DE L'ÉPITRE
PRÉFACE
Cette épître est une des plus sublimes en sa matière, et, pour celte raison, elle est une des plus obscures dans le style , la langue humaine , quoique apostolique, n'ayant pu égaler ni la profondeur des mystères dont il y est traité , ni la sublimité des pensées dont elle est remplie.
Dans les trois premiers chapitres , saint Paul parle de la prédestination éternelle , de notre rachat par la mort de Jésus-Christ, de la vocation des gentils, de Tunion des deux peuples, juifs et gentils, et même des anges et des
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hommes sous un même chef, Jésus- Christ , élevé au-dessus de toute créature : oïl l'on croit , avec raison , que TApôtre attaque, r.o les judaïsans, qui voulaient que le sahit dépendît de Tobservation des cérémonies légales; 2 .« les disciples de Simon le magicien , qui enseignaient que les anges étaient les médiateurs de Dieu et des hommes, et, par conséquent, que c'était aux anges, et non à Jésus- Christ , qu'il fallait recourir pour être réconcilié avec Dieu.
Dans les trois derniers chapitres , saint Paul donne à chaque chrétien , selon son état , des préceptes d'une bonne et sainte vie ; et il combat également et les judaïsans et les disciples de Simon le magicien, qui ne prêchaient pas moins contre les bonnes mœurs que contre la foi.
Au reste , on peut observer particulièrement en cette épître ce que les saints Pères ont remarqué en général dans toutes celles que l'Apotre a écrites en prison, savoir, une plus grande abondance de lumières, de sagesse et de ferveur ; comme si le cœur de saint Paul , bmlanl d'ardeur pour le martyre, n'eût