CHAPITRE II
Bénissons Dieu de ce que , par la li berté apostolique de saint Paul, et par l'admirable humilité de saint Pierre, le souverain pasteur de son Eglise , il a consei-vé à cette même Egli$e la paix et la vérité de TEvangile, et lui a donné, dans ces deux grands apôtres, un exemple d'humilité que les prélats pussent imiter , et un exemple de liberté que les inférieurs pussent suivre ,
En quatrième lieu.
Reconnaissons tous , instruits par les versets i6, 17, 18, 19, et croyons très-certainement que Jésus-Christ est l'auteur de notre salut, et que c'est par la foi en Jésus-Christ crucifié pour nos péchés , que nous recevons la justice qui conduit à la vie éternelle.
La loi , nous conduisant à Jésus- Christ, comme à sa fin , nous apprend cette vérité.
Dieu , auteur de la loi , a confirmé par tant de miracles cette vérité, que la première vérité serait elle -même la cause de la fausseté , si notre créance n'était pas vraie ; de sorte que nous lui pourrions dire hardiment , au jour du
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jugement : Seigneur, si nous ai>ons été trojjipés, cest vous qui nous avez trompés.
Il n'y a donc rien à craindre au jugement de Dieu pour un chrétien qui croit et qui espère en Jésus-Christ.
En cinquième lieu.
Reconnaissons, des versets 19 et 20, que c^est principalement en la croix que Jésus-Christ est Tauteur de notre salut, parce que c'est là cjue , comme victime de propitiation , il a fait l'expiation de nos péchés par son sang.
Pesons, pénétrons tous ces paroles de saint Paul , verset 20 : Qui m'' a aimé^ etc.
Qui est-ce qui a aimé ? le Fils de Dieu , un Dieu, le Roi des rois et le Seigneur de Vunivers,
Qu'a-t-il aimé ? Un homme vil et -Tiéprisable , un pécheur^ , un néant rebelle : ô bonté ineffable I
Kt gui s''est livré lui-même à la mort pour moi.
Pour moi , avec la même affection pour moi en particulier , que pour le monde entier : de sorte que je puis m'aj-