‹ Explication de la carte chronographique, pour l'étude de l'histoireChapitre 23 sur 27 · ESSAI SUR L'ÉTUDE DE L'HOMME · texte numérisé non relu

ESSAI SUR L'ÉTUDE DE L'HOMME

Considéré sous le double point de vue de la rie animale et de la vie intellectuelle, a vol, in-8°, pap. fin »ar. , ia fr. , et par la poste, i5 f.

An milieu de ces mil|e volumes que la presse vomit tous les jours , et dont ia plupart naissent le matin pour mourir le soir, il en est quelques uns qui méritent de fixer l'attention : je veux parler de ces ouvrages consciencieux qui livrent à l'avidité du pubUc, non 1rs élucubrations hâtives d'une plume vendue ou immorale , mais le fruit de longues veilles et de profondes réflexions. C'est dans cette classe peu nombreuse que nous devons ranger l'ouvrage de M. Dufour, qui se présente au jugement de la critique sous le titre û' Essai, mais qui , dans le fait , contient un traité complet sur l'homme considéré sous le double point de vue de la vie animale et de la vie intellectuelle.

Nous ne saurions trop louer M. Dufour dfavolr compris que la morale doit être le but de tous les travaux de la pensée ; que Ubomme de lettres ne doit passe proposer seulement de rendre L'bomme plus instruit; qu'il a une plus aoble mission à remplir, celle de le rendre meilleur.

[Ami de la Religion, 28 novembre 1833,)

Le matérialisme; qui fut l'ombre fatale du dix-huitième siècle, et dont l'éloquence de J. - J. Rousseau lui-même ébranla , mais ne put renverser la domination , à sans douté perdu beaucoup de son crédit depuis les grands Givrages, les poésies inspirées et les plus profondes recherches dont notre dècle s'honore; mais quelques esprits, tristement systématiques, essaient mcore de lui élever un retranchement dans les amphithéâtres d'anatomie.ll %t beau de le voir poursuivi dans ce refuge par un homme qui a scrupuleusenent étudié tous les progrès d'une science qu'il exercé avec distinction.

Dans V Essai sur l'étude de l'homme, le physiologiste observateur vient au tecoors du philosophe affermi dans ses nobles convictions. Son analyse est lette , et prouve souvent une sagacité remarquable. Il nous semble qu'il est Unicité de faire mieux la séparation des actes instinctifs que noué accomplisons aveuglement par les seules lois de notre organisation, d'avec ceux qui ont le résultat de notre raison, de nôtre volonté, et dont nous avons une >rofonde conscience. Cette limite bien tracée fait tomber les objections les )lus sérieuses du matérialisme , qui affectent de Confondre des actes si divers, x>ur les rapporter & un même principe et les frapper d'un commun avilissement. Je conviens que Cabanis avait indiqué cette distinction : elle leçon- (luisait à des résultats fort différents de ceux qu'il énonce. M. Dufour les poursuit , ces résultats, mais dans un système tout contraire; il venge la nature humaine sans lui inspirer trop d'Orgueil.

L'observateur prend soin de nous amuser j en même temps qu'il achève de nous convaincre. Son style prend la couleur du sujet Cet ouvrage respire partout le calme des méditations philosophiques : en le lisant , on se sent agréablement distrait de l'âpreté des passions politiques et dégagé des noires impressions que fait naître la doctrine sèche et morose du matérialisme*

[Journal de Saône-et-Loire, 1833.)

Alexandre Laauaii*

TÉLÉMAQUE A JTHAQUE,

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