CHAPITRE PREMIER
ANALYSE
Saint Pai'l se dit serviteur et apôtre de Jésus-Christ , et aussitôt il expose tellement la fui et les effets de son apostolat, qu'il enseigne à Tile et à tous les hommes apostoliques ce qu'ils doivent être et ce qu'ils doivent faire ; de sorte que sa salutation est comme l'abrégé de toute l'épître. ^ '^'■■*- * ^
Ensuite il lui enseigne plus expressément cp^ielles doivent être les qualités de ceux qu'il ordonnera , les vices dont ils doivent être exempts les vertus dont ils doivent être doués, ;.a science qui leur est nécessaire.
11 montre la nécessité de la science évangéli(|ue dans un évoque Candiot, à cause des faux docteurs qu'il décrit , et auxquels il veut que l'évêque ferme la bouche ; à cause du naturel des Candiots, sur lesquels il rapporte le témoignage d'Epiménides; il veut donc que l'évêque les reprenne fortement, afin qu'ils gardent l'intégrité de la foi et qu'ils ne s'arrêtent pas aux fables des Juifs. 12-14.
Il réfute l'erreur des Judaïsans touchant les viandes, il dépeint «t pique jusqu'au vif de tels docteurs.
I . Paul, serviteur de Dieu, apôtre de , pa„ii„,,er Jcsus-Chrisl , envoyé pour annoncer ^"* °^' • ^p""**
"^ * tcTtiis aiilein Je-
l42 iPÎTRE A TITE.
îii chrisii se- aux élus de Dieu la foi par laquelle ils
cundùm fidem . , ,.,, iii-v
eiectoriim Dei . connaissent la veille du culte de Dieu vL.T'''""'"" q"e rhomme doit à son Créateur
secundùm iiie- /-i i • i n '
taiemest: 2. Lultc qui uous douuc lesperance
vilï ^xre7nT ^^ '^ ^'^ éternelle , que Dieu, qui ne
qiiam promisit, peut mentir, a résolu de toute éternité
qui non menti- f, , ^ . ,
tur, Deus , an- de donucr a ceux cjui le servent.
te lempora se-
cuiaiia, 3 Ji gs^ yj.qJ q^g cctte résolution de
i. Manifesla- ' ^ i
»it aiiiem tem Dicu a été loug-teiTips cacliée en lui-
porihiissnis ver- a • r» •! ii t . '
hum Simm in iHcme ; uiais enfau il 1 a manitestee en prœdicaiione , g^,^ teuiDS par la prédication de TEvan-
qiiœ credila est \ ^ *
mihi secundùm gilc, qui m'a été confiée par le com-
prnGcepluin SqI- i . i -pi- , c
valons nosiii mandement cie Dieu notre oauveur.
4. Titodiicc- 4» ^ Tite, mon véritable fils , selon 10 fiho secun- 1.^ f^j ^.^^[ notis cst communc à tous
duni roninni- 1
•lemfidem Gra- dciix et par laquelle je Tai engendré à
lia et paxàDco j, /-ii-.i -* .i • • ,.
l'atre'ttciiris- •'csus-Lhrist : la gracc et la paix soient lo jesu Saivalo- ^vec VOUS de la part de Dieu le Fère et
re noslro. *
de lapartde notre Sauveur Jésus-Christ.
ÈxoRDE long, si nous considéi-ons la conlunie de noire apôtre ; mais court, si nous avons égard à la doctrine qu'il renferme ; puisque, comme un abrège' de toute l'épîlre, il nous apprend les qualités d'un apôtre et d'un homme apostolique, pourquoi il a été envoyé, ce qu'il doit èlic, quel fruit il doit produire.