Dominus
Jésus (,hristus COROLLAHŒ DE PIÉTÉ
cuin s|)irilu tuo.
Gratia voLis- • j. Il
cttiH. Amen. tLn premier lieu. *
La vive et ardente exhortation que saint Paul fait à saint Timothée au i*^^ verset , de s'appliquer tout entier à la prédication de la parole de Dieu , avertit tous les évêques que la prédication de PEvangile est une des principales fonctions de leur ministère , à laquelle ils doivent s'appliquer le plus assidûment , et de l'omission de laquelle ils répondront à Dieu et à Jésus-Clirist , le souverain juge des vivans et des morts.
Vérité si évidemment contemie en
BHAI'ITRE IV. l35
ces paroles de saint Paul , que Théouhylacte , évèque , les expliquant, s'^est écrie : Tremblons de peur, si nous ne prêchons pas la parole de Dieu.
En second lieu.
Cette même exhortation si grave et si sérieuse , que saint Paul fait à Timothéede remplir assidûment tous ses devoirs , doit obliger tous les prêtres, prédicateurs, directeurs et pasteurs, de Paire réflexion sur eux-mêmes, pour re- :onnailre s'ils servent Dieu fidèlement ians leufr état , et avec la diligence et 'assiduité que saint Paul prescrit ici , m s'ils sont des ministres trompeurs, légligens , infidèles.
Qui est-ce , s'écrie saint Augustin , jui ose être négligent en son ministèe , après une si sérieuse et si pressante ollicitation ?
Prenons garde que, par notre négligence , il ne soit vrai de nos jours ce [ue saint Grégoire pape disait de son emps : Le monde est plein de prêtres, t cependant à peine y a-t-il quelque uvrier qui travaille à la moisson de )ieu; parce que nous recevons, à l?
1?6 I. ÉPÎTRE A TIM0TH6e.
vérité , la dignité de prêtre, mais nous n^en remplissons pas les devoirs.
E71 troisième lieu.
Delà diversité des fonctions que samt Paul veut que Timothée fasse successivement et selon le besoin des âmes , Prêchez , reprenez , si ij) pliez , menacez , cjue tous les ministres des âmes apprennent qu'ils doivent user de tons les moyens pour le salut de celles qui leur sont soumises; tantôt les instruire, tantôt les reprendre , tantôt les prier , tantôt les menacer.
Qu'ils se souviennent qu'ils en sont les médecins ; qu'ils cherchent donc à guérir et non point à plaire , qu'ils se ^ servent pour cet effet tantôt de remèdes doux et bénins , tantôt, de remèdes amers et mordicans ; cpi'ils tempèrent néanmoins ceux-ci par ceux-là , de sorte que la douceur l'emporte sur l'amertume , comme en Dieu la miséricorde l'emporte sur la justice.
En quatr'cme lieu.
Que les mêmes ministres des amcs apprennent des deux dernières paroles :,
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