Plaise an Seitrnetir qu'il trouve venit
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devant lui miséricorde au jour du ju- Dominus iuve cernent : vous savez mieux que per- 'J!'^ misenrur-
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.. jnne combien il m'a rendu de services in iiià die. Et
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A JLpQese, minislravil ni!-
hi , tu meliùs CiOROLLAIRE DE PIÉTÉ. uosfi.
E/i premier lieu.
Que tout ministre de TEglise apprenne du verset i , que le principe du ministère ecclésiastique, c'est la volonté de Dieu ; la fin de ce ministère , c'est la communication de la vie éternelle : une autre fin médiate, qui est aussi un moyen de conduire des hommes à la vie éternelle , c'est de prêcher, d'enseigner hi foi en Jésus-Christ.
Et qu'aussilot il fasse réflexion sur son entrée dans le sacre ministère; tk
94 II. ÉPÎTRE A. TIMOTUÈE. '%
qu'il tremble, s'il s'y est ingéré de lui- j même :
Sur son intention dans la réception et dans Texercice de son ministère; qu'il frémisse , si , dans un ministère spirituel destiné pour le salut éternel, il n'a que des vues temporelles :
Sur sa manière de vivre et d'administrer ; qu'il ait horreur de lui-même , si par sa mauvaise conduite il détourne de Jésus-Clirist ceux qu'il devrait y mener.
Eîi second li^u.
Qu'il apprenne , de l'avis que saint rtn. s. Paul donne à Timothée , combien lui est nécessaire une fréquente rénovation d'esprit.
Qu'il prenne donc pour lui-même ce qu'a dit saint Paul :
Je vous exhorte à rallumer le feu de la grâce qui vous a été conféré dans vo- '>• tre ordination.
Et, pour profiter de cet avis et se renouveler en esprit, qu'il apprenne du verset 7 quelle est la grâce qui lui a été conférée :
L'esprit épiscopal , et à proportion esprit sacerdotal ;
CHAPITRIi I. 95
Ce nVst pas un esprit de crainte , mais de force ;
Ce n'est pas un esprit de cupidité , mais de charité;
Ce n'est pas un esprit d'inquiétude et de plainte , mais un esprit de tranquillité et d'égalité en tous les états de la vie.
Qu'aussitôt il fasse réflexion sur luimême, et qu'il voie si c est id l'espii*. qui l'anime dans les lonctions iio son ministère.
S'il y voit le contraire , qu'il s'iîuniîlie devanj: Dieu , et que , tout anéanti , il travaille par ses prières et par ses pénitences à rallumer le feu de la grâce.
Le feu , s'il n'est excité, se couvre de cendre, se cache et ne luit plus : c'est ainsi que la grâce de Dieu se couvre , et perd en nous sa lueur, par notre négligence et notre tiédeur
Mais aussi , comme le feu assoupi caché sous la cendre se réveille et se rallume par le souffle ; de même la grâce se •rallume , et reprend sa première lueur et ferveur , par les prières , par la pénitence , par les bonnes œuvres.
C'est pourquoi saint Paul nous exhor
pfy ri. i^pItue a TisioTiiie- ^
te iiDuf, tous cjui sommes da>\s le mi- ! nislere , à rallumer souvent le teu d '-'■ la grâce , Tesprit de force , de charité et de modération que nous avons reçu dans Tordination.
Cet esprit ne vous a pas encore quit-i lé : prenez garde qu'il ne vous aban- i donne ; il n'est point encore éteint , ne reteii>nez pas par votre tiédeur et lachefe ; au contraire, excitez-le , enflam me7.--(^ jjar votre attention , par vo; me dilations, par de saintes retraites.