‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 215 sur 276 · F.de No^ , r,^ C'est par la foi que Noé ayant été · texte numérisé non relu

F.de No^ , r,^ C'est par la foi que Noé ayant été

Jesponso accei)- ^ \ ^ . ••■ . , .

lo de lis (jiK-B divinement averti de ce qui devait ar-

adhiic non vide- . ^.^^• n j'i

baritnr , me- rivcr, c cst-a-dii'c fl un delugc univerlucns apiavit gg| („fon ii'avait jamais vu , et dont

arrnm m salu- ' 1 ■* ...

iaindomiissii.T, il n'y avait aucuiie apparence, il crai-

Pfi qiiam dam- . t-w . i 1 • . 'i

navit miinduni: gnit Dicu , et daus la justc apprelicnrtjiisiiiux.quae j que sa foi lui inspira , il bâtit

lier iKlem est , 1 ' .

fuercs est insti- l'arche poiir saiivcr sa famille ; et par cette foi il condamna Tincrédiilité du monde, et devint l'héritier de la véritable justice qui vient de la foi.

Lorscpie Noé bâtissait «on arche , le monde lui en demandait la raison ; il la disait à tous, leui annonçant ce qui devait arriver pour punir les pécheurs ils ne le crurent oas eJ

CUAPITR* XI. 541

ne s'amendèrent pas : la foi de Noé a été la condamnation de l'incrédulité du inonde.

C'îst ainsi que les fidèles qui travaillent à leur samt sont méprisés par les gens du monde ; mais c'est ainsi qiie cela même sera la condamnation des gens du monde (jui négligent leur salut.

8. C'est parla foi qu'Abram , appelé g. pide qm depuis Abraham , a obéi à Dieu , qu? j"'^'»'"'" A^';ÎJ lui commanda de sortir de son pays : «n locum exire il en sortit donc par obéissance, il vint l'usTiat mVxdans une terre qu'il devait recevoir '"^'?.''^'^"' •. ^

Ti ^ exiit , iiesciens

pour héritage, et il sortit sans savoir quô Iret. où il devait aller, ni oîi il devait s'arrêter.

g. C'est par la même foi qu'en cette 9. Fidedemo-

•!• V'i'i J.1 C • latus est in ter-

terre qui lui avait ete tant de rois pro- ,4 ,eniomissio-

mise , il demeura comme dans une"'*.r 'a"'i"a'n

, y , , in aliéna , inca-

terre étrangère, logeant sous des tentes suiis iiabitando

/> . cum Isaac et Ja-

comme un voyageur, ainsi que rirent cob , coh;tredi- Isaac et Jacob , qui devaient être avec ^!"* . 'epromis-

I , . . , ^ sionis ejusdem.

lui les héritiers de cette même promesse.

10. Parce qu'il attendait la posses- u, Exp-ciasion de cette cité céleste, dont les fon- '^^ '«"'•"/" "^a-

' menia liabeii-

demens sont inébranlables, et qui a tem civiiaiem ,

De ^ .. ^ 1 •. . c"j"s artifex e^

leu pour tondateur et architecte. conditoi Deus.

Les '^jatriarches dont la vie était longue, ont habité sous des tentes comme des pèlerins, sans bâtir ni maisons, ni villes ; et des

342 éPÎTRE AUX nèBRKDX.

hommes , dont la vie est si courte . la passent à bâtir, à acquérir, à joindre maison à maison , héritage à héritage , comme s'i's ne devaient pas mourir.

O folie ! ayant si peu de temps à vivre, de remployer en des choses si vaines! Souvenezvous que la terre est votre exil , et que le Ciel est votre patrie ; vivez donc comme pèlerins et étrangers , aspirez après votre bienheureuse patrie.

rr.Fideetip. j j ^ C'cst par la foi que Sara, étant

ga Sara stenlis ^ , ^

virtuiem in con- naturellement stérile, et de plus étant

Sr^epu; hors cFage cVavoir des enfans, reçut la

etiam prœter vertu de conccvoir un fils, parce qu'elle

tempus aetatis , ..,,.. ^ .

quoniam fide- crut que Uieu, qui le lui avait promis, lnun?fi?«i re- ^tait fidèle dans ses promesses.

12. Propier 12. Et c'cst par Cette foi que d''un quod et ab u- geul Abraham, cassé de vieillesse et déjà

1)0 orti sunt, (et > )

hoc emortuo , ) comme mort, il est sorti une multitude

tanquam sidera ^ '. -i J

cœii in mutiiu- cl enfaus, pareille a celle des étoiles du '^'""" 'ml^''.a ciel et du sable innombrable des riva-

âi crin ) vjiKL cj*-

adoram maris, ggg Jg 1^ mer.

innumerabilis. ^ , m . -r

Sara n a eu qn im fils , savoir Isaac ; mais

de ce fils et par ce fils sont sortis une infinité d'enfans d'Abraham, soit naturels, soit spirituels, du nombre desquels sont les chrétiens.

f3. jiixta fi- i3. Tous ces saints patriarches, dem <ief*'"9'' Abraham , Isaac et Jacob, sont morts

sunt omnes is- ' • i i

ti , non accep- daus la foi , saus avoir reçu les biens

lis repromissio- t\- i '^ * '1

nibus , sed à c|[ue Uicii Icur avait promis , mais les

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