CHAPITRE II
ANALYSE
SiiNT PiuL réfute la seconde calomnie de ses adversaires , en taisant voir la conformité de sa doctrine avec celle des autres ïpôtres.
Il expose premièrement pourquoi il retourna encore une fois à Jérusalem, savoir, pour y traiter de l'observation des céréraoaies légales dans un concile. r^rt^ t,
En second lieu , comment il conféra avec les principaux apôtres , et soumit son Evangile à leur examen. *•
Il dit ensuite que sa doctrine y fut approuvée , ce qu'il prouve , i ." par l'exemple de Tite , qui ne fut point obligé à la circoncision, quoique gentil et incirconcis, quelque instance qu'en fissent de faux frères. i-S.
1." Parce que les apôtres confirmèrent sa doctrine, sans y rien ajouter ni diminuer; au contraire , reconnaissant la grâce de Dieu sur lui , Pierre, Jacques et Jean firent société avec lui et avec Barnabe , et convinrent que Paul et Barnabe prêcheraient aux gentils, et eux aux Juifs, les priant seulement de se souvenir des pauvres de Jérusalem, il*
Il raconte comment étant retourné à Antioche , il y résista en face à Pierre , et comment Pierre ne le contredit point , parce qu'il était répréhensible , il confirme par
2 8 ÉPÎTBE AUX CALATES.
cette action la vérité de sa doctrine , et qu'elle
^ett. 1 1- 1 4. est évangélique.
Enfin il allègvie la raison sur laquelle esl fondée l'abrogation des cérémonies légales , savoir , leur insuffisance pour la justification i6.n. (les âmes. Et il confirme cette raison en représentant deux horribles absurdités qui suivraient de l'erreur des faux apôtres , savoir ,| que Jésus-Christ serait auteur du péché , et
i5 18 eic qu'il serait mort inutilement pour nos péchés.
i.Deindeposi I. Après avoir prêclié l'espace de j"dm ''iierùm quatorze aiis aux gcMitils , j'allai de nou- «cendi jeroso- yeaii à Jérusalem avec Barnabe , et iV
lyniam cum . • m* •
Barnaba , as- menai aussi Tite avec moi.
sumpto et Tito.
Prudence de saint Paul, qui , allant à Jérusalem pour y traiter de la circoncision , mène avec lui Barnabe , juif, et Tite qui était gentil.
2. Ascendi 2. Or j'y allai pour obéir à la révélaauiem secun- ^^^^ ^^, laquelle Dicu m'avait com
dum levelalio- r TL
nem. mandé de faire ce voyage que les A» -
tiochiens devaient me proposer.
Il y alla , et comme député par les An iochiens , et comme inspiré de Dieu.
Etcontuiicum Dans ccttc occasiou j'exposai publij'ilod *^')r«di» quement aux fidèles de Jérusalem , et ingentibus.se- en particulier à ceux qui étaient les plus
orsùm autem • i , 11 i,»-, .1 • ai
lis qui videbao- coiisiderables, ILvangileque je prêche
cuAlPitme II. s3
)armi les gentils : je leur exposai , dis- tmaiiquidessc. e , ma doctrine , non par aucun doute °* ^"^''^ '" "'■'
' ' r cuum cunereci,
juej'en eusse, mais pour ne pas per- aut cucurnc Ire le fruit du travail que j'avais déjà :mployé , et que je devais encore em- )loyer à la prêcher, si Ton venait à la ;alomnier comme n'élant pas conforme lu véritable Evangile de Jésus-Christ.
Saint Paul, iiKslmit de Jésus- Christ mène, ne dédaigne pas de soumettre sa docrine à l'examen des hommes ; et il veut [u'elle soit approuvée par les autres apôtres.
Ces deux faits de saint Paul montrent à ous les ministres de l'Evangile à ne rien légliger de tout ee qui peut avancer l'ourage de Dieu, et rendre leur ministère plus fïicace.
5. Et ce qui marque évidemment 3. sedneque [ue les apôtres Pierre , Jacques et Jean cum *èrat',' clinî te iusrèrent pas la circoncision néces- ^**^' geutiiis ,
. ' o i , . . compulsiis est
aire , c''est qu'on n'obligea pas Tite qui drcumcidi : n'accompagnait , à être circoncis, quoi- |uil fût gentil ;
4. Et quelque instance qu'en fissent 4. Sed pi op. [uelques juifs qui , feignant d'être chré- d^Jctos'" '^^sos iens , s'étaient mêlés secrètement par- fratrçs.qui sub-
^^ , ' introierunt ex-
ni noas , pour observer la liberté que pioiare libei ta lous avons reçue de Jésus-Christ , et [^^,^ uSmul jour nous la ravir en nous réduisan t in christo Jesu,