voio eiTo g. Je veux donc et je désire que les
uiDs orare in . ' i • '
irniin locoj le- hommcs prient en tout heu desliné aux ma'Ims sine"Ira j'^'icrcs publiqucs , Icvant au Ciel les ei cJ.sreiiaiio- mains Durcs de toute souillure de pé-
clie , et ayant les cœurs nets de toute
haine et de toute discorde.
Saint Paul revient à ce qu'il a commencé au premier verset , et , après avoir enseigné qu'il faut prier de toutes manières et pour tous les hommes , il enseigne qui doit prier, où , et comment.
Qui doit donc prier? Les homme» et les femmes : la nécessité est égale à r'un et à l'autre sexe. La prière e>t la nourriture de l'ame elle est donc également nécessaire aux âmes des hommes et à celles des femmes, counnc le boire et le manger sont également nécessaires à leurs corps.
Où faut-il prier ? JE/i towi iictc. Toute la terre a été sanctifiée par la présence du Jésus- Christ, tout lieu est un oratoire aux chrétiens ; mais parce (ju'il est ici question de prières publiques , et principalement du sacrifice et de la communion , selon l'interprélalion des saints Pères, et comme il paraît par l'habit décent que saint Paul requiert des femmes ( car il importe peu en (jucl h^bit elles prient chez elles ) , il faut entendre en tout Heu destiné à la prière , ou dans les ora
CUAl'ITRE II. 25
loircs ; il n y avait pas encore d'Eglises clirélieiuics.
Coniniciil les hommes doiveiil-ils prier ? Levant {es mains : cela signifie 1 elévalion de l'esprit et du cœur; icvaut (es mains pures, exemptes de rapines, d'injustice, etc. , ayant le cœur net de haine et de rancune, pardonnant, afin d'obtenir pardon : Dimitte nobis., etc.
Comment les femmes doivent-elles prier?
9. Que les femmes prient de même, ^^ similiiéH avant les mains pures et le cœur sans f , '""''•^'"^^ '^
'' , ^ , A habita ornato ,
rancune, mais de plus étant vêtues cum verecundia
„„„1.| -«..'Il 1 ' et sobrielale or»
comme 1 honnêteté le demande, ornées ^^^^^^^. ^g ^ ^^ de pudeur et de modestie , sans se fri- "'^.".,'" *°'"''f ser et sans porter ni or, ni perles, ni auro, aut mar-
I 1 •. . carilis, vcl ves-
habits somptueux, r. preliosa:
10. Mais comme il est biense'anl à 10. SeJ.quod des icmmes qui lont proiession de pie- piomittemes te , non par des paroles seulement , mais peTa\7o"nar ° parles bonnes œuvres.
Que dirait saint Paul, s'il entrait aujourd'hui dans nos églises , et qu'il y vît une transgression si universelle de tout ce qu'il enseigne en ces deux versets ?
En effet, où sont aujourd'hui ces habits décens qui inspirent la pudeur et la modestie ? Où sont ces femmes ornées de bonnes œuvres, sans frisures, sans or, sans pierreries , sans habits somptueux ? Au contraire, combien de femmes superbement et ridiculement vêtues, à qui saint .îcan Chrysoslôme
Er. Padl. IV 2
a6 I. Él'ÎTRJi A TIMOTHÉE.
pourrait demander : Est-ce pour prier Dieu que vous venez ici en cet état ? on bien y venez-vous au bal , aux noces , au mariage ? Est-ce pour y adorer Dieu, ou pour l'insulter et N eus faire adorer vous-mêmes en sa place ? Est-ce pour y pleurer vos péchés ? Hé ! si vous le faisiez en cet état , vos larmes exciteraient la risée des spectateurs : êtes-vous dans un habit qui convienne aux larmes et aux gémissemens de la pénitence ?
Vous vous moquez donc de nous ? Mais on ne se moque pas impunément de Dieu.
II. Millier in * ^ ' Q'^^ ^^^ femmes prient donc en siieutio discat toute motleslie à FcVIise , et qu'elles y
mm oinni sub- . ^ . ,
jeciione. reçoivent en silence et avec une entière
soumission les instructions qu'on leur y donne.
12, Docere 12. Car je lie permets pas aux fem-
auteui nnilieri i^ • 1 I" 1 . IT 1' „
non peimitto , "^'^s d enseigner en public dnns 1 hglise, neque dominari j^i d^'cxcrcer aucunc autorité sur leurs
H) vniiin , sed . ... • i i
esse in siieniio. maris ; mais je leur prescris de demeurer dans le silence.
i3. Adam e- i5. Je ne leur permets pas, dis-je ,
nint primiis for- , -, . •. / i • x
maïusest, dein- de prendre autorité sur leurs maris, a de i(cv;i. q^^- j)jg^j ^ donné la primauté sur elles ,
comme il paraît par Torigine de l'un et de Tau Ire sexe ; car Adam fut créé le premier , comme l'ouvrage le plus parfait, et Eve après lui, de lui et pour lui ; elle doit donc lui être soumise.