CHAPITRE VI
ANALYSE
Il instruit les serviteurs de leurs devoirs qu'ils obéissent promptement et avec respect à leurs maîtres , soit païens , soit fidè- |ies. Ceux (pxi enseignent le contraire sont f^e,*. f& ihéK'tiques, superbes, ignorans, qui abusent idu prétexte de la religion par des vues d'intérêt. 3-5.
La piété est un grand profit , parée qu'elle donne à l'ame une sainte suffisance. Il exhor- 6. te tous les chrétiens à se contenter du néces-' «aire, et il leur représente l'avarice comme la racine de tous les maux. 7-io.
Il exhorte spécialement Timothée , et en sa personne tous les ecclésiastiques , à fuir l'avarice , à s'appliquer entièrement à la recherche des solides vertus. n-i».
Il exhorte de même Timothée , et tous les évèques en sa personne , à combattre généreusement pour la foi, et à observer jusqu'à la fin les préceptes de cette lettre. i3-i6.
Il apprend aux riches le bon usage des richesses et les vertus qui leur sont propres. '7-i9-
Il exhorte enfin Timothée et tous les évê' ques à garder fidèlement le dépôt de la foi , à fuir toute nouveauté. aoai.
I . Que tous ceux qui sont sous le joug i. Quicnni(|u« de la servitude honorent et respectent sër^i/ domino"
siios omni ho- parfaitement leurs maîtres, quoique in-
nore digaos ai- \ , i J
bidentur , ne fideles et païeus , de peur que , par leur rtToclrinaTi'as- désobéissance , ils ne soient cause que phemctur jg j^q^^ gj- j^ doctrine de Je'sus-Christ
soient blasphémés.
En imputant leur manquement de respect pour leurs maîtres à la doctrine de l'Evangile.
s.Qiiiautem 2. Mais quc ccux qui servent des donlmos'rïon niaîtrcs chrétiens , bien loin de se recontemnani , Jàchcr daus Icur scrvicc , parce qu'ils
quia tialres i ^ • •
suntrsed magis sont chrétiens, Ics Servent aucontrane
serviaut , quia n . . i i ,• «-i . n
fidèles sunt et «autant plus volontiers qu ils sont tîdiiecii , qui be. dèlcs , ct avcc d^uitant pKis d'affection
neficu parlici- ... ^ *
pes sunt. Hac qu'ails participent avec eux à la même grâce . apprenez cela h ceux qui ne le savent pas , et exhortez ceux qui le savent à le bien pratiquer.
La grâce de Dieu , ou la divine filiation communiquée à tous les chrétiens par le baptême , n'ôfe pas l'inégalité des conditions civiles ; mais elle les sanctifie toutes ; elle sanctifie la condition des maîtres , leur inspirant d'aimer leurs serviteurs comme leurs frères en Jésus-Christ; elle, anctifie la condition des serviteurs , leur apprenant à respecter Jésus -Christ dans leurs maîtres, et i les servir promptement, volontiers et avec aftiection, comme Jésus-Christ même.
Depuis que le Fils de Dieu s'est fait notre
doce , et exhor-