‹ Expériences de Génétique PhysiologiqueChapitre 8 sur 43 · PC HA · texte numérisé non relu

PC HA

ternes auront modifié leur évolution. Dans les variations individuelles qui se constituent ainsi, il sera souvent bien difficile de préciser la part qui revient aux gènes et celle qui revient aux hormones.

Pour nous rendre compte de cette interaction hormono-génotypique, nous avons pensé à étudier des caractères qui, pendant la vie de l’animal, peuvent évoluer dans un sens ou dans un autre suivant l'hormone présente, s’inverser, revenir à l’état premier toujours uniquement sous l’influence hormonale. Il est ainsi possible d’explorer les potentialités dues au génotype et de connaître celui-ci. Quand tous les individus d’une même souche subissent ainsi les mêmes transformations sous les mêmes influences, ce n’est plus de variations individuelles qu’il s’agit, mais de variations raciales.

Nos études antérieures et le matériel que nous connaissions bien, nous ont naturellement poussé à choisir les hormones sexuelles et, comme caractères raciaux, ceux des Gallinacés.

Ce n’est sans doute qu’un cas particulier de cette longue chaîne encore à explorer qui va du gène au caractère constitué, mais nous croyons avoir ainsi établi le début de ce qu’on peut appeler la génétique physiologique.

Nous avons uniquement l'intention de mettre en lumière, dans ce travail, l'influence des hormones sexuelles dans l'épanouissement des caractères raciaux du plumage, c’est-à-dire dans le phénotype.

Page 1