, nous trouvons que celle-ci est noire, comme chez le Combattant, On pourrait peut-être faire une réserve en pensant que le Leghorn possède un gène de mélanisation et attribuer le pigment à la parenté Leghorn. Du point de vue endocrinien, le fait n’en resterait pas moins intétéressant, car nous aurions pu, avec l’hormone sexuelle, faire ainsi s’extérioriser un caractère récessif.
La masculinisation des femelles entraîne l’apparition du plumage du frère. Mais l’ovariectomie incomplète cause des variations hormonales autour du seuil et, comme nous l’avions observé sur les coqs recevant des injections minimales de folliculine, nous voyons les poules opérées extérioriser tantôt le pigment femelle, tantôt le pigment mâle. Suivant l’activité ovarienne, les plumes poussent donc : ou grises (femelle), ou noires (transitoires), ou rouges (neutres). Les animaux sont bariolés, ils présentent un plumage
Se DRE
en mosaique dont chaque plage, après déplumage, s’est revêtue de plumes en accord avec la quantité d’hormone circulant pendant la poussée du bourgeon.
La sensibilité à l’hormone ovarienne, qui peut être considérée comme un caractère physiologique racial, s’hérite avec dominance de la propriété Combattant. Comme pour cette race, il faut peu de folliculine pour amener la féminisation, contrairement à la race Leghorn doré.
3°) Croisements de deuxième génération.
Les croisements entre eux des coqs et des poules hybrides de la première génération a, comme résultat, de faire apparaître des animaux qui se classent suivant les règles mendéliennes. Nous retrouvons donc des Combattant Indien, mâles et femelles, des Leghorn doré typiques et des hybrides ressemblant à ceux de la première génération.