‹ Expériences sur le tirage des voitures et sur les effets destructeurs quChapitre 18 sur 143 · S RÉSISTANCE AU ROULEMENT · texte numérisé non relu

S RÉSISTANCE AU ROULEMENT

9. Conséquences des résultats, contenus dans le tableau précédent. — En examinant ce tableau, nous voyons que, pour les bandes de0*,020.de largeur^ le rapport de la résistance R à la pression atteint successivement les va* leurs 0,00679 0,01605 0,02280

pour des pressions de 262S80 451^40 644>',60

Cet accroissement si rapide de la valeur du rapport de la résistance à la pression tient, dans ce cas particulier^ à une circonstance quMl importe de signaler. Les couches des fibres ligneuses étant obliques par rapport à la surface horizontale et même par rapporta la direction longitudinale des ban* des , et la pression, par centimètre de largeur, étant, vu la faible largeur de ces kandes, assez considérable pour allérer complètement l'élasticité, il e$t arrivé qu'à la pression de 451^40 et au delà, le scouches latérales ont glissé les unes sur les autres , et qu*il s'est formé, sur les angles des bandes, des fentes , des éclats dont la longueur a toujours été en croissant, et que, le bois devenant de plus en plus énervé, la résistance s'est accrue rapidement dans un rapport beaucoup plus grand qu'il ne serait arrivé sans cette circonstance. Je n'insiste donc pas sur cette expérience, où la pression sur chaque centimètre de largeur a dépassé d'une manière très considérable les limites de l'élasticité, et je passe aux autres séries.

Si, pour en discuter plus facilement les résultats, et en saisir l'ensemble d'un coup d'eoil, on les représente par une construction graphique, en prenant les pressions pour abscisses, et les rapports delà résistance à ces pressions pour ordonnées (PI. 1, fig. 3), on voit de suite que , dans chaque série, le rapport de la résistance à la pression , au lieu d'être constant , augmente de plus en plus avec la pression ; ce qui prouve que, dans le cas actuel , la résistance au roulement n^est pas proportionnelle à la pression.

De plus, si l'on compare les courbes relatives aux largeurs de 40 et de 80 millimètres obtenues avec des bandes tirées du même madrier, et dont le bois, posé à plat, avait ses couches ligneuses à très peu près parallèles au plan horizontal, on voit que le rapport de la résistance à la pression est constamment et de beaucoup plus considérable pour la plus petite largeur que pour la grande , et que la différence s'accroît avec la pression ; ce qui est complètement d'accord avec les résultats des expériences faites en 1838 sur le sol mou et humide du polygone de Melz, dont il sera parlé plus tard, et de celles qui ont été faites à Vincennes, en 1840, sur le bois, relativement à l'influence de la largeur de la zone de contact.

Enfin , si Ton observe la marche des courbes, qui représentent les résultats des expériences, on voit que l'accroissement relatif du rapport de la résistance à la pression ^ mesuré par l'inclinaison des tangentes à ces courbes, di-

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