‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 145 sur 329 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ANALYSE

Saini Padl exhorte les Ephésiens à imiter l'exemple de Dieu dont il a parlé au verset 32 du chapitre ^, et à s'aimer mutuellement comme Jésus-Christ nous a aimés; d'avoir rers. i i horreur de toute impureté et avariée , qui très-certainement excluent du royaume de Dieu ceux qui s'y adonnent. 3.5.

Qu'ils s© défient donc de la doctrine trompeuse de quelques-uns touchant ces péchés, et qu'ils ne soient pas les compagnons de leurs crimes, pour ne pas l'être de leurs suppKces. 67.

Mais que, comme enfans de lumière, ils fassent des œuvres de lumière, et gardent soigneusement la volonté de Dieu. 8 10,

Que non-seulement ils ne communiquent pas aux œuvres de ténèbres , mais qu'ils les condamnent par la lumière de leurs œuvres, parce que c'est le propre de la lumière de \1.il manifester.

Il les avertit d'être fort circonspects dans leur conversation avec les infidèles, de bien considérer les temps, et d'être attentifs à ce que Dieu demande d'eux. i5-i7.

De ne pas se remplir de vin, qui est une cause d'impureté , mais du Saint-Esprit, le principe de toute sanctification ; et que dans cet esprit ils chantent, ils se réjouissent, ils «•"ndent grâces à Dieu , et qu'ils se servent

1 8o ÉPÎTRE AUX ÉPHÊSIENS.

fers. x8.2 r. mutuellement pour le respect de Jésus-Christ Enfin il descend à chaque état pour les -astruîre en particulier, et commençant par l'instruction des gens mariés , il leur enseigne la sainteté de leur état. Le mariage est un grand sacrement , puisqu'il représente l'union de Jésus-Christ avec l'Eglise, d'où il intère que les femmes doivent être soumises à leurs maris, et que les maris doivent aimer

Vers. 21-2!^. leurs femmes comme Jésus- Christ a aimé et«- son Eglise.

1. Estoie er- ^ • Soyez donc les imitateurs de Dieu go imitatores votre Père , comme ses chers enfans ;

Dei , sicut filii -

charissimi: pardonnez -VOUS les uns aux autres , Cap!is.^' ^' comme il vous a pardonné.

C'est le propre des enfans d'imiter leurs pères, et ils sont d'autant plus chers à leurs pères, qu'ils leur sont plus seniblables : imitez donc Dieu , votre Père céleste ; il est bon , il pardonne les injures , il fait du bien à tous; comme ses chers enfans , pardonnez , faites du bien à tous , marchez , vivez dans l'amour. a. Et ambu- 2. Imitez aussi Jésus-Christ , notre

late lu dilectio- ^ x n/r '♦i ^ -i

ne , sicut ei Seigneur et notre Maître ; et comme il nos" et trtdidît ^^^^ ^ aimés jusqu'à souflfrir lui-même semetipsum pro pour être sacrifié pour nous comme

nobis oblatio- ^ . . ^ ^ 1 ^ \ t\-

nemethostiam uiic victime tres-agrcable a Dieu, ainsi suavi'tatis^"'^"' aimcz-vous les uns les autres, non-seulement en vous pardonnantles injures.

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mais jusqu'à donner la vie pour vos frères , si la nécessité le requiert.

Autre exemplaire de notre amour, Jésu»

Christ mourant pour nous : imprimons- le bien dans l'esprit , afin qu'il agisse dans no? cœurs. C'est un Dieu d'une majesté infinie , qui meurt par amour pour des pécheurs , ses ennemis, des néans révoltés; et je refuserais de souffrir, de mourir pour des hommes mer égaux , et qui valent plus que moi !

3. Que parmi vous on n'entende pas 3. Fomicaii» même parler ni de fornication, ni d'au- 1;';,'™ ' ;,'^S; cune impudicité, ni d'avarice , comme ■"' avaiitia ,

„ • > 1 • 1 °^ nominetiir

il convient a des personnes saintes de in vobis , sicut nom et de profession, dont parconsé- ^•<=''' *^"'=*°5 = quent, non-seulement les œuvres, mais aussi les j>aroles et les pensées, doivent être saintes.

Chrétiens, souvenez- vous de quel chef vous êtes les membres , et vous aurez horreur de toute impureté et de toute avarice.

4. Bannissez aussi lein de vous les 4Aiittarpiparoles deshonnetes , toiles , bouiion- tiioquium , aut nés , qui ne conviennent pas à un chré- «cumiitas , qnœ

' 1 Jr ad rem non per-

tien qui doit être un homme sa^e , se- t>net : sed ma-

. . . ^ gis gratiarunj

rieux et samt; mais au contraire, qu on actio. entende les louanges de Dieu et les actions de grâces.

L'ancienne façon de se saluer parmi les cnrétiens, c'était de dire : Deo gratins. Dans le &ouvenir continuel des bienfaits de Dieu ,

iSa ÉPÎTRE AUX ÊPHÉSIENS.

ils s*excitaient les uns les autres aux actions de grâces.

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