‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 15 sur 276 · voio eiTo g. Je veux donc et je désire que les · texte numérisé non relu

voio eiTo g. Je veux donc et je désire que les

uiDs orare in . ' i • '

irniin locoj le- hommcs prient en tout heu desliné aux ma'Ims sine"Ira j'^'icrcs publiqucs , Icvant au Ciel les ei cJ.sreiiaiio- mains Durcs de toute souillure de pé-

clie , et ayant les cœurs nets de toute

haine et de toute discorde.

Saint Paul revient à ce qu'il a commencé au premier verset , et , après avoir enseigné qu'il faut prier de toutes manières et pour tous les hommes , il enseigne qui doit prier, où , et comment.

Qui doit donc prier? Les homme» et les femmes : la nécessité est égale à r'un et à l'autre sexe. La prière e>t la nourriture de l'ame elle est donc également nécessaire aux âmes des hommes et à celles des femmes, counnc le boire et le manger sont également nécessaires à leurs corps.

Où faut-il prier ? JE/i towi iictc. Toute la terre a été sanctifiée par la présence du Jésus- Christ, tout lieu est un oratoire aux chrétiens ; mais parce (ju'il est ici question de prières publiques , et principalement du sacrifice et de la communion , selon l'interprélalion des saints Pères, et comme il paraît par l'habit décent que saint Paul requiert des femmes ( car il importe peu en (jucl h^bit elles prient chez elles ) , il faut entendre en tout Heu destiné à la prière , ou dans les ora

CUAl'ITRE II. 25

loircs ; il n y avait pas encore d'Eglises clirélieiuics.

Coniniciil les hommes doiveiil-ils prier ? Levant {es mains : cela signifie 1 elévalion de l'esprit et du cœur; icvaut (es mains pures, exemptes de rapines, d'injustice, etc. , ayant le cœur net de haine et de rancune, pardonnant, afin d'obtenir pardon : Dimitte nobis., etc.

Comment les femmes doivent-elles prier?

9. Que les femmes prient de même, ^^ similiiéH avant les mains pures et le cœur sans f , '""''•^'"^^ '^

'' , ^ , A habita ornato ,

rancune, mais de plus étant vêtues cum verecundia

„„„1.| -«..'Il 1 ' et sobrielale or»

comme 1 honnêteté le demande, ornées ^^^^^^^. ^g ^ ^^ de pudeur et de modestie , sans se fri- "'^.".,'" *°'"''f ser et sans porter ni or, ni perles, ni auro, aut mar-

I 1 •. . carilis, vcl ves-

habits somptueux, r. preliosa:

10. Mais comme il est biense'anl à 10. SeJ.quod des icmmes qui lont proiession de pie- piomittemes te , non par des paroles seulement , mais peTa\7o"nar ° parles bonnes œuvres.

Que dirait saint Paul, s'il entrait aujourd'hui dans nos églises , et qu'il y vît une transgression si universelle de tout ce qu'il enseigne en ces deux versets ?

En effet, où sont aujourd'hui ces habits décens qui inspirent la pudeur et la modestie ? Où sont ces femmes ornées de bonnes œuvres, sans frisures, sans or, sans pierreries , sans habits somptueux ? Au contraire, combien de femmes superbement et ridiculement vêtues, à qui saint .îcan Chrysoslôme

Er. Padl. IV 2

a6 I. Él'ÎTRJi A TIMOTHÉE.

pourrait demander : Est-ce pour prier Dieu que vous venez ici en cet état ? on bien y venez-vous au bal , aux noces , au mariage ? Est-ce pour y adorer Dieu, ou pour l'insulter et N eus faire adorer vous-mêmes en sa place ? Est-ce pour y pleurer vos péchés ? Hé ! si vous le faisiez en cet état , vos larmes exciteraient la risée des spectateurs : êtes-vous dans un habit qui convienne aux larmes et aux gémissemens de la pénitence ?

Vous vous moquez donc de nous ? Mais on ne se moque pas impunément de Dieu.

II. Millier in * ^ ' Q'^^ ^^^ femmes prient donc en siieutio discat toute motleslie à FcVIise , et qu'elles y

mm oinni sub- . ^ . ,

jeciione. reçoivent en silence et avec une entière

soumission les instructions qu'on leur y donne.

12, Docere 12. Car je lie permets pas aux fem-

auteui nnilieri i^ • 1 I" 1 . IT 1' „

non peimitto , "^'^s d enseigner en public dnns 1 hglise, neque dominari j^i d^'cxcrcer aucunc autorité sur leurs

H) vniiin , sed . ... • i i

esse in siieniio. maris ; mais je leur prescris de demeurer dans le silence.

i3. Adam e- i5. Je ne leur permets pas, dis-je ,

nint primiis for- , -, . •. / i • x

maïusest, dein- de prendre autorité sur leurs maris, a de i(cv;i. q^^- j)jg^j ^ donné la primauté sur elles ,

comme il paraît par Torigine de l'un et de Tau Ire sexe ; car Adam fut créé le premier , comme l'ouvrage le plus parfait, et Eve après lui, de lui et pour lui ; elle doit donc lui être soumise.

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