‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 42 sur 329 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

lement cm h Dieu , qu'appuyé sur sa toute-puissance , il a espéré en lui contre tout sujet d'espérer ; il lui a obéi jusqu'à lui sacrifier son fils unique.

Voilà quelle doit être la foi d'un véritable fidèle : avoir toujours de grands sentimens de respect et de vénération pour la majesté de Dieu , se confier en sa bonté , espérer en lui , même contre toute apparence : Om/, quand Urne ferait mourir , j'espérerai en lui ; lui obéir en toutes choses , et garder ses commandemens par amour.

La foi commence le salut, l'obéissance l'achève.

En cinquième lieu.

Apprenons encore d'ici que la foi en Jésus- Christ a été la religion de tous les siècles.

Jésus-Christ , avant et après sa venue , a été , est et sera l'unique source du salut ; de sorte que jamais il n'y a eu et il n'y aura de salut éternel que par la foi en Jésus-Christ. Et non est in alio iliquo salus, etc.

Le juif, pour être justifié, devait croire en Jésus-Christ prorais, et qui devait venir.

f^ers. a3-a5

Jrt 4-11

f>b ÉI'ÎTRE A'JX CALATES.

Le chrétien doit croire en Jésus- Christ né, crucifié, mort pour nous, et chercher son salut dans les mérites de cette vie et de cette mort.

Le juif, transgresseurde laloi, s'hu miliant, convaincu de sa propre fai blesse et de l'insuffisance de la loi , et recourant à la grâce du médiateur , recevait miséricorde.

Le chrétien pécheur , s'humiliant , détestant son péché, implorant le se cours du Sauveur, et recourant avec foi aux sacremens, puise les eaux du salut dans ces fontaines du Sauveur.

Le judaïsme donc et le christianisme font une même religion, avec cette différence, que le judaïsme était comme Tenfance de la religion ; le christianisme en est Tâge parfait.

Que Dieu soit éternellement béni de ce que , par sa grande miséricorde , il nous a fait naître , ou plutôt renaître dans Tétat parfait de la religion.

Reconnaissons cette miséricorde par une foi plus grande , une charité plus ardente , une obéissance plus accomplie ; en un mot, que notre justice soit plus grande que celle des scribes et des

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