Mais la solide nourriture est 14. Perfecto
, r •. 1 .11 •. 'uii aulem est
poiu' les pariaits dont l esprit , par un soiidus cilms ; lone usase et une forte habitude, est '^°''"'" fi"i i""
~ " ^ ' consuetudine
accoutumé à discerner le bien et le exeiciiatos iia-
I hent sensus aJ
ÏÏ13'« disrretionen-
COROLLAIRE DE PIÉTÉ. boni ac mali-
En premier lieu.
Que tous les prêtres considèrent attentivement Jésus-Christ , pontife éternel , le modèle et Texemplaire de tous les pontifes et prêtres ; et qu'ils apprennent de lui les règles du sacerdoce ; pour cet effet , qu'ils soient attentifs à toutes les paroles de saint Paul.
Jésus-Christ ne s'est pas élevé de lui-même à la dignité sacerdotale^ etc. ; mais il y a été élevé par son Père.
Elanl jarêlre , il a eu pitié de nous, il a prié , supplié, gémi , crié, pleuré pour
Veii,\, 8-10,
aSo iPÎTRE AUX riÊBRI'UX.
nous , et quoiqu'il fiit Fils naturel de Dieu , h qui appartient Tempire , le bonheur et la gloire , il a voulu souffrir, être humilié, obéir jusqu\\ la mort et la mort de la croix, oii, commt sur un autel , il s''est oiierl lui-même pour nous ; et là , consommé par les souffrances et par les opprobres , il est devenu la cause de noire salut , et a été déclaré souverain pontife pour toule l'éternité.
Que tout prêtre , vicaire de ce souverain pontife , se compare avec ce modèle , et cjii'il voie si , comme lui , il a été appelé de Dieu au sacerdoce , s'il a compassion des pécheurs , s'il prie pour eux, s'il gémit , s'il pleure, s'il travaille, s'il souffre , s'il est prêt à mourir pour être la cause de leur salul éternel.
Qu'au moins, par cette comparaison de lui-même à.Tésus-Christ , il s'humilie, il se confonde et s'anéantisse; et que confus, humilié, anéanti, il conçoive la véritable idée d'un prêtre; qu'il s'efforce dorénavant de la remplir (selon que Dieu lui en fera la grâce), en priant, gémissant, pleurant, tra
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vaillant et mourant même, s'il en est besoin , poui* le salut éternel des pécheurs.
Eîi second lieu.
Que tout cinvtien, disciple de.Tésuâ Christ, se rende atlenlif à ce qui es» ici écrit de Jésus-Christ, notre maître pour notre instruction et notre consoiation.
Jésus-Christ, quoique Fils de Dieu, à qui appartenaient naturellement la puissance , le bonheur et la gloire , a pourtant voulu souftVir, être humilié, obéir et iprouver combien il est diflîcile d'être obéissant jusqu'à la mort, et la mort douloureuse et infôme de la
croix. reri.î
Qu'est-ce cjue cela nous apprend?
I." A ne pas croire que nous soyons abandonnés de Dieu , quand nous souffrons et que nous sommes méprisés et abandonnés des hommes.
De même cpie Jésus-Christ, étant homme de douleurs , l'opprobre des hommes et le mépris des peuples , n'en était pas moins Fils de Dieu , moins cher à Dieu , mais également l'objet de ses complaisances ; ainsi un chrétien
«52 ÉPÎTRE AUX IltfikELiX.
souffrant , pauvre , humilié , charge d'opprobres, livré à la mort, n'en est pas moins fils de Dieu, moins agréable à Dieu , mais d'autant plus cher qii'il Vers. 9. est plus semblable à Jésus-ChrisL
2.° A croire au contraire que la ouflfrance et l'humiliation est la consommation du chrétien , comme elle a élé celle de Jésus-Christ.
Passio est consummatio^seuperfectio , et per hoc oportet ad perfectionem peivenire , dit saint Jean Chrysostôme : la soufîi'ance en est la consommation, ou la perfection : c'est par elle qu'il faut arriver à la perfection.
Je souffï'e , donc je suis dans le chemin de la perfection ; Dieu me prépare pour Téternité bienheureuse , il me rend semblable à Jésus-Christ, son Fils, il me consomme, comme il l'a consommé ; je me consolerai donc , je me réjouirai et je me glorifierai dans mes humiliations , mes bassesses et mes souffrances.
PRATIQUE
Quand nous sommes dans un état d'infirmité, dMuuniliation cf de souffrances , que faut-il faire ?