‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 2)Chapitre 5 sur 276 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

non ce (|ui avance le salut des âmes , mais ce aui peut donner de l'éclat à la réputatiou du docteur. Autre dérèglement.

Mon Dieu , préservez-nous de ces égareinens ; donnez-nous un cœur humble et docile , un cœur droit, ami de la vérité, qui vous aime sur toutes choses, et qui , dans la scienctL . chcche uniuuement votre gloire et le salut du [wochain

8. En parlant ainsi contre de tels doc- s.Scimus ailleurs, je ne blâme pas la loi; je sais ^7 J''^^,;*";] qu'elle est bonne, pourvu que Ton en «^ legiiimè uiisc bien et selon l'esprit de la loi.

(j. Il faut . avant toutes choses , savoir g. Scienshoc

. ,, . ' I • , ' r •.quia lex jiislu

quelle n est pas pour le juste qui lait àoa esi posita son devoir par amour ,

La loi lait trois choses: elle oblige, elle conduit, elle punit; elle a les deux premiers elPels dans le juste comme dans le méchant , mais elle n'a pas le troisième : la loi piuiitivc n'est pas pour le juste

Saint Paul vent ici faire entendre aiix judaïsans que les chrétiens, justifiés par le baptême, n'ont pas besoin de la loi de Moïse, parce qu'ils font par le motif de l'amour et de la justice ce que la loi commande sous peine d'élre puni.

Mais pour les libertins et les esprits ^^^ mjiisiis, et

^ , , ^ r non subuiiis ,

rebelles, pour les impics et les pécheurs, impiis, et yec-

1 'I ' . .^ I c catoribiis . »ce-

pour les scélérats et les profanes , pour leraiis, ei »>iles meurtriers de leur père ou de leur ^3"^'!""'^ • >"'

ï ricidis , et ma-

mère , pour les homicides, iriddis, homi-

cidis ,

lO I. ÉPÎTRK A TIMOTHÉE.

10. Foiiiica- 10. Les fornicateurs , les abominarum concubito- ^^ïes , les plagiaires , les parjures, et en nbiis , i,iai;ia- grj^j^^j.jji poui" tous ccux qiii Commettent

bus, et peiju- quelque péché c|ue ce soit, et dont la

ris, et si quid • . . ^ i • i . • ±.

aiind sanœ d&c- ^'^ ^^^ Contraire a la saine doctrine et innae adversa- >| j,^ droite institution dcs mœurs;

liir , . «...

Saint Paul confond ici les juifs qui 8e glorifiaient sans cesse de ce que Dieu leiu- avait donné sa loi; et il leur fait sentir que, s'ils n'avaient été médians et corrompus dans leurs mœurs, ils n'auraient pas eu besoin de la loi.

Dieu n'a pas donné la loi à Abraham, à Isaac et à Jacob , parce qu'ils étaient justes , mais il Ta donnée à leurs enfans, parce qu'abandonnant la justice de leurs pères, ils sont devenus méchans.

Mon Dieu , faites-nous la grâce de réformer dans la loi nouvelle nos coeurs et nos mœurs sur la sainteté de votre Evangile. ir.Qiu-eesise- 1 1 . Saine doctrinc et Sainte inslituciindùn. Kvan- ^Jq,-, (p^j ^gt sclou rEvanq;ile , oii Dieu ,

(eliiim glon.'E •■ . a ' 7

i)eaiiDci,f[uod souverainement heureux , nous promet

creditiim est i • . i . M i n ' i r

mihi, sa gloire, et dont il m a confie la pré-

dication.

Pénétrons ces quatre mots : Dieu bienheurc\ix nous promet sa gloire. Il est éternellement heureux et la source de tout bonlïcur, il se suffit à lui-même , il n'a besoin de qui que ce soit pour être souverainement heu reux.

l^ar un |)ur amour, cl par une bonté abso (liment gratuite, celui qui est le souverain

niAPITIlK I. 11

I)f)jilicur et la plrr.itiulc de fout bien, omne boinini , me promet sa gloire pour tonte l'éternité, si je lui obéis dans le temps. Mon Dieu, c'est ce que je ne puis comprendre; donnez-moi la grâce au moins 'le le sentir.

