‹ Explication des Epitres de saint Paul, par une analyse qui découvre l'ordre et la liaison du texte, par une paraphrase qui expose en peu de mots la pensée de l'apôtre, par un commentaire avec des notes pour le dogme, pour la morale et pour les sentiments de piété (volume 3)Chapitre 64 sur 329 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

mêmes retranchés de votre Eglise , afin qu'ils ne corrompent plus les autres.

Ce mot retranché a plus d un sens parmi les saints Pères, qu'on peut voir dans notre Triple Exposition latine.

i3 Pour vous, mes frères, vous êtes iS.vosemm

/-Il • X ' j '° libertatein

appelés par Jesns-Lhrist a un état de vocati esUs, fialiberté et d'exemption du joug de la^f.^^^Srîa

JqÎ^ occasionem de-

tis carnis , sed

Ayez soin seulement de ne pas user per charitaten»

j \m. 1*1, »' ^1 'r r spiritûs serviu

de cette liberté, comme d un prétexte, mvicem. pour vivre selon la chair ; mais, au contraire , qu'elle vous porte à vous servir les uns les autres dans l'esprit de la :harité.

Saint Paul passe ici à la morale ; et après avoir étcibli la liberté du christianisme , il marque l'abus qu'on en peut faire , afin que nous l'évitions ; et il nous marque la fin de cette liberté, afin que nous y tendions.

L'abus de cette liberté serait de suivre librement la cupidité. La fin de cette liberté , G*est de s'appliquer soigneusement aux exercices de la charité.

Plus vous êtes libres par votre vocation , plus vous devez être soumis à Dieu , et les uns aux autres par la charité.

La charité est l'esprit du christianisme.

La cupidité , la vie sensuelle , est opposés au christianisme.

Donnez-moi , ô mon Dieu ! cet esprit d*aaioui- qui tait proprement le chrétien. Déli-

82 ÉPÎTRE AUX CALATES,

livrez-moi de l'esclavage de la cupidité q^ai de chrétien me rendrait païen.

14. Omnise- i4- ^e VOUS y cxhortc , parce que J'èmifnVimpre- t^ute la loi cst renferiïie'e dans ce seul lur : diiiges pro- précepte : Vous aiiTicrcz votre prochain

ximum tuiim ^ '^ ^

sicui teipsum. comme vous-même.

La charité a deux objets, Dieu et le prochain ; mais c'est la même charité par la- | quelle nous aimons Dieu, et notre prochain pour Dieu

i5. Quôd SI i5. Que si, contre ce prétexte , vous

iiivicem morde- , ,

lis , et comedi- VOUS mordez et .VOUS vous mangez les us, videte ne j aulrcs , urcncz garde cfue vous

au invicem con- ' r a l

sumamini. ne VOUS détruisiez les uns les autres. Il compare les envieux et les querelleurs à des chiens qui se mordent, qui se déchirent, et qui enfin se dévorent.

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