‹ Expériences sur le remou et sur la propagation des ondesChapitre 34 sur 34 · I .ère · texte numérisé non relu

I .ère

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L’accord entre les résultats de ces expériences que j’ai répétées plusieurs fois, et ceux de la théorie, ne saurait être plus parfait : c’est ce qui devait arriver, aucune cause physique ne pouvant, à la distance à laquelle on a observé l’onde , altérer la loi de son mouvement apparent, donnée par le calcul. Quant à-présent je n’en ai pas fait à de plus grandes distances et avec des segmens de plus fortes dimensions ; ainsi je ne puis dire si à de grandes distances la vitesse du mouvement apparent des ondes à la surface du fluide indéfini sera moindre que celle donnée par le calcul. Il paraît qu’il doit y avoir , sous ce rapport , une différence remarquable entre le cas du fluide contenu dans un canal et celui du fluide indéfini.

i 5 . Tels sont les résultats des expériences que j’ai faites sur le mouvement des ondes; et l’on a vu par ce qui précédé que la théorie de M. Poisson y correspond parfaitement dans tous le cas où l’on a pu exécuter l’expérience d'après les conditions requises par la même théorie. Toute la marche du mouvement des ondes, analisée par M. Poisson, se présente réellement à l’observateur, en suivant leur mouvement et leur propagation: et il n’y a nul doute, que si l’on parvenait à écarter les circonstances physiques qui soit dans la production des ondes, soit pendant leur propagation , peuvent influer sur leur mouvement apparent, les résultats de l’expérience se trouveraient , dans tous les cas, parfaitement d’accord avec ceux de la théorie. Je dois encore noter que si quelqu’un se propose de faire des expériences

sur le mouvement des ondes, il doit prendre pour guide la théorie de M. Poisson , et n’oublier aucune des conditions qu’elle exige-, autrement il trouvera par ses expériences des résultats très-différens de ceux qui ont réellement lieuj lorsque les conditions présentes sont remplies: c’est ce dont j’ai eu plusieurs fois l’occasion de m’assurer par l’expérience même.

16. En terminant l’exposition des résultats que m’a donnés l'expérience sur le mouvement des ondes , je rapporterai quelques observations, que j’ai eu l’occasion de faire sur l’apparence des ondes produites par des disques triangulaires , carrés et elliptiques, soit en frappant par leur plan la surface de l’eau stagnante , soit en les retirant subitement et perpendiculairement à la même surface , après les avoir mis en contact avec elle , ou à peu de profondeur, sans que l’eau monte sur la face supérieure du disque , et après avoir laissé revenir l’eau à l’état du repos.

Le disque triangulaire dont je me suis servi , avait fr pouL. 3 Je c ôté . j e C Qté du disque carré “était de

9 ' p ° uc ‘ et le disque elliptique avait le grand axe de

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Les ligures 4.* , 5 . e et 6. e représentent la figure apparente et le mouvement des ondes tout à l’entour de ces disques tels que l’observateur les voit lorsqu’il suit des yeux tout autour du disque et à peu de distance de son périmètre , une suite d’ondes qu’il juge par leur profil, appartenir à un même groupe, et se mouvoir sur des mêmes

lignes tout autour du disque. Pour les dîsques triangulaire et carré, ces suites d’ondes, telles que l’œil les embrasse, ont une ligure renversée par rapport à celle des disques : pour le disque elliptique ces mêmes suites d’ondes ont une ligure qui à l’apparence s’élargit rapidement dans le sens du petit axe, et devient bientôt circulaire à peu de distance du disque.

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