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me notre précurseur, pour nous y pre- ^^-.^ i.u.iivit jeparer la place , et pour v prier pour '"V ^^^""'^'^'f
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nous, étant établi pontife éternel, selon dusedecU ponl'ordre de Melchisédech. œiernum.'*
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Apprenons du verset 6 Testime que nous devons faire de la grâce baptismale , et avec quel soin un chrétien la doit conserver.
Rien n'est plus précieux ; c'est un renouvellement de l'homme, par lequel il devient une nouvelle créature en Jésus-Christ, enfant de Dieu, héritier de U eu , cohéritier de Jésus-Christ ayant droit sur tous les biens de Dieu,
264 ÉPÎTRE AUX HÉBBIiUX.
lui étant parfaitement agréable, n''a3 ant rien qui lui de'plaise, en un mot, tout grâce, totus gratia ^ dit saint Jean C II ry SOS tome.
Sa perte est irréparable ; on ne la peut réparer que par un second baptême ; il est nécessairement unique et ne peut être réitéré , comme la mort de Jésus-Christ est unique et ne sera jamais réitérée.
On ne peut la réparer par les larmes et les douleurs de la pénitence, qui ne renouvelle pas , mais qui répare , en cpielque sorte , ce qui tombait en ruines : qui ne rend pas le même éclat, ne guérissant pas si parfaitement qu'il ne reste; quelque langueur et quelque peine de péché , quoiqu'il ait été pardonné, comme après la guérison d'une blessure , il reste toujours quelque cicatrice sur le corps; qui ne donne ja mais autant d''assurance que le baptême ; car un homme renouvelé par le baptême est bien plus assuré de son sahit en cet état, cjue le pénitent qui ne doit jamais être sans crainte, même pour les péchés pardonnes, mais qui
CHAPlTllli VI. 2GS
tloil atlcntlrc avec frayeui' le Icirible jiigpmcnt (le Dieu.
PI ni à Dici que les nouveaux baptisés conçussent bien toutes ces vérités, afin de conserver phis soigneusement un trésor dont la perte est irréparable !
En second lieu.
Apj Tenons de la similitude du versit 7 comment nous devons recevoir les glaces de Dieu pour notre saUit.
iVotre ame est le champ, le jardin de Dieu, l'Evangile est la parole de Dieu, et c'est une semence que Dieu sème en nos âmes comme dans son (hamp; la grc';ce que Dieu nous confère par 1rs s iciemens , et toutes ses grâces actuelles sont une rosée et une pluie céleste dont il arrose nos âmes pour les rendre fécondes.
C'est à nous à recevoir soigneusement cette rosée céleste , à n'en rien perdre par notre négligence, à agir et à coopérer avec elle, et par son moyen, à faire germer les semences de piété que Dieu a répandues en nos âmes, et produire les fruils des bonnes œuvres qui lui soient agréables.
Si vous le faites , Dieu vous bénira ,
El. Paui-. IV. 12
a66 ÉPÎTRli AUX HÉBRhUX.
mais si au contraire, négligeant cette divine rosée et étouffant cetle semence tle piété , votre ame ne produit que des ronces et des chardons , craignez la malédiction et la punition de Dieu.
Ce ne sont pas ici des monaces de Paul . des paroles seulement d'un homme ; mais ce sont les menaces du Saint-Esprit et de Jésus-Christ cjui pailent en saint Paul,
Faites donc une sérieuse réflexion sur vous-mêmes , et voyez si vous produisez des fruits de piété, ou des ronces et des épines , et jugez de ce (jue vous devez attendre.
Mon Dieu ! pardonnez - moi toutes mes infidélités passées, et faites par votre grâce que mon ame, si souvent arrosée de votre sang , soit un champ sans épines, mais fécond en bonnes œuvres.
En troisième lieu.
Apprenons avec joie du verset 17 que c'a été pour aftVrmir notre espérance, que Dieu a promis avec serment à Abraham et à tous ses en fans spi»'ituels sa bénédiction en Jésus-Christ, et par Jésus-Christ son héritage éternel.
CHAPlTHli VI. 267
Toutes les paroles de Dieu sont véritables et infaillibles; cependant non content de nous promettre simplement son he'ritage, il nous le promet avec serment.
O que nous ..jmmes heureux , que Dieu veuille bien jurer poumons ! Mais que nous serions malheureux si nous ne croyions pas au serment de notre Dieu I
Croyons donc, et appuyés sur deux choses immuables , la promesse et le serment de Dieu , espérons fermement en sa miséricorde. Que Fespérance , comme une ancre attachée au cœur de Dieu, affermisse tellement notre cœur parmi les tempêtes de cette vie, qu'elle nous attire et nous conduise continuellement au cœur de Dieu , le port du salut éternel.
Dans cet esprit, disons avec joie, comme le Prophète :
Tout mon bien est de me tenir uni a Dieu , et de mettre en lui toute mon espérance.
Toutes les créatures sont aussi in> constantes que les flots de la mer.
Dieu seul est stable , ferme et immo-
268 ÈPÎTRL AUX HÉBREUX.
bile. Dieu seul sera donc éternellement le Dieu de mo\i cœur, mon appui , mon soutien, et j'espérerai toujours en lui.
En quatrième lieu.
Remarquons aussi avec joie, au verset 20, deux choses qui doivent exciter et animer noire espérance, fondée sur la parole et le serment de Dieu.
Savoir, que Jésus-Christ, en qui et par qui Dieu nous a bénis et nous a promis son héritage éternel , est entré pour nous dans cet héritage, et comme notre précurseur , et comme noire pontife.
De mêmequ''il s'est fait homme pour nous , qu''il est mort pour nous , il est aussi ressuscité pour nous, et monté au Ciel pour nous.
Comme notre précurseur, pour nous préparer la place , à nous c|ui sommes appelés pour le suivre bientôt.
Comme notre pontife, afin de priej son Père pour nous. Le souverain pon tife de la loi entrait une fois Tannée dans le saint des saints, pour y prier pour le peuple; Jésus-Christ, le pontife éternel, est entré dans le Ciei ,