Pour cet efîet , mes très-chers , »2- iiaque
n ... • •> 1 charissimi mei,
atm que vous participiez un jour a la (sicut semper ffloire de Jésus-Christ, dans le souvenir «^edisus, ) non
o ' ut m prœseniia
de son obéissance jusqu'à la mort , con- meî tamùm ,
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tmuez d obéir a Dieu et a ses ministres , gis nunc in abcomme vous avez toujours fait ; travail- *^""^ '"^^ '
> ' cum meln et
lez 3 votre salut avec crainte et trem- tremorevesnam blement : et travaillez-y même plus ai- mini,"" "^"^^ sidùment en mon absence , (^ue lors-
208 ÉPÎTRli AUX PIIILIPPIENS.
que j'étais parmi vous , afin qu'il paraisse que c'est du fond du cœur et en vue de Dieu.
i3. Deus est i5, TravaiUcz-y, dis-je, avec crainte
eiiim qui ope- „. . 11 . 1 . t^-
latur m vobis ^^ tremblement, parce que c est Uieu ei veiie et perfi. qui p^r ga pure misc'ricorde , produit
cere , pro bona -"^ * , * . *
voiuntaie. en VOUS le vouloir et le faire , la bonne volonté et la bonne œuvre.
Il faut faire notre salut avec soin , humi» lité et en tremblant, parce qu'il dépend premièrement et principalement de la grâce de Dieu qui est toujours gratuite, et que nous ne méritons jamais.
Il faut y travailler avec assidu hé et diligence, parce qu'il dépend aussi de iiotie fidélité à correspondre à la grâce.
Deux choses font notre salut : la grâce de Dieu , la volonté de l'homme; la grâce de Dieu nous prévient , en nous éclairant l'esprit, en nous touchant le cœur ; et elle nous prévient de la sorte , afin qu'éclairés de ses lumières, excités par ses mouvef ens, nous consentions à ce qu'elle nous inspire, et que nous fassions ensuite , avec son secours , la bonne œuvre qu'elle nous demande.
Les premières lumières de l'esprit, les premières motions pieuses du cœur, sont uniquement de la grâce en nous, sans nous; le consentement à ses lumières et à ses mouvernmens, est de la grâce avec nous ; la bonne i.ction est de la grâce avec nous et par nous.
Notre salut dépend donc premièrement et prîncipal^ment de la grâce de Dieu, et il dé-