I 2 . Je rends grâces à notre Seigneur ^^ Gratias £.. Jésus-Christ, cmi m\i donne les secours s^ «' q"' '"e

. J^ . . conlortavit ,

nécessaires pour m'acquittcr d'un si ciuisto Jesu

di • • 1 • T • Domino nosti'o,

emploi ; je le remercie , d«s-]e , ,,,.„fijeien. .«e

de m'avoir iusfé capable de recevoir la esistimavit, po-

commission de prêcher son Lvangilc , leiio:

1 3. Moi qui étais auparavant un blas- i3. Qui piiùs phémateur, un persécuteur, "ii outra- ^f'i;^;3^^';'' eeux calomniateur de Jésus - Christ ; ^' «ontnmeiio-

. ,,. -k r • ' r • I sus : sed iniseri-

mais Dieu m a rait miséricorde , parce coidiam dpj que j'ai fait tous ces maux dans Tigno- ^^r^'lg.'.onl' rancc et dans Tincrédulité. f«ci in iiuredu-

litate.

Les péchés d'ignorance sont moins énormes, et par conséquent rendent un pécheur moins indigne du pardon , mais ils ne l'en rendent pas digne. Saint Paul ne nous apporte donc pas ici la véritable raison du pardon qu'il a obtenu, mais seulement une cause impropre et occasionellc : la véritable cause du pardon de ses fautes, c'est la bonté de Dieu ; l'ignorance de Paul a été seulement l'occasion de son pardon,

1 4- Eisa grâce , plus grande que ma "i Snpeia-

'1 ,/ i.'i . bundavit aiiteni

méchanceté , s est répandue sur moi g.atia Domini avec sura])ondance, en me ï'^^mplissant J,7é,'Jineclîono de foi el de charité pour Jésus-Christ. M"';»; es' '"

Cliiisto Jesii

f2 I. iPÎTRE A TIMOTHf-E.

D'incrédule elle m'a rendu fidèle , d'ennemi elle m'a fait ami : ma haine a été^changée en zèle pour sa gloire ; d'un blasphémateur de Jésus-Christ , je suis devenu un prédicateur de son om.

i5. Fideiis i5, Que cette miséricorde de Dieu

mino , et omni • i •. • • i n ••

Kceptione di"- sur nioi doit inspirer de contiance a tous mis , qiiod igg pécheurs ! car c'est une vérité ccr-

Lluistiis Jésus , t

eiiit m iiuuc taine et digne de toute créance. queJé-

nmiidum i)ec- r-n • . . i

catores saivos sus-Lhrist cst vcnu cu cc iiionde pour facere, quorum sauvcr les péclicurs , dout l'c siîis le plus

jinmnsegosum. * ' J r

grand.

Remarquez cette vérité comme la base de toute la doctrine évangélique ; Jésiis-Clirist est venu en ce monde pour sauver les pécheurs.

Mon Dieu, donnez-moi la grâce de bien pénétrer cette vérité, et d'en être bien pénétré.

Un Dieu , souverainement heureux , el source de tout bonheur, s'est fait homme, sujet aux douleurs et aux misères , afin qu'un homme misérable en toutes manières fût participant du bonheur éternel de Dieu. O bonté, ô charité ineffable! puis-je vous oublier jamais ? puis-jc penser à autre chose qu'à vous ?

Pourquoi ne suis-je pas tout enflammé de votre amour? Ne devrais- je pas me sentir tout de feu , pour courir la voie de vos commandcmens et de vos justifications ?

i6. sed ideô i6. Mais Jésus-Cln'ist m*a fait niisé-

c^i^uîust!" ricordp, afin de ftiire ^)araîlre en moi ,

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