CHAPITRE I
JésiTS-Christ est le père et le créaleur de lont le monde.
Les patriarches ont liéiitô pour peu de feinps d'une certaine portion déterre; Jésus- Christ est pour toujours le Seigneur du Cieï el ic la terre, le possesseur de la béatilude éiernclle, don! la (erre promise n'était (|ue la ligure
Les patriarches ont laissé pour un temps aux juifs leurs enfans, cet héritage terrestre.
Jésus - Christ promet et donne l'héritage éternel aux chrétiens, ses enfans et ses frères, il ne veut pas posséder seul l'héritage de son Père, il veut avoir des cohéritiers; c'est pour cela que par le baptême il nous a régénérés dans son sang, il nous a fait les enfans adoplifs de Dieu, ses frères et ses cohéritiers
0 bonté ae Jésus- Chi'ist ! ô bonheur d chrétien ! Jésus-Christ est héritier de Dieu , le chrétien est héritier de Dieu, cohéritier de Jésus-Christ.
Christ, Fils du Dieu vivant, mon frère, mon cohéritier, par votre grâce rendez-moi digne de l'héritage éternel de notre Père; que je ■ vive de sorte qu' un jour j'aie le bonheur d'entendre : Venez, tes bénis de mon Père, posséder, etc.
3. Fils unique de Dieu, dis-je, qui 3. Qui cjr étant tle toute éternilcla splendeur de '^'^'^f i''*"'""'^'" sla gloire de son Père ,
Expression par laquelle saint Paul nous représente, autant qu'il peut, la génération éternelle du Verbe , qui émane de son Père comme l'éclat de sa divine clarté.
KjS f^PlîT.11 AUX IlÈBRliVX.
Le Père clernel est comparé au soleil , Verbe an rayon, pouruiarqner que le Fils paie cède du Père, comme le rayon émane du'sSi leil, nécessairement, purement, continuellement, sans en être jamais séparé.
et figura siibs- Et le Caractère ou rimpression de sa
taniiœejus. pei^gonnc,
Autre similitude, pour exprimer la même génération éternelle, par la comparaison du cachet et de sa figure : le Verbe divin est la figure , l'impression , l'image de son Père ; mais image vivante, substantielle, égale et représentant parCiitement tout ce qu'il est, par l'être qu'il a reçu de lui.
poriansqiieom- Soutenant, conservant et gouvernant ulfis'su»? ^"^ tontes choses par sa toute-puissante parole,
Qu'est-ce que Moïse éclatant de quelques rayons, et gouvernant le peuple d'Israël avec tant de peines, si on le compare avec Jésus- Christ, la splendeur de la gloire de Dieu, et qui gouverne tout le monde par un simple signe de sa volonté ?
piirgationem S'cst néanmoins revêtu de notre na-
peccatoium fa- i ii
tiens, sedet ad ture , en laquelle, comme souverani
dexttiam Ma- p^j-j^if^ il ^ DUlifié tOUS IcS pCcllCS du icstatis m «xcel- r " r i^
«'»• monde, par son propre sang répandu
sur la croix ; après quoi il est ressuscité glorieux , il est monté au Ciel , où , égal à son Père , il jouit avec lui de la majesté , de la gloire et de la puissance souveraine.
CnAl'ITRE I. 199
Saint Paul marque ici tacitement ce qu'il dira oirvertemcnt aux chapitres 7, 8 et 9, que Jcsus-Chrisl l'ciTqjorle infiniment au-dessus il'Aaron : celui-ci a ofTcrl à Dieu des animaux; Jcsus-Clnist, Homme-Dieu, s'est offert lui même. Aaron, une fois l'année, entrait dans le saint des saints; Jésus-Christ, notre souverain pontife, est toujours dans le Ciel, et y jouit de toute la gloire de Dieu.
Conservez, ame chrétienne, cette idée de la gloire de votre souverain pontife, afin d'y recourir avec confiance, et d'obtenir miséricorde par sa toute-puissante médiation.
|. En cet état de gloire , il surpasse ^.laniô me-
lior aiigelis effectus , qiianlè
non-seulement tous les hommes , mais ijor a"geiis ef-
il est aussi d'autant plus élevé au-dessus diifeieniiuspiae
di ,•! illis nomen lis-
es anges, que le nom qu il a reçu ,.ediiavit.
est plus excellent que le leur.