‹ Experimentation Sur La Prophylaxie De La SyphilisChapitre 21 sur 25 · ET · texte numérisé non relu

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expériences dont parle M. Metchnikoff. 11 dit en effet dans son rapport : « Nous avons constaté que l'application de pommades préparées avec des sels de mercure, détruit le virus syphilitique, lorsqu'on frictionne les parties inoculées de une à dix-huit heures après l'inoculation du virus syphilitique. Nous avons appliqué cette méthode aux macaques, papoins et chimpanzés, avec le même résultat positif. »

« Quant à moi, j'ai refait les mêmes expériences, mais malheureusement les résultats n’ont pas été tous positifs. Même quand nous appliquions la pommade mercurielle une heure après l'inoculation, le chancre se développait cependant. On voit combien il est difficile d'arriver à une règle générale, étant données les nombreuses causes d’erreur et les différences dans la manière de procéder en réalisant les expériences. Peut-être, M. Metchnikoff a-til fait des inoculations beaucoup plus superficielles que les miennes. Rien de plus naturel alors que la différence des résultats obtenus par l'emploi de la pommade mercurielle. »

Réponse de M. Metchnikoff (communication orale) :

A la première objection qui consiste à dissocier le succès local de la guérison générale, M. Metchnikoff répond qu’à la plupart des singes traités par la pommade au calomel, il a inoculé à nouveau la syphilis au bout d'un certain tèmps et cette fois sans faire suivre l'inoculation d’un traitement préventif.

Dans tous les cas, cette réinoculation s’est montrée positive, ce qui prouve que la pommade au calomel avait réellement préservé les singes traités par cette méthode.

A la seconde objection par laquelle M. Neiïsser prétend ne pas avoir toujours réussi à entraver l’éclosion de la syphilis, en utilisant les pommades mercurielles. M. Metchnikoff oppose ses expériences qui toutes ont été faites avec succès, sauf lorsque la friction a été faite 20 heures après l’inoculation.

La seule façon d'expliquer la différence entre les résultats obtenus par M. Neisser et ceux obtenus par lui, M. Neisser la donne luimême en émettant l'hypothèse que « peut-être M. Metchnikoff a « fait des inoculations beaucoup plus superficielles que les miennes, »

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Et malgré ces inoculations plus profondes, il obtient encore du succès, ce qui prouve encore davantage l'efficacité de la pommade.

Et d’ailleurs, en pratique, les plaies des gens qui contractent la syphilis, sont encore moins profondes que celles faites même par M. Metchnikoff : d’où l’on est en droit de conclure que pratiquement, l'application de la pommade au calomel dans un délai suffisamment court après l'inoculation du virus, constitue un moyen efficace d'empêcher l'éclosion de la syphilis.

Du reste, il nous est facile de préciser la profondeur de la plaie cutanée, faite par le scarificateur de l'expérimentateur, M. Metchnikoff-dans notre cas. — Les plaies multiples, les six traces de scarification, sont restées visibles # jours ; le 5° jour elles . étaient invisibles et cicatrisées. — Il s'agissait donc de plaies superficielles suffisantes certes à l’inoculation syphihitique, dans notre expérience du virus.

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