‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 187 sur 329 · Pour cet efîet , mes très-chers , »2- iiaque · texte numérisé non relu

Pour cet efîet , mes très-chers , »2- iiaque

n ... • •> 1 charissimi mei,

atm que vous participiez un jour a la (sicut semper ffloire de Jésus-Christ, dans le souvenir «^edisus, ) non

o ' ut m prœseniia

de son obéissance jusqu'à la mort , con- meî tamùm ,

11 1 ,• % T-v > • • . *^d multo ma-

tmuez d obéir a Dieu et a ses ministres , gis nunc in abcomme vous avez toujours fait ; travail- *^""^ '"^^ '

> ' cum meln et

lez 3 votre salut avec crainte et trem- tremorevesnam blement : et travaillez-y même plus ai- mini,"" "^"^^ sidùment en mon absence , (^ue lors-

208 ÉPÎTRli AUX PIIILIPPIENS.

que j'étais parmi vous , afin qu'il paraisse que c'est du fond du cœur et en vue de Dieu.

i3. Deus est i5, TravaiUcz-y, dis-je, avec crainte

eiiim qui ope- „. . 11 . 1 . t^-

latur m vobis ^^ tremblement, parce que c est Uieu ei veiie et perfi. qui p^r ga pure misc'ricorde , produit

cere , pro bona -"^ * , * . *

voiuntaie. en VOUS le vouloir et le faire , la bonne volonté et la bonne œuvre.

Il faut faire notre salut avec soin , humi» lité et en tremblant, parce qu'il dépend premièrement et principalement de la grâce de Dieu qui est toujours gratuite, et que nous ne méritons jamais.

Il faut y travailler avec assidu hé et diligence, parce qu'il dépend aussi de iiotie fidélité à correspondre à la grâce.

Deux choses font notre salut : la grâce de Dieu , la volonté de l'homme; la grâce de Dieu nous prévient , en nous éclairant l'esprit, en nous touchant le cœur ; et elle nous prévient de la sorte , afin qu'éclairés de ses lumières, excités par ses mouvef ens, nous consentions à ce qu'elle nous inspire, et que nous fassions ensuite , avec son secours , la bonne œuvre qu'elle nous demande.

Les premières lumières de l'esprit, les premières motions pieuses du cœur, sont uniquement de la grâce en nous, sans nous; le consentement à ses lumières et à ses mouvernmens, est de la grâce avec nous ; la bonne i.ction est de la grâce avec nous et par nous.

Notre salut dépend donc premièrement et prîncipal^ment de la grâce de Dieu, et il dé-

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