I . . , t I nos al) ira Vfii
les impies , et nous donner la couronne tmà, éternelle.
En peu de mots il comprend ce qui regarde Jésus-Christ : qu'il est le Fils de Dieu , qu'il est mort pour nous , qu'il est ressuscité, qu'il est monté au Ciel, qu'il viendra juger les vivans et les morts.
Et par ce peu de paroles l'Apôtre encourage et console les Thessalonicieus ; car c'est
une grande consolation povu' des personnes affligées d'attendre son sauveur et son libéra tour
COROLLAIRE DE PIÉTÉ
En premier lieu.
Apprenons du verset 3 les qualite's que saint Paul donne aux vertus théologiques. Les œiwres de votre foi.
La foi doit être agissante ; comme c'est en vain qu'on agit, si on n'a la foi, c'est en vain que l'on croit , si l'on n'agi t : une foi sans œuvres est une foi morte.
Les travaux de votre charité. La charité doit être laborieuse : c'est par la charité que la foi agit. N'aimons pas de parole ni de la langue , maïs par œuvres et en vérité^ dit saint Jean. Les fruits de la charité sont des œuvres , des secours réels et effectifs.
La patience de votre espérance.
L'espérance doit être patiente , persévérante , constante dan? les maux on vue des biens éternels.
Ayant appris ces qualités, que saint
Paul attribue à la foi , à l'espérance et
la charité des Thessaloniciens , faites
réflexion sur vous-mêmes ; et voyez si
cnAPiTRE r. 343
ces vertus ont en vous ces trois qualités.
Rougissez de honic pour le passe.
Priez qu''à l'avenir votre foi soit effective, votre charité soit laborieuse, votre espérance soit patiente , en attendant Parrivée de notre Seigneur Jésus- Christ, notre libérateur.
En second lieu.
Apprenons du verset 6 quelle est la patience véritablement chrétienne : imiter la patience de Jésus-Christ et de ses apôtres , souffrir de grandes afflictions avec la joie du Saint-Esprit.
Mais comment souffrir et être joyeux?
Quel moyen de réunir dans un même cœur la douleur et la joie ?
Saint Jean-Chrysostôme nous explique ce secret et cette espèce de mystère de la morale chrétienne.
L'affliction est dans le corps , la joie est dans l'esprit et vient du Saint-Esprit.
De même que les trois enfans , dans la fournaise de Babylone , y étaient rafraîchis dans le feu, non par le feu (car il n est pas de sa nature de rafraîchir), mais par le souffle du Saint-Esprit; de
344 !• ÉPÎTRE AUX THESSALONFCIENS.
même aussi une ame fidèle , dans la fournaise des tentations , est rafraîchie et consolée non par les afflictions , mais par la grâce du Saint-Esprit.
Lors donc que vous serez jetés dans la fournaise, recourez , du milieu de vos afflictions, au Saint-Esprit; priez-le qu'il soit avec vous , qu'il vous aide , qu'il vous fortifie par sa grâce , et qu'il vous rende victorieux dans vos peines.
En même temps regardez Jésus-Christ sur la croix , couronné d'épines , percé de toutes parts , et dites-lui avec saint Bernard : Mihi adhœrere f'b' bonum est.
C'est mon bien , c'est mon bonheur, de vous suivre , de vous imiter, de vous être uni partout, ô mon bien - aimé chef; et puisque pour moi vous avez été fait homme de douleurs , il est bien juste que je souffre quelque chose pour vous : donnez-moi la force de souffrir dans votre Esprit et dans la joie du Saint-Esprit.
En troisième lieu.
Apprenons des versets 9 et lo trois conditions nécessaires à une véritable et parfaite conversion.