‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 252 sur 276 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

nous le rend toujours présent, afin que nous Toffiions sans cesse à son Père.

C'est pour cela qu'en cette épître nous apprend par son apôtre que dans le Ciel il paraît toujours devant Dieu son Père , priant, s'offrant , faisant rofiice de pontife pour nous; afin que nous unissant à lui , nous rendions en lui , avec lui et par lui tous nos devoirs de religion à Dieu.

Acquit de tous nos devoirs de religion par cette pratique.

On les réduit à quatre, savoir : à adorer Dieu, à le remercier, à lui demander pardon , à lui demander les grâces et les secours nécessaires.

Le premier de tous nos devoirs envers Dieu , c'est Tadoration : comme créature tirée du néant, et dépen.dant essentiellement de Dieu, dans mon être et dans mes opérations , je lui dois mes respects , mes hommages , mes adorations.

Or comment m'acquitterai-je de ce premier devoir de la religion ? Quel honneur peut rendre à Dieu mon humiliation et mon anéantissement, c'est-à-

due , riiumiliation et ranc'anlissement du néant ?

Exeamus igitur ad eiini , et per ipsiwi , etc. Sortons donc de nous-mêmes , et d'un cœur humilie et ane'anti unissons-nous à Jésus-Christ , soit sur la croix , oii il honore Dieu par la plus grande de toutes les humiliations ; soit dans la sainte Eucharistie, oiiil est dans un anéantissement continuel devant Dieu; soit dans le Ciel, devant le trône de son Père, oii il l'adore sans cesse, et , dans cette union de nos cœurs au cœur de Jésus-Christ, offrons à Dieu les respects et les adorations de son Fils bien-aimé , et nous rendrons en Jésus- Christ , avec Jésus-Christ et par Jésus- Christ une gloire infinie à Dieu.

Le second de nos devoirs envers Die c'est l'action de grâces : comme créature qui est comblée des bienfaits de Dieu, et qui ne subsiste que par sa bonté , je lui dois de continuelles actions de grâces.

Comment m'acquitterai-je de ce devoir ? Qu'est - ce que je puis offrir à Dieu en actions de grâces? Je ne suis

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nen , je n'ai rien , je ne puis rien , je ne vaux rien.

Exeamus igitnv ad cum , el per Ipsum , etc. D'un cœur reconnaissant unissons-nous à Je'sus-Christ , soit sur la croix , oii il s'offre lui - même à la gloire de Dieu , soit dans le Saint Sacrement où, selon la signification d'jE//» charistie , il est une continuelle action de grâces, soit dans le Ciel , où il bénit et remercie Dieu sans cesse : dans celle union de nos cœurs au cœur de Jésus- Christ , offrons à Dieutoules'les louanges, toutes les bénédictions et toutes les actions de grâces qu'il rend à Dieu en tous ces états, et par ce moyen nous rendrons à Dieu de dignes louanges et actions de grâces.

Le troisième de nos devoirs envers Dieu , c'est la demande du pardon.

Comme pécheur, charge d'une infinité de péchés, je dois satisfaire à la justice de Dieu : comment \p ferai-je ?

Exeamus ad eum^ et per ipsuf?i, etc.

D un cœur contrit je me joins à Jésus- Christ , l'agneau sans tache , sacrifié sur la croix pour mes péchés , je me lave dans son sang, et j'offre à Dieu les

SgO ÉPÎTRE AUX HÉBREUX.

mérites infinis de ce divin sacrifice pour l'expiation de tous mes péchés.

Je m'unis au même agneau de Dieu, mystiquement sacrifié sur Taiitel; je joins la voix de mon cœur contrit à la voix du sang de cet agneau , et avec lui et par lui je crie grâce , pardon , miséricorde.

Ou bien je me joins à Jésus-Christ, Tagneau de Dieu , toujours comme sacrifié dans le Ciel , devant le tronc de Dieu, oii«l montre continuellement à Dieu son Père les marques des plaies qu'il a reçues pour la rémi-^ion de mes péchés, et joignant mon cœur contrit au cœur de Jésus-Christ , dans ce cœur de Jésus-Christ et par ce cœur, je crie miséricorde.

Le quatrième de nos devoirs envers Dieu , c'est la demande des grâces et des secours nécessaires. Comme pauvre , faible , nécessiteux , je dois sans cesse implorer le secours de la grâce de Dieu pour moi ; je dois même par charité, ou par reconnaissance et par justice , prier pour les autres.

Je suis indigne d'être exaucé; que

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