CHAPITRE IV
et qui n'est pas éloigné , quelques-uns dicit , quia in
.^l/•• ' , .1 „„ novissimis teni-
renonceront a la 101 , écoutant des es- porib„s disccprits d'erreur et des doctrines diaboli- '!«"' quiJam à
r liile , atlendeii-
quCS j tes spirilibus
r\ 1 ' 1 p 1 erroris , et doc-
2. Qu enseigneront de taux docteurs tiinisdœmoniohypocrites , et dont la conscience est '""^ ' j„ j, ^^^^ noircie de crimes. "'^'^ loquen-
tium menda-
COMMENTAIRE. *^1"™ ' ^'.^^l"*^"
rialam naben-
^ . ^ „ , .. . j tiiim «uam oons«
Saint Paul ne pouvait pas en moins de (,ie„tja„^ .
mots nous représenter plus vivement tout ce que les hérésies ont d'horrible et de funeste.
Elles naissent de l'esprit d'erreur , du démon , le père de la fausseté , de l'erreur et du mensonge , elles sont par conséquent des doctrines diaboliques ; elles sont enseignées par des docteurs hypocrites qui affectent les apparences de la piété, mais qui ont la conscience flétrie , comme si elle était marquée d'un fer chaud.
Ayons horreur de l'hérésie, et évitons tout ce qui y conduit , la curiosité de l'esprit , la corruption du cœur.
5. Qui interdiront le mariage com- 3. Prohibenme illicite, et qui défendront riisace 'V'"^ nubere ,
' i o abslinere a c:l))à
des viandes , que Dieu a créées pour ser- quos Dens créa-
1 •. n l^I . ^ vit ad perci
VU' de nourriture aux tideles et a ceux piendum cum .qui connaissent la vérité , afin qu'ils en ^''"^'^."^'11 ^*^
'i 7 ^ «^ ' tione lidelibus ,
usent avec action de grâces. et ils qui cog-
Voyez dans la Triple Exposition quels ont "3°^^"" ^^"^ été les hérétiques qui ont enseigné de telles
44 '• ei'Itre a TIÎIOTHÉE.
erreurs , et voyez-y la témérité de nos hérétiques qui osent attribuer ces erreurs à l'Eglise. Bien loin de blâmer le mariage- elle l'honore comme un grand sacrement ; il es* i vrai qu'elle estime la virginité comme plus ! I Cor. MI , précieuse , ce qu'elle a appris de saint Paul 35 , 40. même : mais en cela elle ne méprise pas le 1
mariage , comme ce n'est pas blâmer l'argent que de lui préférer l'or. Il est vrai aussi qu'elle commande la continence à ceux qui sont dans les ordres sacrés ; mais elle n'oblige pas à cet état , et elle ne leur défend pas le mariage comme mauvais, mais comme moins convenable à l'état ecclésiastique.
A l'égard de l'usage des viandes qu'elle défend en certains temps , ce n'est pas par horreur des viandes , mais par esprit de pénitence : Dieu n'a-t-il pas défendu l'usage d'un bon fruit même dans le paradis terrestre ?
4. Quia om- 4- ^^^^ ^^^^ ce que Dieu a créé est BiscreatiiraDei j^qj^ ^ gj p^^^, conséquent il ne faut rien
hona est, elni- ' r u ^
iiii rejiciendum rejeter conimc mauvais de ce cru''on
niiod ciim gra- • 1 a
liariim aciioiie niangc avcc action de grâces;
''^sl'sànciinca- ^' Outre que Tusage en est sanctifié, iiir enim per çj devient aiî;réable à Dieu par la bé-
verbiim Dei, et , , ° ^^ 1 ^
oraiionem. nédictiou et par les prières qui précèdent le repas.
Dans ces trois versets remarquez trois choses pour votre édification. L'intention de . Dieu , qui a créé les nourritures, afin que nous en usions avec actions de grâce. En usez-vous de la sorte ?
CHAPITRIi IV. AS
La nature des viandes qui sont bonnes , parce qu'elles sont une effusion de la bonlfS de Dieu et une parlicipation de son être, que •îous devons par conséquent regarder et admirer e j toutes choses. Votre nou -riture vous élève-t-elle à Dieu ?
La manière de sanctifier nos repas par a prière qui les précède , par la parole de Dieu qui les accompagne et les assaisonne , par l'action de grâces qui les suit.
Par cette pratique vous pouvez sanctifier toutes vos actions, et les rendre méritoires.
6. Si vous enseignez ces choses à nos e. Hœc profrères , vous ferez voir que vous êtes un [""^"JjonJ's"^^fidèle ministre de Jésus-Christ, et nour- rh minister
- -, , , Curisti Jesii ,
ri des votre entance de la parole de enunitusverbic Dieu , et dans la saine doctrine que vous Slti',,.:', X'
avez toujours suivie. assecutus es.
11 est dune du devoir d'un fidèle ministre de Jésiis-Christ non-seulement d'enseigner les mystères de la foi . mais aussi la manière de faire saintement les actions naturelles et ordinaires : il faut enseigner les mystères de la religion ; inais il faut aussi enseigner à sanctifier nos actions par la religion.