‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 36 sur 276 · I. . . 1 ^ niùni domtiin · texte numérisé non relu

I. . . 1 ^ niùni domtiin

c apprenne , avant toutes choses , a ^^g,,, ^.^„^^,^ ^^

bien conduire sa famille ; et que , par "^"'t'""T' virem la bonne éducation de ses enians, eiJe "i)iis:iioceniin rende a son père et a sa mère le retour coram oeo. de celle qu'elle a reçue d'eux ; car c'est une chose agréable à Dieu.

Saint Paul ayant dessein de parier des veuves de l'Eglise , ou que l'Eglise nourrissait , parle par occasion de toutes les autres veuves : il parle donc d'abord des veuves véritables et désolées ; ensuite des veuves riches et z/"^^' ""*' (jui ont des enfans ; des veuves pauvres, njais 16. qui ont des parens riches; des veuves volup- ^• tueuses : et il donne à toutes les avis nécessaires et proportionnés. ^ ''P-

5. Mais que celle qui est vérital)Ie- 5. Q^^^ an ment veuve et al^andonnée espère en '^"^ ^^^^ V''"^

^ . .' . est et desolata ,

Dieu, et qu'elle recoure à lui nuit et spereiinDenm,

.V et iii -et obse-

jourpar ses prières. ciaiionibus et

Voilà quelle doit être la sainte occupation orationibusnoc-

te ac die.

66 I. ÉPÎTRE A TIMOTHÈE.

d'vtne femme désolée , qu'elle prie Dieu de lui tenir lieu de toutes choses.

6 Nain qus ^* I*^"^' ^^ veuvc qui vit dans les déin deiiciis est, Hces , elle cst mortc en son ame, quoi-

vivens morluï , ,, . . , ,^

est. qu elle paraisse vivante en sa chair.

Parce qu'il y a des veuves qui demeurent en cet état , non pour y servir Dieu plus saintement, mais pour y jouir plus librement des plaisirs de la vie : saint Paul , pour les corriger , les avertit que cette vie que Ton donne au monde et aux délices est une vraie mort devant Dieu.

7.Etliocprœ- 7. Expliqucz-leur h toutes ce que je TrehensibneT '^'^"'^ ^^^ ^^^^ veuves , et ordounez-leiu' *'"'• de le pratiquer, afin qu'elles se condui-

sent d'une manière irrépréhensible.

8. siquisau. 8. Quaiit à ccux OU cclIes qui n'ont m^x^mlTme'- pas soin de CCUX qui Icur appartien-

liconim curam ncut , et particulièrement de leurs donon hahet ,0- . '■ , , .,

demnegavit.et niestiques , par cette dureté ils renon- ,^tmf.delideie-^g^j à la foi qu'ils professent; et en cela ils sont pires que les infidèles qui ont soin de leurs parens et de leurs domestiques.

Que les supérieurs, les maîtres, les pères et les mères fassent attention à cette terrible parole , et qu'effrayés comme par un coup de foudre , ils tremblent pour toutes les négligences qu'ils ont eues, tant du corp* que de l'ame , de ceux qui leur apparlîennc/it et de leurs domestiques • (îilein negavit; celle

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iit'gllgence est une apostasie réelle et efTective de la religion,

9. Voici les conditions qui doivent 9. vidua dise rencontrer dans les veuves de TE- fus" TeTagmià fflise. Que celle qui sera choisie pour ^""o'""» . q»'* être de ce nombre n ait pas moins de li uxor soixante ans ; qu'elle n'ait été mariée

qu'une fois.

Il y avait alors des communautés de veuves, vénérables pour leur âge et pour la sainteté de leur vie , qui faisaient profession de conlinence , et étaient pour toujours destinées au service de l'Eglise ; elles étaient nourries des offrandes des fidèles, comme les ecclésiastiques.

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